Une seconde réintroduction historique qui pose le problème d'une stratégie

Une seconde réintroduction historique qui pose le problème d'une "stratégie"

Après les premières réintroductions de 1996, celles de 2006 ont incontestablement été préparées par de très nombreuses consultations, et la publication comme la large diffusion du Plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées françaises 2006-2009, qui en rend notamment compte, représentent un effort remarquable de transparence et de lisibilité.

Certes, il est habituel de dire que "la concertation n'a pas eu lieu", lorsque les décisions prises ne suivent pas les opinions majoritairement exprimées, mais il s'agissait en l'occurrence de la majorité des éleveurs et élus locaux directement concernés. Il est clair qu'en matière de renforcement de la population d'ours dans le massif des Pyrénées, la décision de l'Etat ne pouvait être prise à partir d'un consensus. Elle a respecté les formes requises, ainsi que les engagements internationaux contractés. Son application a fait l'objet d'une large médiatisation, sans éviter parfois la "peopolisation", et les lâchers ont été à ce point accompagnés par les médias que les conflits explicites les ont rendus périlleux.

Autant les procédures de concertation doivent-elles toujours être améliorées, comme nous le redirons, autant il faut qu'une stratégie de gestion et de communication sache aussi travailler sans arrogance et sans battage médiatique.

Source : "Évaluation à mi-parcours du plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées françaises 2006-2009" et "Évaluation  ab initio du plan de soutien à l'économie agro-sylvo-pastorale pyrénéenne 2006-2013".

Commentaires de la Buvette

L'expérience d'Arbas a été retenue. Il me semble également inutile et provocateur de faire des réintroductions des évènements médiatiques. On ne peut plus faire des lâchers une fête des pro-ours en ignorant l'aspect arrogant que celà représente pour les éleveurs. Laissons la peoplelisation (peopolisation?) de l'ours à la presse de caniveau.

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