Un couple de randonneur rencontre une beste et son petit

Fin juillet, près de Bagnères de Luchon, un couple de randonneur compte terminer leur promenade en montagne par une petite nuit sous tante sur le col entre le Lac Vert et celui de Graues. Installés sous la tente, près à roucouler, nos joyeux randonneurs sont réveillés par des GROUMPF GROUMPF proches. Figés, les poils hérissés, ils se redressent et écoutent ... RE GROUMPF RE GROUMPF. La montée d’adrénaline est immédiate. Quelle est la source de ces grognements inquiétants ?

Notre sportif, habillé de sa seule lampe frontale sort de la tante en poussant des cris apeurés de tarzan pour faire fuir les importuns. Le rayon de sa lampe zigue-zague en tous sens. Rien du côté de la vallée où la brume est redescendue, reste le côté sombre et noir des broussailles inhospitalières zé envahissantes (d’après les humanobotanistes) Et c’est à cet instant, que tournant le flux lumineux vers la forêt inquiétante, notre campeur voit son sang se glacer et ses fluides le quitter. En face, deux petites billes lumineuses. A ses pieds, deux autres à une trentaine de mètres. Familiers des avertissements distillés depuis des mois par les éleveurs, ce ne peut qu’être qu’un ours, avec un ourson, une ourse donc…

Notre randonneur comprend de suite : C’est Sarrousse (sic) et son petit . Elle se dresse, son petit à ses pieds. Et RE GROUMPF GROUMPF. La bête est impressionnée, mais moins que les hommes.

Branle le bas de combat. Madame remet tout le barda en vrac dans les sacs à dos pendant que Monsieur surveille les 2 ours et surtout la distance qui les séparent. Non équipés de la nouvelle tente clic-clac qui s’ouvre et se replie en 3 secondes (merci Décathlon), ils replient la tente en 4 comme il est marqué de ne pas faire dans le manuel et abandonnent les restes de reliefs : viande de porc, œufs et patates.
Et voilà nos 2 aventuriers dévalant du col en pyjama ou presque en se battant avec le barda mal ficelé. «Jamais nous n’avons descendu un col aussi vite avec une frontale» ont-ils déclaré plus tard.

Au bord du lac, tranquillement installé au bord d’un feu, d’autres campeurs n’en croient pas leurs yeux : Des lumières et des cris descendent de la montagne dans un grand bruit de cailloux roulés et de branches cassées. «Ils ont compris qu’il se passait quelque chose d’anormal rien qu’a nos tenues» ont déclarés les infortunés au PGHM de Luchon. Rassurés par cette compagnie agréable, les survivants se sont réconfortés auprès du feu. «Le lendemain, la journée fut belle et ensoleillée, nous sommes remontés et le sac avec la nourriture était indemne. Nous avons maintenant une histoire à raconter et nous confirmons que l’ours n’attaque pas les hommes.» Aie, mauvaise nouvelle pour les ultrapastoraux, c'est un mauvais exemple.

Quelle estoit cette beste sauvage?

Première hypothèse : Ils ont vu une ourse et son petit. Si c'est vrai, c'est une excellente nouvelle. Leur conclusion : «Nous avons maintenant une histoire à raconter et nous confirmons que l’ours n’attaque pas les hommes» est rassurante. Elle va dans le même sens que toutes les rencontres précédentes : lire «Analyses des rencontres homme-ours. En cas de rencontre, quel comportement adopter? »

Deuxième hypothèse : ce n’était pas des ours…

L’équipe de scientifiques de la buvette s’est mise au travail pour trouver une explication plausible à cette histoire. Ce ne peut être Sarrousse, elle n’a pas de petit cette année. Pas d’autre ourse dans le coin. Ah moins qu’il n’y ai eu quelques lâchers clandestins comme le présument accoudés au comptoir certains membres d’associations de sauvegarde locale. Il va falloir recompter les ours... Et si on créait une institution patrimoniale locale pour ce faire ?

Cochon_laineuxUn cochon laineux, croisement entre un sanglier et un ovin?

La description des GROUMPF nous fait penser au «cochon laineux». En effet, le troupeau du berger de la Coume est en «escabotes», les brebis s’éparpillent à droite et à gauche, sans être gardées. Il est probable que des amitiés illicites se soient nouées entre les béliers et quelques laies sauvages en manque d'amour. Les enfants de ces unions secrètes désiraient-ils revoir leurs mères ? Le cri de surprise du cochon laineux est très proche du Groumpf décrit.

Voici une nouvelle race à petits effectifs à protéger d’urgence avant que le cochon laineux ne disparaisse de la biodiversité à visage humain. Si vous avez d’autres hypothèses, laissez vos commentaires.

Encore une rencontre homme-cochon laineux qui se termine bien, ils ont même pû récupérer les pommes de terres, les oeufs dûr et les cotelettes!

Source : un correspondant local

Commentaires