La préparation et la méthode

Par lettre de mission en date du 10 août 2007, Monsieur le ministre de l'agriculture et Madame la secrétaire d'Etat à l'écologie ont demandé à l'Inspection générale de l'environnement et au Conseil général de l'agriculture, de l'alimentation et des espaces ruraux de conduire une évaluation à mi-parcours du Plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées françaises 2006-2009 [Evaluation prévue par ce Plan – cf. son édition de mars 2006, p.140 – et fortement souhaitée dans les préconisations issues de la concertation (ibid. avant-dernier alinéa de la p.73)], et une évaluation ab initio du Plan de soutien à l'économie de montagne dont le calendrier est désormais fixé à la période 2006- 2013 pour s'adapter à la chronologie des programmes européens (Lire la lettre de mission).

Pour cette mission, le chef du service de l'inspection générale de l'environnement a désigné M. Eric BINET, chargé d'inspection générale, et le vice-président du Conseil général de l'agriculture, de l'alimentation et des espaces ruraux, M. Alain ESCAFRE, ingénieur général du génie rural et des eaux et forêts. Le choix des deux missionnaires qui avaient réalisé en avril 2005 un audit des institutionnels du massif pyrénéen leur a permis de disposer d’éléments de comparaison irremplaçables entre la situation initiale et la situation actuelle.

Afin de mener à bien cette nouvelle mission, dans l'esprit d'une concertation constante et approfondie avec les acteurs locaux, les auditeurs ont tout d'abord délibérément procédé sur le terrain à des entretiens individuels ou collectifs de nombreuses personnes directement concernées, ayant subi des dégâts d'ours et/ou bénéficié de la mise en oeuvre de ces plans, puis ils ont écouté les différents responsables des organisations professionnelles et associations représentatives (dans les domaines de l'agriculture, de la chasse, du tourisme ou de la protection de la nature), et ils ont enfin rencontré socioprofessionnels, agents de l'Etat et des établissement publics dans des réunions de synthèse sur la mise en oeuvre distincte de ces deux plans.

Tout au long de la mission les auditeurs ont veillé à respecter la pluralité et la diversité de leurs interlocuteurs, garante de la compréhension la plus fine et la plus objective possible d’une situation qui s’est avérée, chemin faisant, très complexe et méritant d'être nuancée tant dans les diagnostics que dans les propositions de solutions.

Les missions de terrain se sont déroulées du 7 au 18 janvier, puis du 11 au 22 février, et enfin du 17 au 21 mars 2008 ; elles ont permis de rencontrer plus de deux cent interlocuteurs.

La mission concernant l'évaluation de deux plans dont les phasages et l'organisation des parties sont naturellement hétérogènes, le choix a été fait d'organiser le présent document en fonction des questions posées par la lettre de commande interministérielle, de manière à rendre compte du contexte et de la réponse effective de ces plans aux enjeux, pour proposer ensuite les recommandations et orientations stratégiques de nature à faciliter et améliorer leur mise en oeuvre respective et coordonnée.

Dans la mesure du possible les auditeurs ont tenté d’éviter les interférences avec l'autre mission qui s’est déroulée sur la même période, chargée d'un appui de l'administration centrale en charge de l'environnement, pour une évaluation comparative avec des pays où se trouvent des ours. Cependant, ils ont entretenu un dialogue étroit avec les deux autres missionnaires, afin de confronter les perceptions et les analyses, et de veiller à la cohérence des propositions et recommandations.

Source : "Évaluation à mi-parcours du plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées françaises 2006-2009" et "Évaluation  ab initio du plan de soutien à l'économie agro-sylvo-pastorale pyrénéenne 2006-2013".

Commentaires de la Buvette

Une méthode de concertation et une volonté de transparence et d'ouverture bien loin des échos des estives. La liste des personnes rencontrées est impressionnante : 46 éleveurs ou bergers sur 96 entretiens individuels, 32 éleveurs ou bergers sur 107 en entretiens collectifs, sans compter les délégués des associations pastorales, des syndicats agricoles et les politiciens locaux. le "On n'a pas été consultés" sonnera faux désormais.

 

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