Les éleveurs casseurs d'Arbas condamnés

Les dix éleveurs et membres des associations opposées à la survie de l'ours dans les Pyrénées qui avaient violement manifestés à Arbas le 1er avril 2006 ont été condamnés à 6.796 € pour dégradation de biens publics.

Les éleveurs anti ours condamnés pour dégradation de biens publics à Arbas Dix éleveurs ont été condamnés lundi 26 novembre par la cour d'appel de Toulouse à payer 6.796 euros en réparations des dégradations commises dans la commune d'Arbas (Haute-Garonne), le 1er avril 2006, lors d'une violente manifestation contre le lâcher dans les Pyrénées d'ours slovènes. Les éleveurs condamnés devront également payer 2.000 euros de frais de justice.

Les dix prévenus avaient été condamnés en première instance, en septembre 2006, à verser solidairement 4.300 euros de dommages et intérêts à la commune d'Arbas, dont le maire est François Arcangeli, président de l'ADET, l'association qui a favorisé la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées centrales. Les éleveurs avaient à l'époque déclaré que les associations paieraient les frais et amendes. L'ASPAP est majoritairement financée par un "don" de 20000 € d'Augustin Bonrepaux, président du conseil général de l'Ariège.

Philippe Lacube, porte parole des antis ours de l'ASPAP est satisfait "Pour nous, la somme d'environ 6.700 euros reste importante, mais nous avons la satisfaction de savoir qu'elle ne représente que 10 à 11% des demandes du maire d'Arbas". Philippe Lacube a ajouté que les éleveurs n'engageraient pas de pourvoi en cassation. Il a aussi critiqué l'attitude du maire d'Arbas qui les poursuit en justice et "se répand néanmoins dans la presse pour enterrer la hache de guerre". François Arcangeli réclamait comme en première instance 17.844 euros au titre de réparations des dégradations et 20.000 euros pour le préjudice lié à l'image du village. Pour lui, "c'est un jugement mesuré même si pour eux c'est une somme pas négligeable". "Le premier jugement était très en deçà d'un équilibre et là, on s'y est approché".

Il est surprenant de voir que Monsieur Lacube oublie que le maire d'Arbas a aussi pour mission de représenter les habitants de sa commune qui ont été choqués par les violences et les dégâts causés par l'ASPAP et ses militants. N'ont-ils pas le droit de remettre en état le mobilier urbain détruit, de nettoyer la façade et l'intérieur de la mairie ? François Arcangeli, maire d'Arbas a estimé le montant des dégradations (façade souillée, jardinières piétinées, etc.) à 10% du budget de la commune. Les arbasiens ont donc dû y aller de leur poche, mais justice est rendue.

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