Ours : une volée de bois vert pour la Dépêche du Midi

L’article «Un randonneur toulousain, l'ours était tout près en position d'attaque» suscite des réactions chez les lecteurs du canard à sensation.

Quand la bêtise humaine nous tient !
Treize

L'ours était dans les Pyrénées avant l'Homme (1), tout comme le loup et les autres «prédateurs», mais dans sa conquête sanguinaire sur le monde l'Homme ne peut s'empêcher d'attaquer mère nature (faune et flore). Quand les éleveurs qui laissent seuls en pâture leurs troupeaux sans surveillance ou que des randonneurs inconscients pénètrent dans un domaine naturel sans le respecter, il ne faut pas s'étonner de se retrouver face à face avec les animaux qui le peuplent. Après l'extermination des loups, des ours, à quoi l'Homme va t'il s'attaquer ?

[NDLB : (1) L’histoire de l’homme remonte à 3 millions d’année. L’ours est sur terre depuis 32 millions d’années.]

Ridicule
Philippe VIGNEAU

Mort de rire ! Article ridicule a souhait qui mélange tous les arguments les moins recevables des antis ! A ce niveau la, ce n'est pas de l'information mais de la propagande... rarement vu plus mauvais ! Bref allez encore une fois : les ours slovènes sont de la même couleur que les pyrénéens (2) (dans les tons bruns), couleur qui peu beaucoup varier d'un sujet a l'autre.

Les termes sont délicatement choisis dans le panel du gore-thriller, un petit coup du coup de la réintroduction des dinosaures (un montagnard averti qui ne connait même pas le plus grand mammifère sauvage qui vit depuis toujours dans nos montagnes, très drôle !). Bref notre toulousain ne devrait pas avoir de mal a retrouver le chemin de la télévision, qu'il fréquente assidument a coup sur !... Allez Daniel, au prochain diner avec mes amis, je t'invite c'est promis !

[NDLB : (2) La couleur a été un des arguments lancé par les opposants au renforcement pour justifier les différences entre les gentils ours français et les méchants ours slovènes. La page de Jean Baylaucq, maire de Bielle-en-Ossau et anti ours notoire sur le site de sa commune est en ce sens exemplaire. Les prétendues différences de couleurs, d’alimentation, de comportement, d’adaptation sont encore des arguments avancés par les anti-ours, malgré les dénégations des scientifiques pour qui il n’y a pas plus de différence entre un Ursus arctos français et slovène qu’entre un homme français et slovène.]

Ridicule avec un grand R
jckger 

Un pyrénéiste «aguerri» doit savoir que le brame du cerf c'est terminé (ils ont trop à faire avec la chasse) et que HVALA et sur la commune de Melles (3) depuis plusieurs mois. Qui cherche l'ours le trouve. Quant a ce monsieur qui rêve d'une nature façon "Bamby de Walt Disney" qu'il reste devant sa télé, les Pyrénées sont pleines de vipères agressives, de vautours affamés, de sangliers traqués et de frelons dans les hêtres. J'ai même croisé un Beauceron sans muselière au pas de l'Escalette.

[NDLB : (3) En bon pyrénéiste «aguerri», notre randonneur aurait du lire le «Loc’Hebdo» n°34 de la semaine du 22 au 28 octobre 2007 publié par l’ONCFS. Depuis la naissance des oursons, Hvala reste avec ses oursons. Tous les communiqués donnent pour Hvala a peu près la même chose : «Hvala et ses oursons sont restés cantonnés sur la commune de Melles en Haute-Garonne

En bon naturaliste «aguerri», notre randonneur devrait savoir que pour l’ours, 2 pics d’activités ont été mis en évidence : l’aube et le crépuscule. Est-il surprenant de rencontrer une ourse lors d’une randonnée quand on sait où elle vit et quand elle sort ?

En habitué du brame, l’aguerri de service de la Dépêche devrait savoir que la période du brame du cerf est, à quelques jours prêt, régulière d’une année à l’autre : du 20 septembre au 20 octobre. Trop tard donc pour tirer le portrait d’un grand mâle, on peut aussi essayer en juillet !

