Les commingeois disent oui à l'ours

Saint-Gaudens. Résultat de l'enquête Ferus, les commingeois disent oui à l'ours
Ours. L'association Ferus a rendu compte de l'opération Parole d'ours.

Les commingeois disent oui à l'ours L'association Ferus a rendu compte de l'opération Parole d'ours

Stéphan Carbonnaux présente les résultats de l'opération Parole d'Ours. Photo DDM

400 communes sur cinq départements, 1500 personnes rencontrées et autant de réponses aux questionnaires proposés, 45000 documentations distribuées, le programme associatif de communication sur l'ours dans les Pyrénées, dénommé Parole d'ours et financé par la Diren et la Fondation Nature et Découverte, a mobilisé durant trois mois une trentaine de bénévoles et un salarié, tous adhérents de l'association Ferus. L'objectif était de sortir des polémiques, de donner la possibilité à chacun de s'exprimer, et par là, de récolter les doutes, les craintes et faire évoluer la situation. Dès la mi-juin, depuis leur base installée dans un village du piémont saint-gaudinois, des petits groupes de bénévoles ont sillonné le territoire pyrénéen où réside l'ours, de la vallée d'Aspe dans les Pyrénées Atlantique jusqu'aux confins de l'Ariège, Vicdessos, Ascou, Mérens, de Saint-Lary et Loudenvielle Hautes-Pyrénées et tout le sud de la Haute-Garonne, de Saint-Martory à Saint-Gaudens, de Montréjeau à Luchon, en passant par la Barousse, Saint-Béat et Melles.

Pas assez écoutés

Au terme de cette croisade, Stéphan Carbonnaux, permanent de Férus qui a suivi et animé les groupes, a délivré un premier bilan de l'opération. Dans les locaux de la mairie d'Arbas, entouré de membres de l'équipe, il a brossé un compte-rendu des contacts avec la population. « Au départ, on ne savait pas du tout qui on allait rencontrer et quel serait l'accueil, avouait-il. On s'attendait à rencontrer des adversaires radicaux. Or, nous n'en avons pas croisé, et pourtant on était facilement repérable. Nous avons circulé jusque dans les fonds de vallée. Et même face à des gens défavorables sur la question de la réintroduction de l'ours, à Auzat, Vicdessos, ou ailleurs, la discussion a toujours eu lieu, et jamais on ne nous a mal accueillis. » Questionnaire en main, les bénévoles ont écouté, beaucoup, argumenté aussi, et diffusé largement des informations sur l'ours. « On s'est rapidement aperçu que les gens appréciaient avant tout d'être entendus, regrettaient qu'on ne leur ait pas demandé leur avis sur l'ours, et qu'ils étaient en manque d'informations, avançant parfois des vérités erronées. »

Fort de cette première avancée, Férus compte bien renouveler l'opération Parole d'ours. Dès que les questionnaires auront rendu leur quota de renseignements.

Source : La Dépêche du Midi

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