Une affaire extraordinaire bien de chez nous : l’affaire de l’agalactie contagieuse

À l’été 1993, un berger de la vallée d’Ossau achète des antibiotiques sans prescription. Il a malheureusement fait un mauvais choix. Ses bêtes sont atteintes par une pathologie grave, l’agalactie contagieuse. Conséquence : les autorités doivent abattre 4 500 brebis, soit 26 troupeaux, soit plus du double que le nombre de brebis tuées par les ours dans les Pyrénées occidentales depuis 1968. Notons que cette maladie n’avait jamais frappée cette vallée [Anne van de Wiele, «Gestion d’un épisode d’agalaxie», Epidémiologie et santé animale, 1994.]

Les "bonnes habitudes" vont-elles évoluer ? On l’espère, avec quelques craintes tout de même lorsqu’on écoute François Moutou, vétérinaire à l’A.F.S.S.A., membre de la Société française d’études et de protection des mammifères et membre du comité scientifique de Ferus. En 1996, à Sofia-Antipolis (siège du laboratoire de référence des maladies ovines), le vice-président de la fédération nationale ovine, lui déclarait en substance : «Nous voulons bien nous intéresser aux problèmes sanitaires, mais sans changer nos habitudes.»

Stéphan Carbonnaux

Extrait du "Rapport historique et prospectif sur la protection de l'ours dans les Pyrénées"  commandé par FERUS à Stéphan Carbonnaux.

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