Se balader à l’aube, dans une zone occupée par une ourse suitée pour photographier un cerf en rut est donc une activité doublement dangereuse et irresponsable.

  • L’ourse est connue pour être particulièrement protectrice avec ses petits, c'est signalé dans tous les avertissements aux promeneurs. Il ne fait pas bon se trouver entre l'ourse et ses oursons.
  • Le cerf occasionne chaque année de graves blessures à des imprudents. Durant le brame, il a un comportement agressif envers ceux qui s'en approchent de trop près.

Pénétrer avant l’aube dans le territoire d’une ours suitée et approcher des cerfs lors du brame sont deux activités qui dérangent particulièrement des animaux sauvages par ailleurs nocturnes en période de reproduction ou "d'élevage" des petits. Aguerri mais irresponsable et irrespectueux.

L'homme qui a vu l'homme
Zorba Legraque

Une ourse avec des petits qui se met en position d'attaque et …n'attaque pas ! Saluons le sang-froid et la tolérance de ce plantigrade qui ne s'oppose pas à la réintroduction des blaireaux dans les Pyrénées.

Ours dressé sur ses pattes arrières, image extraite du film Vivre avec les ours de Michel Tonelli [NDLB : Photo d’une ours et de son ourson debout lors d’une rencontre impromptue sur un chemin. Extraite du film « Vivre avec l’Ours » de Michel Tonelli. Faites le test avec vos enfants : Que lisez-vous dans la posture de ces ours ?

  1. de la colère et de l’agressivité
  2. de la curiosité, de l’attention
  3. de la fatigue.

Et encore là pour en parler !
Fidi65

A la place de Hvala j’en aurai fait mon 4 heure de ce randonneur de pacotille qui vient au brame du cerf à la fin octobre. Au moins elle nous aurait débarrassé de ce type d’individu qui ne représente que lui même et qui n’a rien a faire dans nos belles Pyrénées. Il ne sait même pas la chance qui l’a eu de rencontrer le symbole d’une nature sauvage et protégée. Que le souffle de Hvala hante à jamais les nuits de ce grotesque personnage.

[NDLB : Des centaines de personnes paient chaque année pour aller se promener dans des pays où ils ont l’espoir d’apercevoir un ours : Slovénie, Italie, Espagne, Roumanie, etc. et reviennent parfois bredouille.]

Changer d'activité
Bipbip

Ce monsieur fait bien d'abandonner la randonnée pour une activité qui lui convient mieux. Ce genre de témoignage a le don de me rendre pro-ours. Bien que je crois de moins en moins à la possibilité du maintien d’une population d’ours dans les Pyrénées. Au passage : un cerf en plain brame n’est pas inoffensif.

Un article de niveau zéro

Tout sur cet article aujourd'hui en ligne est nul et d'un niveau zéro. Ouh ! à la diffamation et l'appel à dégradation d'espèces menacées (par certains hommes).

Incroyable

Appareil photo en main, il fallait profiter de cet instant sensationnel pour nous présenter l’ourse et ses oursons ! Il est vrai que vous faites preuve de self control. Etes-vous certain que les plantes qui dissimulaient « le fauve » étaient bien des fougères ? Je pencherais pour ma part pour une belle plantation de cannabis ! C’est courant dans nos forêts. Pour vos prochaines promenades je vous conseille les berges de la Garonne, à moins qu’un requin blanc ne la remonte à contre courant !
Boudu con : bavure journalistique

Cet article de non-presse restera dans les annales de la bêtise journalistique. On pouvait difficilement commettre pire... Quant au témoin il doit effectivement être entre le pingouin et le dinosaure...

[NDLB : La Dépêche profite de l’occasion, non pas pour informer ces lecteurs de l’Etat actuel des rencontres hommes/ours, des dangers éventuels, des précautions à prendre et de la vie de l’ours, mais pour « faire de la recette » et pour vendre son canard. Peu importe que ce qui est écrit soit ridicule et manipulateur. Ce qui compte, c’est qu’il provoque des réactions et fasse vendre. Le sujet de l’ours est parfait pour celà : la polémique entre les défenseurs de la biodiversité, les éleveurs, les politiciens et l’Etat fait rage. Mettre un peu d’huile sur le feu ne peut qu’augmenter le tirage du journal et le nombre des visites sur le site. La Dépêche, c’est le journal des paparazzis de l’ours, le serment d’hypocrite.]

