Stratégies ultrapastorale, la buvette est ouverte

Les ultrapastoraux n’ont pas le moral :

  • le bilan à mi-parcours va sortir, les boycotts vont-ils payer ?
  • Les ours sont de sortie dans les estives abandonnées,
  • les pro-ours font des colloques scientifiques et
  • Nathalie Kosciusko Morizet désire un "Groupe national Ours" !

J'imagine déjà les réactions des associations ultrapastorales et de leurs scientifiques et zournaleux divers zé variés : Louis Dollo, Bruno Besche Commenge, Laurent Garde et autres Allègre de tous poils.

Tout faire pour empêcher la création d’un groupe national ours

Empécher la création d'un "Groupe national Ours" où eux, les seuls propriétaires de la montagne, les demoiselles de 2008, les zabitants de la montagneu ; soutenus par de zélés zélus seront noyés dans les nombreux représentants des ministères (tous à la solde du WWF et de FNE!), des associations zoolâtres écologistes (comme dit Frédéric Nihous) financées par les précédents.

Décrédibiliser le rapport officiel à mi parcours

Décrédibiliser Nathalie Kosciusko Morizet (quelle c.. celle là!) qui décidément n’a rien compris aux vraies conclusions à tirer des voyages dans les pays où il y a des ours (Asturies, Trentin, Slovénie, Montana). C’est évident que les bonnes conclusions de ces voyages couteux (ne pas oublier couteux) sont celles des associations qui les ont… boycottés : Ils étaient inutiles !

Aucune situation n’est transposable dans les Pyrénées. Ils sont uniques. Expliquer que la cohabitation harmonieuse est d’ailleurs tout aussi impossible ailleurs, même s’ils n’étaient pas du voyage. Cohabiter n’est pas dans le vocabulaire pentu : gérer pacifiquement une cohabitation pastoralisme-prédateurs, c’est impossible! Dommage que Nathalie Kosciusko Morizet ne semble pas de cet avis. Il va falloir recommencer toute l’argumentation à partir de zéro. Ach Dommache, dommache.

Pondre leur propre rapport à mi parcours

Ils vont nous pondre la version ultrapastorale du « bilan à mi-parcours » et c’est évident que la pauvre Nathalie Kosciusko Morizet  va en prendre pour son grade. Rien que du mauvais. Faut tout refaire ! Jean Lassalle au Ministère de l’Ecologie! Il va falloir ridiculiser le raffort des associations FERUS, WWF et Pays de l’Ours-ADET, des zoolâtres vendus, des idéologues aux comportements psychiques douteux comme dit Frédéric Nihous. Il est bon ce Nihous quand même !

Fédérer les montagnards

Se réunir avec les ultrapastoraux alpins. Mais comment font-ils là bas, loin des Pyrénées, pour se battre dans le «Groupe national loup»? Puisqu’il va falloir luter contre ce nouveau "grand machin national" où ils n’auront plus toute la parole comme dans LEURS montagneu. Il faut s’inspirer de leur expérience. Allez les bergers alpins, Allez le CERPAM, les pyrénéens ont besoin de vous. Faut vous réunir et aplanir vos différences dans l’adversité nouvelle.

Choisir son modèle

Vu que la «régulation» programmée des loups n’est pas efficace (pas cons les loups), il ne leur reste que le modèle du braconnage pour réguler les ours, comme en Autriche. Heureusement là-dessus, ils peuvent compter sur l’aide des fidèles de Nihous et de la justice. Mais les chasseurs ne seront pas suffisant, ce qu’il va falloir demander c'est la régulation à l’estive, le plomb pastoral du berger aux prédateurs, sans intermédiaire.

Agiter les réseaux

Communiquer via tous les canaux, écrire à tous les pontes au pouvoir : "Cher Président Sarko" ; "Cher Monsieur Borloo" et aux autres même plus loin, à Bruxelles où lelobbying est en bonne voie. Ecrire poliment mais fermement. Nous, les vrais montagnards qui sommes là depuis toujours ne désirons pas d'un Groupe national Ours ou sinon on met le feu à la montagne et nos troupes ne nous obéiront plus, y a qu’à voir comment cela va se passer au colloque de Luchon. De la provocation ce colloque d'ailleurs, des scientifiques qui viennent parler de nos affaires sur nos terres. Nous, les chefs, sommes contre les troubles, mais faut comprendre la base. Ils sont déprimés et incontrôlables, même si nos instructions et mots d'ordres officiels sont sages. Ils vont rameuter tous leurs contacts de Presse pendant que les petites mains mettront le trouble sur les routes. C'est déjà commencé parrait-il.

