Yves Guillot, préfet de l'Ariège remonte les bretelles de l'ASPAP

Communiqué de la Préfecture de l'Ariège

Yves Guillot, préfet de l’Ariège a publié un communiqué à propos des 8 veaux morts dans  l’élevage de monsieur Lagarde sur l’Estive d’Aston. La préfecture a envoyé sur l’estive un docteur vétérinaire afin de procéder à des constats complémentaires et évaluer l’état de santé des bêtes qui y sont présentes.

Un deuxième veau de cette estive vient de mourir à l’école nationale vétérinaire de Toulouse et sera autopsié aujourd’hui. Hier un autre jeune bovin de cet élevage avait été découvert mort dans les locaux de transit de Pamiers. Ce lot en attente d’exportation va être ramené chez l’éleveur et placé sous surveillance vétérinaire. Une antibiothérapie a été effectuée sur ce lot par les services vétérinaires.

M. Yves Guillot, Préfet de l’Ariège a réagit à l’exploitation de ces pertes par les éleveurs : «Pour l'heure, rien n'indique que les veaux d'Aston aient été tués par un ours, affirme Yves Guillot. Je lance un appel au calme et assure que le dossier est instruit de façon contradictoire. La première expertise effectuée sur l'une des bêtes a conclu à une septicémie. Depuis, deux autres broutards du même troupeau conduits à l'abattoir à Pamiers semblent être morts de la même façon. Nous avons mis en œuvre les moyens scientifiques des Services vétérinaires pour éclaircir cette situation. Aujourd'hui, ma principale préoccupation ne concerne pas l'ours mais l'aspect sanitaire du troupeau.» (La Dépêche 06/09/06)

«L’aspect sanitaire est primordial dans cette affaire. Intervention de l’ours ou maladie d’origine infectieuse, l’enquête en cours le dira.» M. Philippe Lagarde avait déjà observé des faits anormaux concernant certaines de ses bêtes: boiteries et mauvais état général.

Après une première expertise en Ariège les deux broutards ont été expédiés à l’Ecole Vétérinaire de Toulouse pour des compléments d’expertise. «Les bonnes décisions ne peuvent être prise qu’à partir d’analyses vétérinaires scientifiques

M. Yves Guillot a souligné qu’en juin, il avait demandé à la Fédération Pastorale, la mise en place d’un diagnostic de vulnérabilité de certaines estives et un financement possible de la DIREN. «Les manifestations d’hostilité  [NDLB : envers les responsables du suivi] sont inacceptables. Il faut se respecter les uns les autres. Les dossiers seront instruits.» Le préfet à précisé qu’il fallait «certes sensibiliser, mais aussi qu’il était nécessaire d’éviter les amalgames

Zut alors, si cela ne marcha pas pour les veaux, pour les tracteurs, c’est compromis.

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