IPHB.fr annonce qu'il va attaquer IPHB.org en justice

Jean Lassalle annonce que l'IPHB va faire un procès au site satirique belge IPHB.org, qu'il a besoin du pognon des français pour continuer de faire vivre son Institution et qu'il serre les points quand il pense à Nelly Olin.

L'IPHB exsangue cherche une transfusion de pognon

La pompeuse Institution au langage alambiqué (voir parlez-vous ipéhachebé) se débat comme un poisson rouge dans une flaque. « L’IPHB, a décidé d'engager un recours devant le tribunal administratif de Pau pour obtenir l'annulation du désengagement du ministère de l'écologie dans le financement de la charte du développement durable des vallées et de protection de l'ours dont elle a la charge. » annonce le journal Sud-ouest. Nelly Olin, la ministre de l’écologie avait annoncé cet été qu’elle n’avait plus du tout envie d’engager des fonds publics dans une structure qui ne soutenait pas son plan et oubliait la moitié de ses objectifs, pourtant inscrit dans la fameuse charte. La charte de l'IPHB est caduque.

Sans argent pour financer ses actions et arroser le milieu pastoral, Jean Lassalle et Didier Hervé ont arrêté de faire les fanfarons comme durant Eldorando. Le navire prend l’eau. Jean Lassalle et ses collègues élus considèrent que l'état ne respecte pas le contrat passé. Ce que l’Etat refuse à l’IPHB, la région pourrait bien le refuser aussi. Alors le grand machin béarnais n’aurait plus qu’à mettre la clé sous la porte. Les japonais ne sont pas preneur de la vitrine du député chanteur, gréviste anti délocalisation. Faut-dire qu’il cumule les actions médiatiques ridicules.

Lassalle devient procédurier

La parlote ne suffit plus, les grands discours non plus, alors l’IPHB sort l’artillerie lourde : avocat en tête, l’IPHB a décidé de tirer sur tout ce qui bouge, comme les chasseurs. Lundi prochain l’Institution Patrimoniale du Haut Béarn jouera les vierges effarouchées au tribunal de Pau pour récupérer le pognon que l’écologiste de salon Nelly Olin lui refuse.

D’abord obtenir un référé suspension pour arrêter l’hémorragie et ensuite, essayer, sur le fond de prouver que le méchant Etat parisien est injuste avec la noble Institution Valléenne pleine de mérites et de vide dans la caisse qui sent la brebis. Un appel a été lancé aux politiciens locaux arrosés pour qu’ils ouvrent la bouche en faveur de la moribonde agence de communication de Jean Lassalle. «Tous ceux qui veulent donner leur avis sur l'intérêt de la charte doivent le faire pour démontrer au juge la réalité du terrain. La décision de la ministre est injuste au regard des actions menées».

Le bilan catastrophique et scandaleux de l’Institution est pourtant bien plus riche du côté des dépenses que de celui des succès. Pour parler et se réunir, ils sont bien sûr imbattables.

Les chances de succès de cette action de la dernière chance sont minces : «La juridiction administrative devra non seulement se prononcer sur la recevabilité de la requête exprimée au nom de l'IPHB. Mais aussi sur le caractère urgent de l'intervention. Le ministère de l'écologie a déjà fait savoir que rien n'était pressé puisque l'avenir de l'IPHB n'était pas compromis» rajoute le journal Sud-ouest. Ce chant ci a tout du chant du cygne.

L’avocate de l’IPHB est pourtant bien consciente des excès en tout genre du bouillant gréviste du Palais Bourbon : «Peut-on rompre un contrat unilatéralement à cause des prises de position du président qui ne représente pas l'IPHB à lui seul ?», oubliant que la décision n’a pas été prise à cause des propos déplacé de Lassalle, mais à cause des années de gestion inefficace du dossier ours en Béarn (Le bilan de l'IPHB en une seule image)

C'est pourtant pas l'envie qui manque

Jean Lassalle et Augustin Bonrepaux ont tout essayé pour mettre des bâtons dans les roues des camionnettes amenant des ourses de Slovénie : appel à la guerre avec du vocabulaire militaire, obstructions, grippe aviaire, ours radioactifs, financement des associations ultra-pastorales, attaques personnelles … (le conseil d’Etat a pourtant donné son feu vert à la réintroduction), lettre au premier ministre. Les grandes manoeuvres de l'été contre Nelly Olin et les associations n'ont pas permis de mettre un terme au lâcher d'ours.

Dernière possibilité : «Il n'est pas évident que l'état puisse intervenir sur des territoires privés communaux sans obtenir leur accord. En matière de décentralisation, on fait mieux», dit-il. Pas touche Nelly, le Béarn, c’est son jardin, tu es sur ses terres! «Des questions fondamentales vont maintenant se poser. Il ne s'agit pas de demander la séparation du Béarn au reste du pays. Mais de savoir qui peut faire quoi sur des propriétés privées. L'affaire des ours n'est pas finie puisqu'elle commence juste».

Et puis malgré la caisse vide, le conseil de l’Iphb a parlé des projets, comme si le retour de l’argent de l’Etat était déjà chose acquise. L’IPHB a fait de nouveau plan de châteaux en Espagne en préparant l’espérée prochaine charte 2007-2013. Jean Lassalle prend ses désirs pour des réalités «Comme si la tempête ne faisait que passer» ironise Patrice Sanchez dans Sud-Ouest.

Oh toi le Belge, ta gueule!

Mais qui il est lui le bloggeur belge pour s’attaquer au baron chanteur béarnais ? L'institution Patrimoniale du Haut Béarn a également décidé d'attaquer en justice l'auteur d'un site web qui a détourné le logo de l'IPHB pour le transformer en «Institut Pas Très Moral du Haut-Béarn». Objet des poursuites : contrefaçon de nom et de marque, atteinte à l'image, diffusion de fausses nouvelles et diffamation…

IPHB.org et la buvette sont des cailloux dans les bottes militaires de la Castafiore.  L’IPHB va se ridiculiser en attaquant en justice un particulier belge.

L’IPHB va dépenser ces derniers centimes dans une action en justice contre un belge qui écrit dans un site hébergé au Pays-Bas qui parle d’une association française pour contrefaçon de nom et de marque alors que l’IPHB ne vend rien, n’est pas une marque, n’a pas déposé son nom et n’a pas eu l’intelligence d’acheter à 7 euros le nom de domaine iphb.org. Funeste erreur qui a fait le lit d'un site satirique qui lui ronge le foie.

Jean Lassalle a oublié l’affaire jeboycottedanone…

La plainte

Entete_iphb
Plainte contre X du 02/10/2006, déposée par Didier Hervé, directeur de l'IPHB.

"(…) Je dois préciser que nous n'avons pas déposé la marque "IPHB".

Depuis l'automne 2005, est apparu sur Internet le site iphb.org, qui s'attaque violemment à l'Institution Patrimoniale du Haut Béarn, à son président Jean Lassalle, député maire et à moi même (Didier Hervé). Les contenus des textes sont souvent très virulents, critiques, surtout mensongers, insultants et diffamatoires. Le nom "IPHB" a été repris par le créateur du site en tant que "Institut pas très moral du haut Béarn" et notre logo est détourné dès la première page.

Je précise qu'à l'ouverture d'un moteur de recherche, le site iphb.org paraît être celui de notre institution et ne laisse en rien supposer qu'il s'agit d'un site contrefait ou satirique. A sa création, ce site apparaissait en premier lorsqu'un moteur de recherche était questionné avec le sigle IPHB, ce qui montre une réelle volonté de nuire…."

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