Les brûlages dirigés embrasent à nouveau l'Ariège

Les brûlages soi-disant dirigés dérapent encore. Alors que tous les hommes politiques de l'Ariège se plaignent de la sécheresse dans le département, c'est reparti pour les brûlages ou feux pastoraux qui dérapent.

Le vendredi 17 février a été un vendredi chaud pour les pompiers ariégeois qui ont encore dû intervenir sur plusieurs fronts et ont tenté de circonscrire plusieurs départs de feu, ravivés par des vents violents dans tout le département de l'Ariège : Pays de Foix, Couserans, col de Port, Tarascon, des dizaines de sapeurs pompiers ont été mobilisés jusque très tard dans la soirée pour éteindre huit incendies "pas complètement accidentels". "Il s’agirait pour la plupart, malgré les mesures mises en place par le SDIS, dont notamment la cellule départementale de brûlage contrôlé, d’écobuages mal contrôlés."

A la suite des graves incendies de la fin d’année 2006, une cellule spécialisée a été activée pour contrôler et encadrer les écobuages et "les brûlages dirigés de manière raisonnée sur le territoire".

Mais est-il prudent et responsable d'organiser des brûlages dirigés avec de telles conditions météorologiques de sécheresse et de vents violents ? Les sapeurs pompiers ariégeois craignent le pire. Une enquête est en cours.

Hier, un mouvement pastoral de "protection du patrimoine" se présentait comme protecteur de la nature et racontait dans la presse : «Les penseurs écolos en ont plein la bouche du mot biodiversité et nous, c’est notre façon de la protéger, nous avons un département remarquable en terme de biodiversité. La nature on la respecte, elle alimente nos troupeaux car nous avons besoin que, l’été suivant, les animaux puissent revenir sur l’estive. Le respect de la nature, on l’a dans nos gènes».

La parole est une chose, les actes en sont une autre. Les mouvements de défense du patrimoine pyrénéen ne sont que des coquilles agricoles servant à couvrir le militantisme ultra pastoral et les exactions des bergers camouflées dans un langage écologiquement correct. C'est l'histoire du cheval de Troie : se déguiser en écologiste pour mieux les infiltrer.

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