Propagande
Jacques B

Ce "témoignage" s'inscrit dans la lignée des articles sur le sujet "ours" produits par votre journal qui visent à légitimer par tous les moyens les revendications de destruction de l'ours de certains milieux du monde de l'élevage. En tentant de faire peur aux lecteurs qui font des balades en montagne, cet article va dans le sens des personnages et organisations qui veulent éradiquer cette espèce (et quelques autres).

Mais c'est un combat d'arrière garde : l'heure n'est plus à la destruction de l'environnement, mais à sa conservation. D'ailleurs votre titre dévoile bien vos arrières pensés puisqu'il fait référence à 50 moutons qui "auraient été tués" par cette ourse. Quel rapport direct avec la rencontre qu'à fait ce promeneur ? Aucun, sinon le rappel qu'un ours, c'est "nuisible".

Que ce promeneur ait eu peur, c'est incontestable, mais pourquoi s'en étonne t-il ? Si c'est un amateur de brame, il doit connaitre un minimum de choses sur la faune sauvage autochtone, non ? Sinon, effectivement, il vaut mieux qu'il reste devant sa télé. Il pourra voir des émissions animalières où on lui expliquera qu'un ours, approché d'un peu près, se met debout pour voir ce qui se passe, c'est normal et cela a déjà été observé des tas de fois. On ne va pas se balader dans la nature sans savoir ce que l'on va y trouver. D'ailleurs en conclusion, l'auteur de l'article écrit qu'il ne s'est rien passé : " Il (le promeneur) n'a pas bougé et la bête s'est remise à quatre pattes, disparaissant derrière le rideau de fougères". Ben oui, normal. pas de quoi en faire un fromage.

J'espère que vous publierez rapidement le témoignage d'un naturaliste quelconque de la région, qui ayant eu la chance de rencontrer l'ours, apportera une autre vision d'un contact vécu avec cet animal, emblème des Pyrénées.

[NDLB : 50 moutons qui "auraient été tués". Le hors contexte et l’emploi du conditionnel montre bien l’intention de manipuler. Il s’agit ici de soutenir et de développer le sentiment de peur. Amener le lecteur à penser que si l’ours tue des brebis (plus de conditionnel), se promener en montagne est dangereux. Il faut donc éliminer les ours.

Qui se cache derrière cet article signé S.R. ? Un journaliste fils d’éleveur, un syndicaliste pastoral ? Y a-t-il encore une ligne éditoriale et une direction à la Dépêche du Midi ? Sont-ce l’appât du gain et la disparition de l’ours qui motivent la rédaction ?

Le ridicule ne tue pas, heureusement
Longjohn

Heureusement que le ridicule ne tue pas, notre jeune retraité de l'Education Nationale en aurait été foudroyé plus sûrement que sous la patte de Franska. Les arguments présentés, avec une complaisance dégoulinante de la Dépêche, oscillent entre l'abject et le sordide. Que ce Tartarin de village reste donc devant sa télé, il y sera plus à sa place que dans le territoire de l'ourse Franska, qui a peut être eu tort d'être aussi magnanime.

[NDLB : Il s’agit bien sûr de l’ourse Hvala et pas de l'ourse Franska, qui est morte écrasée sur une route, après avoir été traquée.]

Merci la dépêche !
Beroy

Merci beaucoup pour cet article ridicule ou l'on se rend compte de l'étendue de la bétise humaine. Mr Gaubert, vous êtes le digne représentant de tous les beaufs de France, félicitation. Retraité de l'éducation nationale en plus, et bien je plains vos anciens élèves. Rester devant sa télévision, en voilà une idée qu'elle est bonne! Merci en tout cas pour cette fabuleuse histoire qui démontre bien qu'un ours est un animal dangereux, mais loin d'être agressif car si c'était le cas monsieur Gaubert, vous n'auriez jamais pu raconter vos inepties! Et désolé pour tous les toulousains qui doivent mourir de honte !