Louis Dollo, le zournalon avait pourtant bien prévenu dans "Le symposium "écolo" aura-t-il lieu à Luchon?" (Lourd'Infos), je cite :

[ "Mais pour d’autres éleveurs plus radicaux, c’est une affaire de symbolique. «Venir nous provoquer dans nos montagnes, il n’en est pas question» nous dit un ariégeois. Et celui-ci de la vallée de la Garonne «on leur mettra le feu».

Mettre le feu! L’affaire a été jugée suffisamment sérieuse pour que le président de l’ADDIP ait pris l’initiative de prévenir le maire de Luchon et diverses autorités dont le Préfet de la Haute-Garonne dans un courrier datant du 22 avril dernier. Nous pouvons y lire notamment : «Alors que  les ours (les plus grands carnivores d’Europe), lâchés contre la volonté des habitants, attaquent sans cesse les troupeaux, entraînent des pertes importantes d’animaux. et mettent en danger l’avenir du pastoralisme et de toute agriculture de montagne, la tenue d’un tel rassemblement  sur une commune du massif pyrénéen est ressentie par beaucoup comme une énième provocation des associations pro-ours

Plus loin, le Président Lacube (sic) précise : «Diverses informations nous parviennent aujourd’hui selon lesquelles certaines actions « coup de poing » se prépareraient autour de cette manifestation, actions que nous ne cautionnons évidemment pas mais que la situation de désespoir vécue sur le terrain rend prévisible.» Nous pouvons imaginer que cet éleveur ariégeois par ailleurs porte parole de l’ASPAP est particulièrement bien informé sur les intentions de ses troupes. Même s’il ne les approuve pas, nous pouvons déjà penser qu’il les comprend. Même son de cloche du côté du luchonnais Francis Ader ou de la bigourdane Marie-Lise Broueilh. A l’évidence, ces dirigeants responsables (resic) souhaitent rester dans la légalité et agir pacifiquement malgré une base chauffée à blanc contre les «importateurs d’ours»

Dans cette lettre que nous avons pu consulter (NDLB: C'est peut-être lui qui l'a écrite!), il est également dit  que «A l’heure où les conclusions de l’évaluation du plan ours sont attendues avec beaucoup de détermination par les populations de ce massif ; à l’heure où son avenir est suspendu à la décision de l’état de continuer ou pas le plan ours, la colère des Pyrénéens monte dans les vallées de voir certains venir théoriser sur l’ours chez nous, dans les Pyrénées.» ]

La fête est annoncée et les renseignements généraux infiltrent les réunions pastorales. Chateaubriand a écrit "La forêt précède les peuples; le désert les suit."

Montrer la biodiversité pastorale

Faire découvrir la vraie biodiversité, la biodiversité pastorale : toutes ces races de bêtes laineuses qu’on oublie, toutes ces jolies plantes qui poussent au milieu des crottes de brebis. Le grenelle ne parlait-il pas de «Toute la biodiversité est concerné par cet enjeu, à commencer par la biodiversité ordinaire, celle de tous les jours, celle qui n’est pas nécessairement protégée» comme… les brebis. A la bonne heure !

Et ce vilain Stéphan Carbonnaux payé par FERUS qui ose écrire dans le rapport à mi parcours des associations : «Une forêt naturelle de plusieurs milliers d'hectares abrite plus de dix mille espèces, très loin devant les milieux "ouverts" et notamment les alpages. En montagne, c'est elle, le principal gisement de biodiversité.» Chez nous c'est pas des alpages, c'est des estives, ce n'est pas pareil, c'est plein de bonne biodiversité. C’est l’ensauvagement de la montagne qu’ils désirent? Cela commence par les ronces et les orties pour se terminer par une forêt primaires pleines de bestes sauvages sans aucun fromage d’AOC ni progrès bio, ni le moindre développement durable.

Le retour en arrière

Et qu’adviendra t-il de nos beaux paysages pelés transformés en greens pentus par des années de passage de dents aiguisées et de sabots infectés? Qu'adviendra t-il de nos rotondités vosgiennes mises à nu par des années de feux pastoraux non maîtrisés? Vont-ils redevenir des forêts avec rien que des hêtres et des sapins ? Quelle mauvaise biodiversité que voilà alors que la nôtre est riche zé variée!

