Louis Dollo: Franska, morte ou vive

Après  "Louis Dollo se vautre dans les rumeurs", Lourdes Infos, par la plume de son "homonyme d’un belge spécialiste en dinosaures" trace dans un article intitulé "Franska, morte ou vive", le programme de l'ASPP 65 (Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Pyrénéen) pour les mois à venir.

Ce programme a été dévoilé lors d'une réunion de l'ASPP organisée à Omex. (Lire : Marie Lise Broueilh, Louis Dollo et l'ASPP dans la Dépêche : l'hibernation des ultra-pastoraux est terminée.)

On y apprend que «durant près de trois heures de débat, de nombreuses idées ont été proposées dont celle d'éliminer Franska», les bergers ayant proposé de «l'envoyer en Pays Basque parce que les Basques ont un savoir faire» ou «d'en faire cadeau à l'IPHB puisque l'institution avait, en décembre 2004, donné son accord pour recevoir deux femelles». Sans succès. «Et pourtant, il faut trouver une solution ou abandonner l'élevage de montagne. Trouver une solution en maintenant la transhumance et le pastoralisme, c'est bien le but que se donne l'ASPP 65.»

Des solutions pour éliminer Franska ?

On y apprend que la cabane «du Pré du Roy» est à proximité de la «tute» de l’ourse Franska. Louis Dollo dans son style inimitable prudent et riche en conditionnels y va d’un : «Selon nos informations, il semble qu'une ou des solutions aient, en définitive, été trouvées mais les participants restent discrets sur la méthode ou les méthodes qui pourraient être adoptées selon les secteurs et la complexité des pratiques et surtout des droits exercés sur les terrains par les uns et les autres. L'ASPP 65 serait le «chef d'orchestre » de l'ensemble. Une réunion de travail pour la coordination des actions devrait avoir lieu en comité restreint en fin de semaine. Nous devrions en savoir plus à cette occasion

Que de mystère pour traquer à nouveau Franska, par une voie plus administrative ou terrienne semblerait-il ?

L’ensauvagement serait-il le but des défenseurs de l’ours ?

«L’ensauvagement» est le nouveau terme à la mode des opposants du plantigrade. A rajouter au «viol des Pyrénées» au «blanchiment des consciences» et à «La réintroduction doit être un acte d'amour».

Ainsi Bruno Besches-Commenge dans un par ailleurs intéressant "Montagnes : l’histoire oubliée d’une biodiversité à visage humain" : «Il paraît alors inquiétant, dans les débats actuels autour de la montagne - ils concernent aussi on le sait son ensauvagement par les grands prédateurs- que l’on fasse aussi peu référence à un document essentiel par lequel la France s’est engagée, dans la droite ligne des réflexions que la FAO conduit au niveau planétaire. Il s’agit de la Charte du Bureau des Ressources Génétiques /BRG/ , dont le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement entre autres, furent cosignataires en 1998

Document qui parle de la juste protection des races ovines et bovines rares et bien sûr de l'intérêt de ne pas garder les troupeaux afin de les laisser profiter des terrains difficiles.»

Pour un responsable de l'ASPP 65 «l'abandon du pastoralisme c'est accélérer l'ensauvagement des Pyrénées avec toute les conséquences que cela peut avoir sur l'environnement et même le tourisme (…) Ce serait aussi un problème d'aménagement du territoire, un problème social et un problème économique, c'est-à-dire tous les ingrédients d'un développement durable. A cause de l'ours, les Pyrénées vont-elles perdre le bénéfice de toutes leurs qualités ? »

Voici maintenant que 4 ours relâchés mettraient en danger toutes les qualités des Pyrénées. Mais que font nos responsables politiques ? Que pensent-ils de l'ensauvagement des Pyrénées?

Le programme de l'ASPP : refus des gardes de troupeaux, des embauches de bergers et des chiens patous

Louis Dollo annonce alors les nouveaux «principes généraux» (très procéduriers) prônés par l’Association de «sauvegarde du patrimoine» quant à la forme de pastoralisme qu’ils souhaitent :

  1. «Refus de garde des troupeaux au profit de surveillance de l'ours : « les éleveurs n'ont rien demandé, à l'Etat d'assumer ses responsabilités et de garder les animaux qu'il importe.
  2. Refus d'embaucher des bergers ou des gardiens de troupeaux pour un motif juridique assez clair: il n'existe pas de cabanes aux normes de la législation sociale, certaines n'ayant même pas de possibilité d'avoir de l'eau.
  3. Pas de Patous pour des raisons de sécurité des randonneurs. Plusieurs procès ont eu lieu dans les Alpes où les éleveurs et bergers ont été condamnés. Certaines communes des Alpes auraient même interdit les Patous et paient directement les dégâts causés par les loups.»

Voilà leurs revendications clairement exprimées face à la présence de Canis lupus dans les Pyrénées. Le réchauffement du printemps s'annonce. Si froid il y a eu ?

L’Equipe Technique Ours et la DIREN, deux cibles fréquentes de Louis Dollo

Louis Dollo revient à nouveau à la charge (Lire Louis Dollo s'en prend à la DIREN dans Plaisir de la chasse») et annonce des «procédures judiciaires» (encore) contre les personnes qui s’occupent d’expertiser les dégâts des ours accusées d’avoir eu des «comportements» anormaux l’an passé ( comprendre d’avoir refusé de mettre sur le dos de l’ours des pertes en estives et d’être «juge et partie».)

Rappelons que les dégâts jugés «douteux» sont comptabilisés comme «dégâts des ours», même s’ils sont douteux ! Des comportements anormaux ... en faveur du pastoralisme, mais pas assez.

L'été 2006 a vécu un véritable feuilleton autour de l'histoire des veaux d’Aston. Episode grotesque qui a vu les éleveurs faire pression sur les autorités pour faire passer ce qui ressemblait plus à des manques de soins pour des dégâts d’ours. (lire les notes ci-dessous)

«Les éleveurs ne laisseront plus faire n'importe quoi par des gens dont la compétence et les méthodes sont pour le moins contestées. Des dispositions devraient  être prises à défaut de voir les services de l'Etat évoluer favorablement.» Pas un mot sur la justesse des diagnostics et la «compétence» des éleveurs et de la fine stratégie de l’ASPAP dans cette affaire délirante des veaux d’Aston soi-disant tués par des ours.

Source : Lourdes-Infos

Le feuilleton des veaux d'Aston

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