Effaré !

Ce qui me chagrine le plus dans cette histoire, c'est la façon dont la Dépêche relaie ce genre de délires sans aucune analyse. Le type aurait annoncé que l'ours lui a pris son petit fils, la Dépêche aurait annoncé ça tout de go ! Ce type est clairement un anti-ours qui a mûrement réfléchi ses arguments qui n'en sont pas.

On croirait lire les mensonges de l'ASPAP ou de l'ADIP (les deux associations anti-ours). Je ne pense pas trop m'avancer en prétendant que la collusion est évidente ! Tout y ressemble : les écolos ados, les dinosaures, les pingouins (et ça se croit drôle en plus), le côté terrible et meurtrier (!) de l'ours et puis bien sûr, les inexactitudes globales sur l'ours.

C'est marrant : les anti-ours béarnais disaient que les ours slovènes sont noirs et cet anti-ours toulousain les prétend marron clair ! Mieux vaut rire devant ces abysses d'ignorances qui mènent tout droit sur le chemin de l'obscurantisme. Surtout quand la presse les reprend aussi facilement. Franchement : j'ai honte pour la Dépêche. C'est vraiment une tache dans le journal cet article. C'est nul ! Et surtout, ce non-évènement prouve merveilleusement qu'une ourse traquée par un type qui cherche encore le brame du cerf en novembre (!) ... et bien ...même suitée de ses deux oursons, elle ne l'attaque même pas.

Le type a raison, qu'il retourne devant la télé. Mais j'ai mal à la Dépêche une fois de plus. Ce n'est pas innocent de choisir ainsi, sans cesse, de s'attaquer à l'ours qui est encore dans une mauvaise passe dans les Pyrénées tant que de nouveaux lâchers n'ont pas lieu. Pourquoi la Dépêche utilise-t-elle l'ours des Pyrénées comme un vulgaire fusible afin de vendre du papier ? Honteux et petit.

Le ridicule n'est pas mortel, l'ours non plus !
Dentayente

Encore un grand morceau d'anthologie: Souvenons nous du "bivouaqueur chevronné" jadis soi-disant poursuivi par l'ours à Orlu, de l'assureur palois qui s'agite et crie en tout sens au lac bleu pendant que l'ourse Franska passe tranquillement son chemin. Cet article se situe au même niveau. Passe encore le commentaire sur la couleur de l'ours bien sur différente des ours Pyrénéens (en a t'il déjà vu ?) mais le pompon ce sont les termes choisis "souffle rapide, puissant, rauque", "deux yeux de fauve qui le fixent dans la pénombre","m'a glacé le sang", "en position d'attaque", "que cette folie meurtrière se multiplie par trois si les petits se montrent à la hauteur de leur éducatrice de mère !". Le coup de l'ourse en position d'attaque et qui n'attaque pas, risible! Si ce monsieur est un Pyrénéiste aguerri alors je suis le pape!

[NDLB: Lire Timothée Poisot : Réaction à l'annonce d'un randonneur attaqué par un ours]

La Dépêche peut-elle descendre encore plus bas ?
yeap31

C'est la question qu'on est en droit de se poser ! Voulait-elle faire une sorte d'humour comme le pense Guy de Cugnaux? Non, absolument pas! C'est dans la continuité des articles anti-ours de l'équipe rédactionnelle de ce journal. Faire peur au sujet de l'ours est son crédo, elle abonde dans le sens des "chemises noires" sur lesquelles est écrit, lors des manifestations violentes des éleveurs/chasseurs, en lettres rouge sang: OURS EN LIBERTE, VIES EN DANGER.

