IPHB : l'étau se déserre enfin sur l'ours, retour sur une imposture-école

Alors que c’est en haut-Béarn qu’on a su conserver le plus longtemps le dernier noyau d’ours brun originel, le refus catégorique des barons politiques locaux d’y lâcher les deux femelles prévues dans le cadre du plan de renforcement « 2006-2009 » ressemble à un acte contre-nature dont on mesure mal les conséquences biologiques sur le milieu, mais aussi, symboliques sur le plan humain.

Après la disparition de Cannelle, on est en train d’y tuer l’ours une seconde fois. Et avec lui, la culture des hommes de l’estive. Dans ce triste scénario, l'IPHB a malheureusement joué un rôle capital. Comment en est-on arrivé à cette situation ?

Un pouvoir local qui ignore la nature et méprise ses défenseurs

Il faut d’abord rechercher les causes de ce fiasco sur le terrain politique local car c’est là que s’accumulent les blocages. En première ligne, le président de l'IPHB et député-maire Jean Lassalle. En matière de destruction de la nature, notre député chantant n’en n’est pas à son coup d’essai. Il est coutumier des dérapages verbaux délirants à l’assemblée nationale à l’encontre des associations de protection de la nature.

Sous la présidence de Jean Lassalle, le Parc National des Pyrénées, au cœur de la vallée d’Aspe, a connu les plus graves atteintes jamais perpétrées à ce type d’espace: on y a construit ni plus ni moins qu’une station de ski de fond, en pleine zone centrale! L’effet a été la perte immédiate d’un prestigieux label du Conseil de l’Europe. Du jamais vu à l'échelle continentale!

L’affaire du tunnel du Somport, toujours d’actualité puisque l'élargissement de la route se poursuit, a elle aussi montré à quel point notre député méprisait les richesses naturelles de la vallée d’Aspe… et ses défenseurs : au procès des pro-tunnels extrémistes qui n’hésitèrent pas, en criminels, à mettre le feu de nuit au gîte écolo d’Eric Pétetin, Jean Lassalle  s’exclama : «Ce sont tous des hommes d’honneur» ! Notons au passage que trois des six chasseurs qui formèrent au dessus d’Urdos la battue fatale à Cannelle étaient déjà membres de ce commando incendiaire pro-tunnel.

Jean Lassalle est aussi membre du conseil d'administration du BAP, une association-lobby cherchant à faire avancer toutes les infrastructures de transport imaginables en Béarn, dont le fameux tunnel du Somport et l’élargissement tronçons après tronçons de la RN 134 qui sillonne la vallée et qui est devenue «axe E7» d’envergure européenne. Des paysages rares on disparu, la banalisation gagne. Mais les camions avancent, c’est l’essentiel.

Désormais, après ce pont d’or que Jean Lassalle n’a cessé de souhaiter de toutes se forces sous les roues de 38 tonnes, voilà que les matières dangereuses viennent d’être autorisées dans la vallée jusqu’au tunnel, et qu’il fait mine de s’en offusquer ! A quand l’accident fatal au gave ? Aux habitants ?

Mais avec une usine Toyal de type SEVESO 2 en extension, le destin de la vallée est peut-être de devenir une zone industrielle desservie par autoroute. Plusieurs tonnes de White-Spirit (6000 mètres cubes) seront nécessaires à l’entreprise, à quelques mètres du gave et dans le Parc National. Si c’était de l’essence de térébenthine, c'en serait preque amusant : des biologistes se sont aperçus un peu par hasard que ça attire ... les ours !

Autre cheval de bataille de notre député Lassalle: la lutte contre Natura 2000, le réseau européen d’espaces naturels. La «technocratie bruxelloise» risquerait de le dessaisir de son pouvoir et de «contractualiser» la préservation de certaines espèces et de leur habitat d’intérêt communautaire. Pourtant, avec l’IPHB, Jean Lassalle nous a longtemps bassiné des sa maxime fétiche, «le contrat, pas la contrainte» et  son institut (IPHB) a pour objectif de préserver l’ours qui est justement «espèce prioritaire» dans le dispositif Natura 2000. Au contraire, l'association «Action Nature» en dévoilant un courrier de l'IPHB a montré à quel point cette institution pouvait servir de relais national à la lutte contre Natura 2000.

