L'IPHB est favorable à l'éradication des vautours

IPHB Oloron - Des vétérinaires proposent leur méthode pour établir qu'une bête est morte ou non du fait des vautours : Le test « vautour »

« L'analyse nous dit si l'animal était vivant ou mort quand il a été mordu par les vautours » : Véronique Zénoni, du Groupement technique vétérinaire des Pyrénées-Atlantiques, a détaillé jeudi soir, à la Maison des vallées d'Oloron, à la demande de l'IPHB, le protocole qui permet de répondre à la question cruciale, au centre de la polémique entre éleveurs et environnementalistes, ces derniers soutenant formellement que les vautours ne s'attaquent qu'à des bêtes mortes.

Fiable, cette autopsie in situ l'est sous certaines conditions : « L'idéal est que le vétérinaire intervienne le jour même, sur un cadavre non déplacé et protégé », souligne le Dr Zénoni. Cette méthode proposée depuis deux ans par les « vétos » du Groupement reprend celle utilisée sur les animaux tués par la foudre. Elle fait procéder à une analyse des tissus (examen histologique) : « Il faut bien cerner l'endroit du corps de l'animal que les vautours ont attaqué en premier. Si la bête était encore vivante, on le verra au microscope, car le sang circulait encore à ce moment-là. »

La part du vautour

Le Groupement propose une convention, et sur le plan pratique un numéro d'appel unique : « On pourrait ainsi faire la part de ce qui est réellement dû aux attaques des vautours. » Pour Didier Hervé, directeur de l'IPHB, l'étude de rentabilité est vite faite : « Avec le déplacement du véto, chaque intervention coûterait entre 200 et 250 euros. Ce n'est pas rien, mais quand un éleveur perd une vache ou un veau, il perd 2 500 euros ! » Systématisées aux cas de l'année dernière, ces analyses auraient coûté 5 000 euros, extrapole M. Hervé. Plus: en fonction des attaques avérées (60 à 70 % selon lui) et sur la base du barème d'indemnisation des dégâts d'ours, il aurait fallu payer aux éleveurs 20 000 euros. Serait-ce si cher payé pour la paix des vallées béarnaises et des pacages du Pays basque ? On en est à ce jour à 27 témoignages de dommages en 2007.

«Respecter les témoignages des éleveurs »

« L'inquiétude monte ». Didier Hervé, le directeur de l'Institution patrimoniale du haut Béarn a pu le constater, jeudi soir, à l'occasion de la réunion qu'il organisait à Oloron. On y croisait des agriculteurs, les représentants du centre ovin et d'un groupement de vétérinaires, le président de la Chambre d'agriculture et des élus locaux. Une trentaine d'éleveurs ont des dégâts imputés aux vautours. Le secteur le plus touché se situe entre Saint-Palais, Bidache et Saint-Jean-Pied-de-Port. Les cas sont moins nombreux en zone de montagne.

« Les éleveurs présents souhaitaient des mesures. Et avant tout qu'on respecte leurs témoignages. Puis l'organisation d'une surveillance et la mise en place d'expertises. Ils sont favorables à une gestion de la population. La question est de savoir si le statut de cette espèce protégée depuis 1976 doit être adapté. Mais ils se montrent prudents face aux indemnisations. Nous sommes un peu dans la même problématique que l'ours. »

Source : Thomas Longué, Sud-Ouest

Vautours et IPHB : qui est charognard, qui est prédateur?
L'IPHB est favorable à "l'éradication" des emplumés!

La buvette des Alpages : Que désire faire l'IPHB des ours qui gênent? S'en débarasser. Maintenant qu'il ne reste que 3 pauvres ours mâles solitaires en Béarn et qu'e, sans nouvelles réintroductions de femelles, ils sont condamnés à s'éteindre, l'IPHB a perdu son gagne pain. Alors que faire? Il suffit d'écouter les éleveurs : ils se plaignent des vautours, et bien, il faut donc charger les vautours. L'IPHB s'occupe donc à transformer les oiseaux charognards en prédateurs et se propose pour prendre le dossier "vautours" en main.

L'IOHB va se charger de la population de vautours comme l'IPHB a géré la population d'ours en Béarn. Ca gêne, il faut s'en débarasser, contrôler, réguler, éradiquer. Y a qu'à demander aux éleveurs et aux chasseurs, ils sont d'accord avec l'IPHB (qui cherche toujours à retrouver un financement) pour ses actions "environnementales"...

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