Je ne reprendrai pas tous les termes de l'article, mais les mots: rauque, puissant, énorme, yeux de fauve, un peu de xénophobie sur la couleur (a-t-il au moins déjà vu un ours des Pyrénées ou est-ce un ajout du rédacteur afin de faire mieux?) et la cerise sur le gâteau: folie meurtrière à bientôt multiplier par trois ma bonne dame! C'est sûr qu'à la place de ce pyrénéiste aguerri qui va photographier le brame en novembre alors que celui-ci est quasi terminé (un ou deux cerfs retardataires continuent un petit peu à bramer) il aurait s'agit d'un chasseur, nous aurions eu une ourse en moins dans les Pyrénées.

Mais une note positive pour terminer et dire un grand MERCI à La Dépêche: cet article nous démontre que l'ours n'est pas la bête assoiffée de sang et mangeuse de petits enfants que certains veulent bien nous décrire.

Honteux
Mathieu K.

Cet article est tout simplement honteux : le parti-pris est flagrant et les arguments souvent mensongers. On peut se demander si le seul but de ce papier n’est pas de faire (re-)monter la pression dans les Pyrénées, à une heure où les troupeaux sont redescendus d’estive ?

Deux points m’interpellent fortement :

  • La stature debout n’est pas une position d’attaque. Avez-vous déjà vu un ours attaquer ses proies debout ?! Quant un ours attaque, comme tous les animaux, il est sur ses 4 pattes. L’ours, qui a une ouïe et un odorat excellents, a par contre une vue très médiocre. La position debout lui permet tout simplement de mieux identifier les formes qu’il perçoit. Donc NON, Hvala n’était pas en position d’attaque.
  • Pendant des années, les anti-ours ont proféré des arguments mensongers, notamment que les ours pyrénéens étaient beaucoup plus clairs que les ours slovènes. Et maintenant, ce serait l’inverse ?! La vérité, c’est que slovènes ou pyrénéens, les ours ont une très grande diversité de colorations de leur pelage. Diversité entre individus (certains très clairs, d’autres très sombres), mais aussi entre les périodes de l’année, chez un même individu.

Ours et pingouins !
Dardarmotus

Bonjour. Comme je suis endémique de cette partie de la région je tiens à souligner plusieurs bourdes :

  • Le cap de Gauch n'est pas au dessus de Melles , un mauvais point.
  • Le Cap de gauch se situe à 2148 m environ soit 1000 m de plus que ce qu’annonce la dépêche "petit sommet d'environ 1 150 mètres d'altitude" mazette !

Un randonneur toulousain affirme (hic) mais on en est pas sûr ! Des fougères de folie, petit randonneur qui se retrouve face à maman ours en position d'attaque, debout (ben oui elle fait du karaté maintenant fini la rigolade!) et en plus la sournoise elle porte une tenue de camouflage comme dans les balkans, une photo, une photo ! Je suis déçu pourtant car pas de photo. Aguerri le type?  Ahh lala, Daniel Gaubert je ne sais pas qui vous êtes mais tout le monde se déchaine contre vous, une chose est certaine moi qui habite le lieu je ne vous ai jamais vu ?

Couledoux, Melles dans ce sens et sans franchir la barrière ce qui est strictement interdit en voiture je vous le rappelle (lisez le panneau Pyrénéiste) il vous faut au moins trois heures en marchant bien et ne me dites pas que vous avez fait un détour de 40km en contournant le Cagire, vous aviez plus de chance sur le col de l'artigaux pour le brâme mais en debut d'octobre et il y a des endroits plus simple d'accès, mais ça faut le demander aux natifs du pays pas aux Toulousains ! Bref pour un ancien enseignant pas terrible !

Journalistes vérifiez vos sources! C'est le b-a-ba, à moins que ce soit l'ours fouettard du château d'Arbas faut voir? Cependant je vous confirme qu'il y effectivement des ours à Melles mais aussi un excellent restaurant que vous devez connaitre sans doute et pour cause, in vinum véritas ! Bien à vous la dépêche , faites circulez le message merci. Signé Phil.

Rien de neuf
Romuald

Un randonneur rencontre un ours à l'aube. Qui a t-il de neuf ? "C’est contraint par l’homme que l'ours brun est devenu nocturne. Deux pics d’activité ont été mis en évidence, respectivement entre 6 et 8 h et entre 18 et 23 h ; la nuit comprend des phases de repos".