Produire

La crise alimentaire pointe son nez, alors laisser pousser des arbres au milieu de nos zones de production, vous n’y pensez pas. Produire! Il faut produire PLUS! Plus de brebis, plus de fromages de brebis, plus de gigots de brebis. Nous allons mettre fin à la faim dans le monde, les bergers pyrénéens sont pour le développement durable et généreux : plein de merguez à vendre pour la Birmanie et la Chine! Encore faudrait-il que les néozélandais ne les précèdent pas pour la moitié du prix.

Des réserves

La vraie solution aux vrais problèmes, c’est de caser toutes ces sâles bestioles sauvages derrières des grilles gérées par nos amis zélus locaux. Et comme cela coute bonbon, faut faire petit, comme à Borce avec plein de touristes pour faire plaisir à François Arcangeli et admirer les 3 oursons de cette année. Sont c… les touristes aussi.

La PAC

Et la crise agricole, elle vient d’où mon bon Monsieur? De la PAC (c’est le WWF qui l’a rédigée!), de Nouvelle-Zélande (merci la politique du Rainbow-Warrior! ) et de l’Ours. Mais pourquoi n’ont-ils pas lâché des ours herbivores? Fabius, revient!

Noyer le poisson

La crise agricole, les dégâts mal remboursés, les spécialistes qui refusent de rembourser les tracteurs en cas d’attaques de prédateurs, l’équipe technique ours qui fait rien que d’envoyer des hélicoptères et des armées de fonctionnaires grassement payés par les contribuables pour desserrer le collier de Balou qui attrape le gros cou.

Mais de l'ours, il ne faut plus en parler, c'est dépassé. Surtout, caser l’ours en fin de rapport, en quelques lignes après les théories sur le développement durable, la Politique agricole commune, la crise ovine et le reste, histoire de reléguer l’ours dans les détails de l’histoire, ou mieux encore, l’oublier, ne plus en parler! Et hop, le but sera atteint : la mort en toute discrétion, dans l'indifférence générale et par braconnage du dernier ours des Pyrénées. Pas grave puisqu’il n’est pas en danger dans le reste de l’Europe. Ils n’ont qu’à les accepter dans le bois de Boulogne ah! ah! ah! (rire gras)

Tous ces bons arguments bio bien médiatisés par leurs grands scientifiques, par Lourdes-Infos, Kairn, par l’IPHB de Didier Hervé et les autres spécialistes de la communication bien placés à TF1 et à la Dépêche-du-Midi et le tour sera joué. Fastoche.

Stratégie

Les ultrapastoraux et autres grands défenseurs du patrimoine à béret vont parler vert, penser vert, communiquer vert, parler du Grenelle de l'environnement, de durabilité, de développement économique, de territoires de montagnes, de terroirs et de traditions, de biodiversité ordinaire. Ne vont-ils pas organiser leur propre grand colloque, leur anti-Luchon ? Ils vont adopter le langage Ipéhachebé (IPHB) cher à Jean Lassalle, montrer qu’ils s’intéressent à plein d’autres choses beaucoup plus importantes que l’ours et qu’ils en savent au moins autant que les responsables d’associations sur la nature et l'économie, si pas beaucoup plus! Pour preuve : la cohorte de scientifiques bardés de diplômes qui les soutiennent. Ce sont ces malades d’écologistes monomaniaques qui reviennent tous le temps avec ce sujet dépassé. Avec la mort de Cannelle, l’ours pyrénéen n’existe déjà plus, point barre. Et si on parlait de progrès et de développement des zones de montagne, des nobles traditions des hommes des montagnes.

Exemple de la langage Ipéhachebé :« Nous sommes d’accord sur la nécessité de se mettre d’accord sur une méthodologie devant aboutir à un constat partagé avant de prendre quelque décision que ce soit. Je suis pour la sortie du sur place. » Jean Lassalle, président de l’IPHB, Conseil de gestion patrimoniale, 12 novembre 2003

Les bergers ayatollah descendent des estivesVous allez voir, ils y viennent déjà puisque plus c’est gros plus cela marche. Les français devraient se frotter les yeux, les ultrapastoraux les manipulent. Les bergers ayatollah descendent des estives. Allez, on rouvre la Buvette. Non peut-être?

Commentaires