Un dispositif de gouvernance – coordination horizontale et verticale et concertation continues – pour un suivi effectif et huilé

Le rapport de mission de mai 2005 des présents auteurs avait insisté sur l'indispensable gouvernance d'un projet écologiquement et socialement aussi complexe. L'Etat ne peut pas s'engager seulement sur les dispositifs pratiques et les appuis économiques, sans investir très fortement sur "l'écologie relationnelle" de sa stratégie, ce qui suppose communication à plusieurs niveaux, travail sur l'acceptabilité, sens des opportunités (des lieux et des moments !), choix et respect des formes, parfois empathie et modestie, toujours cohérence et continuité.

Nous avons à nouveau constaté que l'Etat demeure le seul à être reçu et recevable par toutes les parties, mais il lui faut maintenant trouver les voies d'un accompagnement spécifique.

Source : "Évaluation à mi-parcours du plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées françaises 2006-2009" et "Évaluation  ab initio du plan de soutien à l'économie agro-sylvo-pastorale pyrénéenne 2006-2013".

Commentaires de la Buvette

L'Etat doit s'engager et ce rapport montre que l'Etat désire le faire, mais le terrain est un chausse-trapes. Par le passé, L'Etat n'a pas sû gérer le bourbier de l'IPHB en Béarn, alors son retour dans le grand machin qu'utilise Jean Lassalle pour parfaire ses résultats électoraux et pour laisser cours à ses discours ipéhéchebéèsque ne laisse perplexe.

La charte de l'IPHB précise dans son article 1 : "La présente charte constitue un contrat, à l’échelle des vallées béarnaises, par lequel les signataires s’engagent à partir d’une stratégie commune, à mener un certain nombre d’actions concourant au développement durable des vallées béarnaises ainsi qu’à la protection et dans une deuxième phase éventuelle au renforcement de la population d’ours." (Source : IPHB).

Le Contrat n'a jamais été respecté, la deuxième phase est toujours attendue et l'IPHB ne protège que le pastoralisme. Le bilan de l'IPHB est catastropique : la population d'ours en Béarn, pourtant considéré comme une zone très favorable au plantigrade, est passée de 14 à 3, 3 mâles sans femelle. La dernière, Cannelle a été tuée par le chasseur René Marquèze, que Jean Lassalle a soutenu pendant tout le procès.

L'Etat a "posé un geste fort en direction du millieu pastoral" en revenant sièger à l'IPHB (et en mettant la main au portefeuille). Le retour à l'IPHB est une manière de "renouer le dialogue", encore faudra-t-il qu'il parvienne cette fois-çi à ne pas se faire b..., manipuler et ne pas être qu'une source de fond, sans voix.

Vu le passé lourd de Jean Lassalle, je doute du résultat.

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