Bien que rare, cette rencontre n'a rien d'exceptionnelle. "L’ours est plantigrade ce qui lui permet de se dresser sur ses membres postérieurs." Rien de neuf.

Bilan des rencontres hommes ours

Sur soixante cas de rencontre homme – ours étudiés dans les Pyrénées au cours de la dernière décennie, le comportement de l’animal a été noté. L’ours évite généralement l’homme (il est très rare de voir un ours). Il est donc à souligner que les pourcentages suivants ne comptabilisent pas les cas où l’ours a évité l’homme, sans que ce dernier ne le voie. Sur les 60 observations, il a été constaté que :

  • dans 78 % des cas, l’ours s’enfuit ou s’éloigne de l’homme.
  • Dans 19% des cas, il manifeste un comportement indifférent sans être agressif.
  • Dans 3% des cas (2 cas), l’animal a chargé. Les deux charges correspondent à une femelle accompagnée d’oursons. En 1997, Mellba charge un chasseur qui la tue, et en 1998 Ziva charge 2 agents de l’équipe technique ours (charge d’intimidation pour les dissuader de s’approcher).

Étant donné la capacité physique de l’animal, un accident sur l’homme n’est pas exclu. Cependant il y a lieu de relativiser ce risque : l’ours brun évite généralement l’homme et aucun accident mortel n’a été recensé dans les Pyrénées depuis plus de 150 ans alors que la population d’ours était beaucoup plus importante qu’aujourd’hui.

Hvala, bien qu'accompagnée d'oursons s'est mis sur ses 2 pattes pour analyser la situation. Devant le calme et le manque d'agressivité de ce monsieur, l'ours a pris un comportement normal d'évitement. Rien de neuf.

Si ce Monsieur avait été un chasseur, il est plus que probable que l'ourse serait morte et qu'il aurait en ce moment des déboires avec la justice. Au lieu de cela, tout le monde est indemne et en est quitte pour la peur. Rien de neuf.

La Dépêche continue a rédiger des articles très sensationnels, peu objectifs et peu documenté sur l'ours pour plaire à ses lecteurs ruraux et pastoraux. Rien de neuf.

Ce lecteur, bien que "Pyrénéiste aguerri" comme beaucoup d'autres français, a besoin de mieux connaître l'ours. Espérons qu'ils puissent tous, devant leurs télévisions s'instruire sur ce bel animal en danger. Le film de Michel Tonneli «Vivre avec l’ours» va passer sur la cinq demain 5 novembre. Bonne séance télé a ce monsieur qui fait partie des rares à avoir pu voir un ours de près. J'aimerai bien avoir sa chance.

La Dépêche n'a accompli ici aucun travail journalistique, elle se comporte comme les tabloïdes anglais. Pas fameux.

CQFD
Chaman

L'ourse n'a pas attaqué car elle n'a décelé chez notre promeneur aucun signe qui pouvait lui faire penser qu'elle était en danger. Son système de détection : l'analyse de la sueur de notre promeneur chez lequel elle n'a dû sentir que la peur.

Cannelle dans la passé avait chargé car l'abruti qui était devant elle avait un fusil et voulait en découdre. L'attaque de Cannelle n'a été que la conséquence de l'agressivité humaine. Quand le journaliste parle de folie meurtrière c'est typiquement une inversion du sens. La folie meurtrière, je l'ai souvent vu chez l'homme. L'animal ne tue que pour subvenir à ses besoins. Notre promeneur a eu un bon comportement vis a vis de l'animal, par contre il a été complètement traumatisé le pauvre garçon. A t'il été digne de cette rencontre ?

C'est l'ours qui est en danger
Jean-Marc Dislaire

Quelle désinformation ! Ce promeneur Toulousain ose déclarer : «Que cette folie meurtrière se multiplie par trois si les petits se montrent à la hauteur de leur éducatrice de mère.» Que ce Monsieur sache que si l‘ourse avait voulu l’attaquer il ne serait certainement pas là pour évoquer cette rencontre. Cet animal à tout simplement par son attitude évalué le danger potentiel que représentait cet homme.