Le système IPHB : arrêt de mort de l’ours

Le site internet satirique et citoyen «Institut pas très moral du Haut-Béarn»a été créé pour faire connaître le réel fonctionnement de l’IPHB, son histoire et le rôle de son président dans la destruction de la nature et la disparition de l’ours en France Décidemment, ces ours ont la poisse : c’est justement à «l’ami de la nature» qui vient d’être décrit ci-dessus qu’en 1994, le ministre de l’environnement Michel Barnier a décidé de transférer la gestion nationale de l’ours des Pyrénées. Avec les moyens financiers nécessaires.

L’ IPHB a en effet été créé suite aux manœuvres d’agitation de Jean Lassalle pour mettre fin aux projets de réserves dites «Lalonde» dont l’objectif était de préserver quelques zones de tranquillité pour l’ours. A cette époque, il restait six à huit ours en Haut-Béarn. 11 ans après la «gestion patrimoniale» de l’IPHB, ils ne sont plus que deux avec la prouesse d’avoir réussi a éteindre l’espèce.

Précision: la femelle qui a été braconnée en vallée d’Aspe en 1994 l'a été sur l'un des territoires qui devaient entrer dans le périmètre de ces réserves. Jean Lassalle a pris la défense des braconniers!

Le discours officiel de l’Institution Patrimoniale du Haut Béarn est de laisser entendre qu’ils avaient réussi à projeter par deux fois le renforcement de la population d’ours (en 1998 et en 2004). Mais à l’IPHB, on n'indique jamais qu’à chaque fois, l’ours a été instrumentalisé sans vergogne pour obtenir des avantages qui relèvent de l’ultimatum avec des conditions qu’aucun ministre de l’environnement n’aurait pu accepter (capture des ours autochtones, non application des directives européennes de Natura 2000, réalisation de programmes de pistes pastorales, de coupes forestières …). Sans oublier l’interminable comptage et recomptage des ours en attendant de lever le petit doigt.

Finalement, sur 10 millions d’euros sonnant et trébuchants touchés en 11 ans par l’IPHB, moins de 10 % auront directement été utilisés pour l’ours. Moins que les frais de fonctionnement ! La plupart des fonds ont par contre servi à rénover des cabanes pastorales et à améliorer le sort des bergers de la zone à ours, ce qui est tout à fait légitime et souhaitable mais à conditions d’accepter l’ours !

Il faut préciser d’ailleurs que la plupart de ces initiatives en faveur des bergers et du monde pastoral viennent des associations de protection de la nature et du FIEP en particulier : le plus souvent, l’IPHB n’a fait que reprendre des programmes qui existaient déjà grâce aux associations pro-ours, en leur donnant d’avantage d’envergure étant donné ses moyens et sa politique de communication.

Ce n’est pas tout : avec l’argent de l’IPHB, les chasseurs ont obtenu de se faire financer des lâchers de gibier, les forestiers ont pu exploiter certaines parcelles en utilisant le câble pour récupérer le bois… tout le monde a été servi… sauf l’ours, qui lui, il est vrai, ne pourra jamais voter pour le député Jean Lassalle. Le Béarn est aussi «oursphelin» à cause de ce clientélisme là.

Jean Lassalle n’avait-il pas annoncé la couleur dès 1998 en déclarant dans une revue de chasseurs : «On se sert d’abord, on discute ensuite» !? C’est fait. Et Henry Ollagnon, l’universitaire parisien concepteur de l’IPHB, qui a si bien entouré Jean Lassalle à Paris pendant sa grève de la faim, n’avait-il pas déclaré dès 1994 à Jean Lassalle : «C’est vous qui avez raison. Vous n’avez pas le vocabulaire pour l’exprimer  et vous n’avez pas les moyens de le mettre en œuvre. Tout ça appelle un peu de technique, un peu de science que l’on peut vous apporter» (Lire Vendre la peau de l’ours avant de l’avoir sauvé (Farid Benhamou dans «L’ Ours des Pyrénées, les 4 vérités» éd. Privat) et «Vivre avec l’ours» aux éditions Hesse.) 

