ASPAS : Pas de nouveau lâcher d'ours sans plus de protection

La mort de l'ourse Franska a relancé une vive polémique sur d'éventuelles réintroductions d'ours dans les Pyrénées. Alors qu'elle demandait un complément d'enquête sur les conditions de la mort de l'ourse slovène, Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé que de prochains lâchers pourraient être envisagés. Le renforcement de la population d'ours bruns dans les Pyrénées répond en effet aux obligations communautaires de la France en matière de préservation de la biodiversité, et sur ce point, l'Europe nous considère comme un très mauvais élève en la matière.

Cependant, l' ASPAS refuse de cautionner de nouveaux lâchers d'ours, si ceux-ci ne sont pas accompagnés de mesures strictes et précises concernant la chasse. En effet, il est indispensable d'interdire la chasse dans les zones de présence de l'ours afin de ne pas revivre le drame de Canelle. Des gardes de l'ONCFS devront assurer la sécurité des ours dès lors que des appels à battues seront proclamés ouvertement dans les médias. Et toute atteinte aux ours doit être sévèrement punie par la justice française. Il est en effet inutile "d'importer" de nouveaux ours si nous ne sommes pas capables de les protéger.

Les plombs de chasse retrouvés dans le cadavre de Franska attestent des actions hostiles dont cette ourse a été victime depuis son arrivée dans les Pyrénées. Les nombreuses "battues" organisées à son égard et relayées par les médias en sont les premiers témoins. L'ASPAS a ainsi porté plainte devant les TGI de Tarbes et Saint-Gaudens pour perturbation intentionnelle et atteinte à la conservation d'espèce protégée (battues en juillet, plombs retrouvés à l'autopsie). L'Etat n'avait pris aucune mesure pour éviter ces manifestations. Désormais, il ne doit plus céder aux anti-ours ! »

Extrait de Goupil n° 91 - octobre 2007
Le magazine de l'Association pour la Protection des Animaux Sauvages

Commentaires