Une valorisation touristique très ténue et sans organisation visible

L'image de l'ours est culturellement très prégnante, et très souvent "en filigrane", mais les initiatives directement liées à sa présence sont très rares. Le "parc de vision" le plus apprécié est en Espagne, mais en Pyrénées-Orientales le parc animalier des Angles et le zoo de Casteil mettent en valeur l'image de l'ours.

L'approche française est cependant plus muséographique, tournée vers la mémoire d'une trace que vers une exploitation économique.

On ne peut vraiment pas parler de valorisation d'impact, et des messages contre-productifs sont souvent émis. Les mêmes qui affirment que la montagne est partout et tout le temps très fréquentée et que c'est une raison de ne pas y réintroduire d'ours, délivrent régulièrement un message d'inquiétude sur "le soupçon de présence de l'ours" et disent constater que des sentiers seraient alors moins fréquentés.

Le caractère attractif ou répulsif de la présence de l'ours dans les Pyrénées dépend et dépendra beaucoup du sens choisi par les émetteurs de messages, or les élus locaux, à l'exception des adhérents de l'ADET, n'ont pratiquement engagé aucune stratégie favorable à l'ours – il n'est donc pas surprenant qu'ils n'en retirent aucun impact positif venant des promeneurs ou randonneurs, vacanciers, ou résidents secondaires.

L'utilisation de marques commerciales liées à l'ours comme distinctive de toutes les Pyrénées était et demeure une excellente idée – ainsi de l'empreinte de l'ours sur le fromage d'estive "Pé descaous" (va-nu-pieds), marque déposée appartenant à une association, ou encore l'appellation "broutard du pays de l'ours" pour la vente des agneaux. Cependant, portées par les pro-ours, elles n'ont pas pu essaimer positivement.

Source : "Évaluation à mi-parcours du plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées françaises 2006-2009" et "Évaluation  ab initio du plan de soutien à l'économie agro-sylvo-pastorale pyrénéenne 2006-2013".

Commentaires de la Buvette

L'opposition violente à l'ours, la communication cherchant à faire peur aux touristes, qui ne sont pas dupes, sont des comportements qui nuisent à l'attrait des Pyrénées et de l'Ariège en particulier. Pendant que des politiciens instrumentalisent l'ours, d'autres se battent pour faire revenir l'argent des touristes. Un peu de cohérence serait nécessaire. Le fait que les opposants se trouvent confrontés à une opposition forte dans l'opinion publique est la preuve qu'elle existe une résistance à la pénétration de leurs manipulations médiatiques. Ils ne tiennent pas compte de cette opinion favorable au maintien de la biodiversité et à la viabilité d'une population d'ours.

Le levier financier étant un des plus efficaces, le client final possède un moyen de pression économique qui influe sur la viabilité de l'élevage ovin. En refusant de participer aux produits labellisés ours, les éleveurs se privent de revenus et d'un capital sympathie supplémentaire. Même si, les pressions exercées sur ceux qui accepteraient de se joindre aux produits "du Pays de l'ours" est à ce jour efficace, elle sont parfois crapuleuses.

De toute façon, le client est roi et achetera où il le désire en fonction des comportements de chacun. Pour moi, le choix est durablement fait : je n'achète qu'à des bergers qui accepetnt la cohabitation avec l'ours et je fais du prosélitisme là dessus chaque fois que je rentre dans une boucherie, une fromagerie ou un restaurant qui vend des produits pyrénéens et chaque fois que je rencontre des "touristes" qui envisagent de partir dans les Pyrénées en été comme en hiver. C'est ma liberté de militant de la cause de la cohabitation.

Commentaires