N’est-ce pas une manière de choisir son camp, d'emblée, et de dire que l’essentiel, c’est la communication ? Nous y sommes : l’IPHB, une boîte de com’ et un tremplin électoral inespéré pour Jean Lassalle. Une usine à gaz du point de vue de l’ours. D’ailleurs, c’est en constatant le fiasco de l’IPHB que le ministère de l’Environnement aurait accéléré la création d'un second secteur à ours en 1996 et 1997 dans les Pyrénées centrales. C’est un scoop : l’ours doit au moins une chose positive à l’IPHB !

Au sujet de ces ours issus des lâchers de 1996 et 1997 il faudrait aussi préciser quelle campagne xénophobe Jean Lassalle et d’autres élus béarnais ont orchestrée quand le mâle d’origine slovène mais né dans les Pyrénées, Néré, s’est installé en Haut-Béarn. Néré a pourtant réussi à briser la spirale de la mort et de la consanguinité en donnant l’ourson «Mohican» à Cannelle, dernier et précieux ourson béarnais qui fait la jonction entre les ours originels et les ours désormais pyrénéens issus des lâchers de 1996 et 1997.

Un modèle d'imposture

Grâce aux travaux de Laurent Mermet et Farid Benhamou (ENGREF), l’IPHB est désormais cité dans certaines grandes écoles en stratégies environnementales comme l’exemple même d’une structure créé par des élus pour donner l’illusion de préserver l’environnement… tout en continuant de le détruire en réalité.

L'IPHB est pour les étudiants et les chercheurs, l'illustration parfaite de la nouvelle «rhéthorique anti-environnementale» dénoncée par le chercheur anglais Rowell.

Dans son livre «Plaidoyer pour Cannelle» aux éditions Loubatières, Gérard Caussimont, explique même que l’IPHB, par son attitude de blocage, empêche les bergers de bénéficier d’aides environnementales conditionnées par l’aceptation de l’ours. Ce sont plusieurs milliers d’euros qui leur passe sous le nez quand ils sont pourtant utilisés ailleurs dans les Pyrénées !

Qui peut encore croire qu’un homme politique tel que Jean Lassalle est capable de renoncer à ce qui conditionne sa réussite éléctorale ? Il a essayé sans succés de réclamer sa reconduite pour plus de 10 ans ! Son bilan écologique pour la vallée, comme son bilan économique (la vallée se dépeuple toujours, malgré le tunnel… ou à cause de lui) permettent  d’éclairer sous un autre angle sa grève de la faim, dernière carte à abattre pour rebondir avant les prochaines élections. 

Plus pernicieux : depuis 2004, et avant déjà, l’IPHB cherche à élargir ses prérogatives. Après l'eau, elle se livre par exemple à des expertises, en doublon et  à l’insu du Parc National (pourtant mandaté pour ce travail), sur un sujet sensible et, comme l’ours, instrumentalisable à merci : les dégâts présumés de vautours sur les troupeaux. Un audit officiel du Parc National réalisé en 2004 pointe d’ailleurs le chevauchement de compétences préjudiciable à l’efficacité entre le Parc et l’IPHB.

Toutes les associations de Cap-Ours ont demandé la dissolution de l'IPHB, le FIEP l’a quitté tout comme la SEPANSO Béarn. Près d'un an et demi après ce double départ, en mai dernier au festival «Eldorando»,  le directeur de l'IPHB, Dider Hervé ne claironne-t-il pas encore en public que l'IPHB est le lieu idéal pour gérer l'ours puisque même les associations de protections de la nature y siègent !

En réalité, c’est désormais un banal Syndicat communal, un lobby sans contre-pouvoir aux mains des syndicats agricoles et des chasseurs (même Jean Saint-Josse de CPNT y a siégé !), un institut entièrement hostile à l’ours, dirigée par un membre du lobby agricole (Dider Hervé était directeur du centre ovin d'Ordiarp avant de prendre son poste à l'IPHB, ceci explique entre autre son goût prononcé pour les pistes pastorales qui lézardent les zones à ours).

l’IPHB prétendait faire reposer son fonctionnement sur un «contrat d’honneur». Force est de constater que de contrat, cette charte n’en n’avait que le nom pour mieux s’asseoir dessus en toute impunité… quant à l’honneur … quel honneur retirer d'une pareille contribution à l'anéantissement d'un élément incontournable du patrimoine naturel et culturel pyrénéen ?

