Chasse et ours : conclusions et avenir

Hormis quelques fonctionnaires du Parc national ou du ministère de l’Environnement, personne à plus haut niveau n’a voulu prendre les mesures qui s’imposaient. C’est le sentiment qui monte au fil de la lecture des rapports sur la situation de l’ours, innombrables, et des discussions avec tous les connaisseurs.

N’est-ce pas un scénario à l’autrichienne qui menace les Pyrénées ? Il faut franchement poser la question au vu des incertitudes quant au nombre d’ours présents et aux menaces de destruction volontaire ou pas. Si l’on interprète, comme le F.I.E.P. ou des naturalistes indépendants, les documents officiels, on pourrait avancer que la population d’ours aurait dû être estimée en 2005 à 8-12 ours. Notons que le second ours du noyau oriental n’est plus retrouvé depuis 2003 et que l’ours "Camille" (qui évolue la plupart du temps entre Navarre et Aragon) est toujours considéré comme vivant d’après un échantillon datant de…2001.

Si l’on accepte un tel scénario pessimiste, outre un nouveau renforcement, très urgent en Béarn où 3 à 4 ours mâles sont improductifs, la création de zones de tranquillité est nécessaire sur toute la chaîne des Pyrénées pour assurer la survie des oursons des rares femelles reproductrices, dérangées par des battues incessantes et même harcelées par des ultrapastoraux.

Stéphan Carbonnaux

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Extrait du "Rapport historique et prospectif sur la protection de l'ours dans les Pyrénées"  commandé par FERUS à Stéphan Carbonnaux.

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