Pour avoir croisé le chemin de l’ours de très très prés dans les Pyrénées, je peux dire qu’à aucun moment je ne me suis senti en danger, et je continue à ce jour de fréquenter le domaine de l’ours sans aucune peur. La seule peur qui me préoccupe aujourd’hui, c’est la disparition de cet être exceptionnel qu’est l’ours. Tant qu'il y aura ce genre de désinformation, c'est l'ours qui court un danger. Franska en a fait les frais, certains médias en ont fait leurs fond de commerce. Et oui "l'ours qui fait peur cela fait vendre".

Quand à la robe de l’ours que ce Monsieur sache que Papillon était noir, Canelle marron , l’ourse Lagaffe qui a fait parler de lui au début des années 1990 était café au lait. Ce monsieur à décidé de rester devant sa télé, grand bien lui fasse, laissons ces coins de montagne à l’ours et à ceux qui le respectent.

Autres réactions

Mais il y a aussi des commentaires de personnes qui n’aiment pas les réactions des lecteurs de la Dépêche.

L'ours
Guy

J'étais loin de penser que la simple description -teintée d'humour - de la rencontre d'un homme - que je ne connais pas - avec un ours déclencheraient de tels flots de haine parmi les lecteurs de la Dépêche. Cela ne vole pas haut dans le coin. Nacho.

[NDLB : Pas évident pour un anti ours de voir que son canard préféré déchaine des réactions. Pas évident d’accepter que des lecteurs outrés prennent la souris pour écrire au journal. Dans quel camp est la haine, la manipulation, le mensonge? Pas évident d’être lucide avec une poutre dans l’œil. A chacun son humour. Moi, la manipulation de l’opinion par un organe de presse ne me fait pas rire, la disparition de l’ours non plus.]

Consternant
Decescendre

Marre de ces commentaires affligeants qui donnent du grain à moudre aux imbéciles des deux bords.

[NDLB : En quoi faites vous mieux ? le civisme n'est pas mort, vous êtes consterné ?]

Allons zenfants
RougetDeListe

Bravo, les défenseurs de leur nature et du nounours des Pyrénées sont vigilants. Citons : "Au moins elle nous aurait débarrassé de ce type d’individu qui ne représente que lui même et qui n’a rien à faire dans nos belles Pyrénées". Oui, mais que les écologistes de salons représentent ils en dehors d'eux mêmes ? "Quant à ce monsieur qui rêve d'une nature façon 'Bamby de Walt Disney' qu'il reste devant sa télé". Ne pourrait-on proposer ceci aux défenseurs du nounours de leur enfance ? "L'ours était dans les Pyrénées avant l'Homme, tout comme le loup et autres 'prédateurs..." : Le tyrannosaure aussi "Saluons le sang-froid et la tolérance de cette plantigrade qui ne s'oppose pas à la réintroduction des blaireaux dans les Pyrénées."

Crétinerie typique qui prête à un animal des sentiments humains.

"Allons ! Enfants de l'Idiotie !
Le jour de gloire est arrivé !
Avec nous de nos pitrerie,
Le mouchoir suintant est levé !
Le mouchoir suintant est levé !
Entendez-vous à la campagne
Mugir ces stupides bougnats?
Ils viennent jusque dans nos bras
Égorger les ours, des nos fantasmes.
Aux armes, abrutis !
Formons nos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur... Abreuve nos croupions." (sic)

Réaction de le buvette

L’ours des Pyrénées est une espèce en danger parce que des hommes (dont vous il me semble) : éleveurs, chasseurs et leurs politiciens cherchent à le faire disparaitre définitivement de France. Pour cela, ils sont prêts à tout pour s’attaquer à lui directement ou indirectement :

Cela n'a rien à voir avec les dinosaures.

Les éleveurs veulent défendre les races domestiques en faible effectifs. Ils ont raison, et pour cela ils doivent les reproduire en plaine, en bergerie ou en montagne et pas en zone à ours, ce ne serait pas logique.