Un devoir de préservation et d'écoute

Aujourd’hui, c’est avant tout des habitants que doit venir la prise de conscience de cette nécessité impérieuse de préserver leurs richesses. Le rôle de nos associations doit être de soutenir toute intiative (dont celle du  Comité des Habitants de la vallée d’Aspe) de leur part qui irait dans ce sens, mais aussi, d’initier des actions comme par exemple celle qui consisterait à réclamer de grands passages à faune le long de la la RN 134.

Autre illustration du rôle de «parapluie» que l’ours pourrait jouer : une étude du CEMAGREF avait montré que la construction de l’axe E7 (Aspe) pouvait avoir un impact négatif sur l’ours. En Ariège, entre 1999 et 2002, Boutxy a traversé plus de 46 fois la RN 20 avec au moins une collision contre un camion évitée de justesse. L’ours tirerait bénéfice de la construction de passages à faune sur ces deux grands axes routiers qui coupent son habitat, et avec lui, la totalité de la faune pyrénéenne en profiterait (comme de la RN 20 en Ariège) et à suivre cette idée avec les associations de CAP-Ours en insistant sur ce rôle d’espèce parapluie qui prouve que quand on préserve l’ours, on préserve l’ensemble de notre cordillière pyrénéenne.

Sans jamais oublier que l'ours vaut surtout pour lui même et le supplément d'âme qu'il donne aux Pyrénées par sa simple présence : à chaque instant, la possibilité de l'apercevoir y est préservé, donnant encore plus de force à l'adage de Robert Hainard selon lequel en Europe, «une forêt sans ours n'est pas une vraie forêt». Lire à ce propos la biographie de Robert Hainard par Stéphan Carbonnaux, un rédacteur régulier de notes à la buvette des alpages.

En attendant, privé des 5 lâchers de 2006, le Béarn reste «oursphelin», c’est à la fois triste et injuste pour cet authentique pays de l’ours. («oursphelin» : le mot-valise a été inventé par l'écrivain Christian Laborde, auteur de textes savoureux sur l'ours et les Pyréénes dont «Danse avec les ours», «Lettre à la déesse Pyrène» ou «Indianoak».

Nuit du 4 Aout 2006 : Abolition des privilèges !

L’Etat qui s’est déshonoré en laissant l’IPHB dériver pendant 12 ans, va-t-il continuer à distribuer ses subventions à une structure qui persiste et signe à assister à la fin de l'ours en refusant toute réparation ? Il fallait que celà s'arrête.

Désormais, la réponse est... non ! La bonne nouvelle est tombée cet été, autour de la nuit du 4 aout 2006 : les privilèges de l'IPHB sont tombés. Après avoir sommé l'institution de lui rendre des comptes précis et circonstanciés sur sa gestion de l'ours, la ministre de l'écologie a déclaré : «au terme des 2ème contrats pluriannuels (quinquennaux) de programme, à la fin 2006, mon département ministériel ne participera pas au renouvellement de ces contrats fixant leurs moyens de financement.»

Deux bonne nouvelles en une, Nelly Ollin ayant ajouté : «Je considère également que les engagements du ministère pris en 1994 dans le cadre de la charte de l'IPHB sont devenus caduques… désormais, la protection de l'ours sur l'ensemble du massif sera assuré dans le cadre du plan de conservation et de restauration de l'ours dans les Pyrénées par la Diren (Direction régionale de l'environnement). ». L'IPHB est déssaisie du dossier ours ! Il était temps !

Rancunier et sentant le vent tourner, Jean Lassalle, avec son pendant ariégeois Augustin Bonrepaux, ont lancé les grandes manoeuvres autour de Nelly Olin : deux commisions d'enquête parlementaires: le second vient d’être nommé rapporteur  d’une «Mission d’information sur le coût administratif de la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées» tandis que Jean Lassalle a obtenu que soit créée une «commission d’enquête de trente membres visant à faire toute la lumière sur la chaîne de décision ayant abouti à la réintroduction en 2006 de quatre ours dans les Pyrénées et à évaluer le coût et l’efficacité des dispositifs engagés par les pouvoirs publics et les associations de protection de la nature en faveur de l’ours depuis 40 ans». Deux superbes os à ronger... 

