Slovénie: gestion exemplaire de l'ours brun. France: fiasco de l'IPHB. Un transfert s'impose

Il n'y a pas si longtemps, les populations d'ours en France et en Slovénie étaient comparables. En France, la chasse à l'ours a continué et l’IPHB a été désignée comme Institution chargée de sa protection. On connait la suite. La gestion lamentable du dossier Ours par l'IPHB a amené la population d'ours française au bord de l'extinction. S’il n’y avait pas eu la première réintroduction en 1996-1997, ce serait définitivement chose faite.

La face cachée de l'IPHB

Jean Lassalle est honteux de ses ours. Les véritables objectifs de Jean Lassalle et de l’IPHB n'ont rien à voir avec la conservation de l'ours:

  • Transférer l’argent de l’ours au pastoralisme le plus discrètement possible et essayer de prolonger longtemps le financement de l’IPHB.
  • Ne pas réintroduire pour augmenter la consanguinité et ainsi diminuer les qualités génétiques des ours à naitre.
  • Soutenir les chasseurs (surtout ceux en procès) et éliminer toutes les initiatives qui permettraient de protéger le territoire de l’ours. Ainsi les quelques « accidents » de chasse, classés par lui en «légitime défense» aident à accélérer le processus de disparition.

La désinformation en mode de vie

La désinformation est totale dans la politique de communication de l’IPHB. Tous les moyens sont bons pour mettre le maximum de battons dans les roues de la réintroduction.

Jean Lassalle et l’IPHB, appuyés par des journalistes peu professionnels de la presse locale communiquent sur :

  • la prétendue agressivité des ours slovènes « plus grands, plus agressifs, étrangers, nourris à la viande, moins craintifs »,
  • le soi-disant « passage en force » qui a « saboté des années de labeur et de négociation »,  « l’IPHB était sur le point de décider la réintroduction de 2 ourses». Les décisions «imposées» par Paris ont permis à Jean Lassalle de couler une chape de béton sur le dossier ours en Béarn.  L’excuse est évidente et permet d’avancer que « la réintroduction est devenue non négociable.»  Le blocage de la situation est une aubaine ! Essayer de faire bouger un camion dont les freins sont bloqués.
  • Provoquer le bordel dans la rue, agiter la base  pyrénéenne, faire descendre les opposants (bergers, chasseurs) et faire monter l’ambiance pour provoquer une opposition, la plus violente (au sens propre) possible. Cela permet à Jean Lassalle de justifier sa propre opposition et de prouver qu’il est bien un «homme de terrain, le seul à véritablement représenter l’opinion des montagnards face aux décisions prisent par des bureaucrates de Paris.» Utile pour les élections.
  • Ralentir les éventuelles réintroductions (compter, il faut compter !),
  • Faire monter la peur : « Les ours sont dangereux », « Les touristes fuient », « Les promeneurs vont se faire manger ». Etrangement, les seuls hommes qui ont eu des problèmes avec les ours sont des chasseurs. Heureusement qu’ils étaient armés, sans celà, il y aurait eu des victimes. Pratique pour prouver la dangerosité de l’ours !

En Slovénie, les ours mènent une vie tranquille

Pendant ce temps, la population d’ours slovène a continué de s’agrandir ; a tel point qu’actuellement, la Slovénie exporte ses ours et est la seule chance de maintenir le patrimoine pyrénéen en voie de disparition. Ne faudrait-il pas mettre un « Monsieur Ours » slovène a la tête de ce qui remplacera l'IPHB en Béarn. Provoquer un choc psychologique, un changement d'entraineur !

En football ou en rugby, l'entraineur Jean Lassalle, la diva des vestiaires, serait viré depuis bien longtemps, sans indemnités et pour fautes graves !

J'ai retrouvé un article de la Dépêche du Midi sur l'ours en Slovénie. C'est étrange, les ours slovène sont loin d'être "les fauves" annoncés par Jean Lassalle, l'IPHB et les articles de Sud-Ouest. Jean Lassalle se souvient-il de son discours sur les belles filles slovènes? Repassez vous la vidéo en haut à droite de cette page. La castafiore a la mémoire sélective. Pourquoi la rédaction de la Dépêche du Midi a-t-elle une toute autre vision des plantigrades que celle du journal Sud-Ouest où il s'aggit de fauves. L'IPHB a le bras long semble-t-il.

La dépêche du Midi
La Slovénie va nous envoyer ses ours

En Slovénie, dont plus de la moitié du territoire est couverte de forêts, chacun a son lot d’histoires sur les ours. Particulièrement dans la partie sud, à la frontière avec la Croatie, où sont regroupés la majorité des 500 ours bruns du pays. C’est là que seront capturés les cinq plantigrades destinés à être relâchés dans les Pyrénées au printemps prochain.

« Les ours font partie du paysage dans certaines zones de notre pays. Au cours des trente dernières années, leur population a doublé, notamment dans la région montagneuse de Sneznik dans le sud-est. Beaucoup sont arrivés ici, il y a dix ans, fuyant les guerres de Bosnie et de Croatie », note Marko Jozonovic, chercheur à l’Institut slovène des forêts de Ljubljana.

Si les habitants de ce petit pays de l’ex-Yougoslavie (20 000 kilomètres carrés) sont habitués à la présence de l’ours, leur augmentation en nombre rend tout de même la cohabitation plus problématique et les histoires d’hommes attaqués en allant se promener en forêt deviennent plus fréquentes depuis quelques années.

[NDLB : Quand la France aura 500 ours, on pourra parler de la dangerosité de l'ours.]

Rien à craindre avec les ours !

« Dans le passé, les ours se terraient dans les régions montagneuses plus reculées aujourd’hui du fait de leur nombre, ils se montrent plus, explique Ciril Štrumbel, garde-chasse de l’Office slovène des forêts. Nous devons donc davantage informer les gens des habitudes de ces animaux pour éviter les accidents. Et rappeler que l’ours n’est pas un animal dangereux et qu’il n’attaque pas les humains à moins de sentir ses petits en danger ».

Un message qui semble bien relayé au sein de la population. Près de l’auberge Pri Bazi 20 dans la forêt de Kovevje Rog (sud-est), un panneau indique que l’ours et le chevreuil sont des espèces protégées et qu’il est donc interdit de les chasser.

Au chaud, à l’intérieur tous les convives attablés sont formels : Rien à craindre avec les ours ! « La dernière fois, en allant chercher du bois derrière ma maison, j’ai aperçu un ours, il se trouvait peut-être 50 mètres de moi, mais je pense qu’il a été encore plus surpris que moi et a déguerpi le plus vite », affirme un habitant d’un village proche de Dolenjske Toplice. « Quand même, renchérit sa femme, on a beau savoir qu’ils ne vont pas nous attaquer. Moi, j’espère ne jamais en croiser un».

Autour d’eux, quelques chasseurs finissent leurs cafés et se préparent à repartir en forêt en toute tranquillité. « Nous sommes plutôt fiers de nos ours » affirment-ils. En effet, les Slovènes, très proches de la nature, vantent la biodiversité de leurs forêts et sont ravis de constater que la France a de nouveau choisi des ours slovènes pour les réimplanter dans les Pyrénées.

Source : La Dépêche du Midi

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