Les défenseurs de l’ours ne veulent pas voir l’espèce Ursus arctos s’éteindre en France. Ils ont raison, et pour cela ils doivent :

  • Veiller à l'augmentation de la population en danger par un renforcement de la population (introduire des femelles et des mâles)
  • Eliminer les causes de mortalité : excès des chasseurs et du milieu pastoral, destruction et non tranquilité des habitats indispensables.
  • Les actes hors la loi doivent être sévèrement réprimés.
  • Les brebis doivent être convenablement remboursées SI elles sont protégées

Aux automnales d'Arbas et de Massat, les éleveurs ont occupé la buvette toute la journée et imbibés d'alccol ont entonnés des chants pastoraux qui leurs permettaient de s’identifier, de resserrer les rangs de la profession avant de passer à l’action. Le mythe de l’ours est bien vivant.

Votre marseillaise pastorale à la sauce ASPAP n’est qu’un chant sous-nationaliste corporatiste, partisan et violent comme le sont les membres de ces associations pastorales qui opposent :

  • «écolos de salon» et éleveurs propriétaires de "leur" montagne,
  • «fonctionnaires de la plaine» et jardiniers de la montagne,
  • La «bonne» biodiversité domestique et ovine à la mauvaise biodiversité qui serait responsable de «l’ensauvagement» des estivées que les ancêtres avaient nettoyées des "nuisibles".

Ce sont les injures, les excès de colère, les manipulations, les mensonges et les exactions ultra pastorale que la Dépêche défend en publiant de tels mauvais papiers. Il n’est pas étonnant que les français réagissent de plus en plus nombreux à ce genre d'article.

Le pastoralisme est blessé et se meurt, mais aveuglé, il se trompe d’adversaires, ce ne sont ni les écologistes, ni les ours qui sont responsables de la crise dans laquelle le pastoralisme est englué. Les responsables ? Les prix du marché de l’agneau importé et les comportements odieux et anti environnementaux qui ne sont plus admis par l'opinion publique et les français. Or ce sont aussi vos clients que vous critiquez !

Les éleveurs s’éloignent de plus en plus des demandes des consommateurs qui désirent manger sain ET durable. L’agneau AOC de Barèges-Gavarnie serait-il même le meilleur du monde, construire sa réputation sur un texte qui manipule le sens originel des AOC "des pratiques loyales et constantes" en interdisant la protection des troupeaux, et condamne de ce fait l’ours, c’est refuser lavenir en sciant la branche sur laquelle le pastoralisme est assis en position instable.

Les écologistes de désirent pas nuire au pastoralisme. Nous voulons que le pastoralisme survive en même temps que l’ours, nous voulons la cohabitation et sommes prêt à soutenir plus fortement le pastoralisme pour peu que celui-ci soit respectueux de la montagne et des espèces qui y vivent : ours, vautours, grands tétras, plantes de montagnes etc. Pas de protection, pas de pognons !

Seule la cohabitation permettra la survie du pastoralisme. Si les éleveurs arrivent faire disparaitre l’ours des Pyrénées, les français le leur feront payer cher et n’auront plus jamais envie de les soutenir. La pollution en agriculture, les OGM, la malbouffe, tout cela c’est le même problème : l’homme doit améliorer sa cohabitation avec la nature pour préserver un avenir compromis. La terre n’est pas inépuisable et tous les comportements irrespectueux ne pourront qu’être rejetés, de plus en plus fort et de plus en plus vite. Après l'ours, vous voudrez éradiquer le loup, les vautours, les lynx..., tout ce qui gêne au profit de votre biodiversité domestiquée.

L’homme désire transmettre un monde vivable à ses enfants. C’est en nous, c’est l’instinct de survie. Certains ont ouvert les yeux, la majorité du milieu pastoral (ou celui qui s'exprime) pas encore.

Votre chant guerrier et l'imbécilité de ses paroles ne me donne pas envie de défendre vos positions. Vous aurez de plus en plus d’opposants, ce qui est déjà le cas actuellement et radicalise votre discours conservateur et rétrograde. Vous croyez être drôle, vous êtes pitoyable.

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