L'histoire va même plus loin : excédée de se voir régulièrement salie en public par Jean Lassalle, la ministre de l'écologie a décidé d'engager un procédure judiciaire plutôt inédite contre le député : Nelly Olin, a déclenché contre le président de l'IPHB une procédure pour «diffamation publique envers un ministre». En effet, le 2 juin dernier, Jean Lassalle à la sortie d'une réunion de l'IPHB avait alors (encore) qualifié le plan de réintroduction de «viol» en comparant la méthode à celle du «régime de Vichy». Cette dernière allusion a blessé Nelly Olin, dont le père a été interné durant cette période.

Quant aux comparaisons historiques outrancières, Lassalle n'a-t-il pas traité au festival «Eldorando» tous les pyrénéens favorables à l'ours de «collabos» et ne vient-til pas de déclarer que s'il existe encore des ours en Italie et en Espagne... c'est parce que ces pays ont connu les dictateurs Mussolini et Franco ! Italiens et espagnols apprécieront. Mieux vaut en rire désormais... ou s'associer à la tristesse des béarnais d'être ainsi représentés.

La sale Toussaint de Jean Lassalle et le 11 novembre de Bonrepaux

Décidemment, rien ne va plus pour le président de l'IPHB, la période de la Toussaint a multipliée les échecs de Jean Lassalle. Ce dernier refusant de se voir priver de ses prérogatives sur l'ours, du pouvoir qui y était lié et surtout, des subsides qui couronnaient le tout,  a essayé d'utiliser le Tribunal administratif pour mettre la ministre en faute sur ce dossier. Mal lui en apris : le tribunal l'a débouté sans fioritures !

La semaine de la Toussaint a certainement été très rude pour Lassalle qui aurait suivi un stage de conduite afin de regagner des points sur son permis puisqu'il aurait été flashé à 172 km/h à bord de sa berline. Jean Lassalle ne cesse de réclamer davantage de sécurité pour les usagers de la RN134 se révèle être lui même la cause d'un réel danger pour autrui !

Enfin, l'usine Toyal vient de subir un incendie, prouvant sa vulnérablité et la réalité des risques de pollution et de catastrophe industrielle en vallée d'Aspe, malgré la grève de la faim de Lassalle pour l'extension de cette usine (et non contre sa fermeture malgré ce que la légende médiatique larmoyante raconte!)

Toutes ces dernières péripéties ont eu lieu autour du 1er novembre, jour anniveraire de la mort de l'ourse Canelle (abattue en 2004) ou, au choix, de la mise à feu du gîte écolo «La Goutte d'eau» en 1993 par les «hommes d'honneur» de Lassalle... ceux là même qui étaient avec le  chasseur  René Marquèze lors de la battue fatale à la dernière femelle des ours pyrénéens originels. Heureusement que des lâchers réussis ont eu lieu en 1996, 1997 et 2006... au grand dam de l'IPHB, évidemment.

Enfin, autour de ce 11 novembre 2006, les anti-ours les plus extrêmes ne déposent pas leurs armes : l'UDF Jean Lassalle vient de batailler avec son compère Augustin Bonrepaux, P.S, qui vient d'échouer dans sa pitoyable tentative de réduire de plus de 50% le budget de suivi des ours des Pyrénées pour mieux déplorer les hypothétiques faiblesses du suivi d l'Equipe Technique Ours !

La Buvette des alpages révèle aussi comment Augustin Bonrepaux, le président du Conseil Général de l'Ariège essaye de fusiller le festival ariégeois «Résistances» dont le logo est un splendide ours et qui vient de commettre le crime de lèse-majesté d'avoir eu l'outrecuidance estivale d'organiser un riche débat sur l'ours à mille lieues des mensonges de l'ASPAP soutenue par Augustin Bonrepaux à hauteur de 23 000 euros... Un débat objectif sur l'ours ? Interdit par le P.S Augustin !

L'obscurantisme recule peut-être dans les Pyrénées Atlantiques, mais il semble progresser en Ariège. Bonrepaux y vérouille tout, petit à petit. Qui l'arrêtera ? Jusqu'où le P.S peut-il soutenir pareilles pratiques d'un autre âge ? Qu'en pense Ségolène Royal ? Laurent Fabius ? Dominique Strauss-Khann ? Les électeurs de France et de Navarre (donc d'Ariège) doivent savoir ce qui se passe dans les Pyrénées.

Patrick PAPPOLA

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