Les positions des instances agricoles, politiques et cynégétiques nationales

Les principales organisations professionnelles agricoles nationales concernées par les grands prédateurs (APCA, FNSEA, JA, FNO et FNEC) ont signé le 10 octobre 2007 un manifeste «Pour le maintien de la biodiversité en zone d’élevage» lors d’un congrès extraordinaire intitulé "Le loup et l’ours menacent-ils la biodiversité de nos territoires ?".

Dans sa conclusion le manifeste «demande de toute urgence :

  • l’arrêt de la réintroduction d’ours dans les Pyrénées,
  • le retrait des loups dans les zones d’élevage,
  • la régulation des populations de vautours et de lynx».

Lors de la rencontre des auditeurs avec les représentants de l’ANEM le 17 octobre 2007 à Paris, ces derniers ont rappelé leur hostilité à toute nouvelle réintroduction d’ours et leur souhait de voir les animaux présents cantonnés dans des territoires dédiés. La question de la responsabilité des élus en cas d’accidents liés à l’ours a une nouvelle fois été soulevée.

De plus, les risques encourus par le tourisme et le pastoralisme en termes de développement durable ont été également soulignés. Ces propositions ont été reprises dans la motion adoptée par les élus de la montagne le 26 octobre 2007 lors du 23ème congrès de l’ANEM.

Enfin, lors de sa dernière réunion début 2008 le groupe prédateurs de la fédération nationale des chasseurs décide de prendre une position officielle sur les quatre espèces emblématiques nationales. Le rapporteur pour l’ours a proposé un avis favorable au maintien de la population d'ours bruns des Pyrénées.

La mission recommande de prendre acte de l'accroissement des tensions constatable à la suite de la seconde réintroduction d'ours slovènes dans les Pyrénées en 2006, et d'adopter une stratégie de gestion joignant aux objectifs globaux des actions de proximité avec un mode de gouvernance coordonné entre les différentes instances et une communication soignée.

Source : "Évaluation à mi-parcours du plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées françaises 2006-2009" et "Évaluation  ab initio du plan de soutien à l'économie agro-sylvo-pastorale pyrénéenne 2006-2013".

Commentaires de la Buvette

Exiger de toute urgence "l’arrêt de la réintroduction d’ours dans les Pyrénées, le retrait des loups dans les zones d’élevage, la régulation des populations de vautours et de lynx» rien que cela. Et pourquoi pas deux voix aux élections pour les paysans, le doublement du budget de la PAC et le tir à vue sur tout les bestes sauvages qui s'approchent de trop près des récoltes ou des maisons.

Rien à attendre de ce côté, ni retenue, ni objectivité, ni réalisme. Le lobby agricole dans tout ce que les autres détestent : exagérations, propagande et manipulation. Et c'est un fils et frère d'agriculteur qui vous le dit.

L'ANEM quant à lui a multiplié les prises de position partisanes. Faut dire qu'il contient en son sein tous les petits politiciens montagnards pour qui toute personne du bas de la pente est un estranger hostile à leurs "montagneu" et république autonome.

Le lobbyisme et principalement le lobbyisme agricole est l'anti-thèse du compromis. Négocier c'est ce compromettre. Il suffit pour s'en rendre compte de visiter les sites agriculture-environnement de Gil Rivière-Wekstein ou alerte-envirronement où l'on en est encore (conservatisme quand tu nous tient) au tout nucléaire, au tout pesticide, au tout OGM et à nier le réchauffement climatique, la polution, et tout ce qui dérange leur train-train quotidien fait de plaintes contre le temps et les gens de la ville, Paris ou Bruxelles. L'exemple type du discours anti-environnementaliste caché derrière un vocabulaire durablement bien propre et politiquement correct. Un extrémisme à vomir.

 

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