Les chasseurs suisses regardent les lynx avec envie

Ouverture de la chasse en Suisse: opération de charme des chasseurs romands. A la veille de l'ouverture de la chasse, Les chasseurs romands informent le public de leur arrivée sur les chemins et dans les forêts. Le lynx leur cause quelques tracas alors, les chasseurs «appellent de leurs voeux le passage de la protection totale au principe de gestion en ce qui concerne le lynx.» 

Organisme faîtier des six associations romandes de chasse, DianaSuisse a mis sur pied une grande opération de charme: elle a emmené les médias au chalet dit «Chadoua Corbet» à 1506 mètres, sur les hauteurs de Grandvillard, en Gruyère, afin de mieux faire connaître ses pratiques.

Une fois que la chasse est ouverte, le chasseur est partout chez lui en Suisse. Contrairement à quelques régions, notamment en Suisse alémanique et surtout dans des pays voisins comme la France où des zones de chasse sont fermées et clairement annoncées. La présence de chasseurs n'est pas signalée en Suisse romande.

«Nous voulons rendre attentifs les promeneurs et les champignonneurs qu'il leur faudra partager la nature avec nous pendant quelques mois», a dit Michel Jaquillard, président de DianaSuisse. Il a souligné que le maître mot de la chasse est «l'équilibre contrôlé de la faune sauvage». L'important aux yeux des chasseurs est de maintenir des populations en bonne santé sans qu'elles ne deviennent surdensitaires et alléger leur rangs quand les dégâts sylvestres et agricoles conduisent à des pertes trop dommageables.

De l'avis du nouveau président des chasseurs valaisans Raphaël Papilloud, le cerf commence par exemple à poser problème dans son canton. Selon les régions, la période de la chasse au sanglier a été allongée à cause de populations trop importantes. Même Genève, où la chasse est interdite, a dû procéder à leur régulation en faisant abattre des spécimens par les gardes-faune.

Les chasseurs «appellent de leurs voeux le passage de la protection totale au principe de gestion» en ce qui concerne le lynx. Voilà une formule sybiline pour dire qu'en fait le prédateur qu'est le lynx est un concurrent qui ne paie pas de droit de chasse. Les chasseurs veulent «réguler» le lynx. Les tirer quoi, pour parler simple: «En cas de surpopulation, il faudrait avoir des autorisations de tirer. Que ces dernières soient attribuées à des chasseurs ou à des gardes-faune importe peu», a expliqué le président de la Fédération vaudoise des chasseurs Jean-Louis Grivet. En cas de surpopulation. Qui va décider du sueil de surpopulation?

D'après Romandie.com

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