Un premier chasseur mort le jour de l'ouverture

Le décompte macabre est lancé...

Un chasseur tué en Haute Savoie

AFP - Un homme est mort hier vers 19H00 à Cusy (Haute-Savoie), dans un accident de chasse, au premier jour de l'ouverture de la chasse, a-t-on appris auprès des pompiers. L'homme âgé de 30 à 35 ans a été grièvement blessé alors qu'il chassait en bordure de forêt au lieu dit l"es Massettes", en compagnie de cinq autres personnes, selon la même source. Il est décédé sur place après que les secouristes ont tenté en vain de le réanimer pendant environ une heure.

Commentaire de la buvette

Il y a quelques jours, j'écrivais sur le tir "à l'instinct" : "heureusement que ce n'était qu'un ours"... Je n'ai pas eu le temps de me demander : Quand va avoir lieu le premier accident de chasse, que déjà, il avait eu lieu ! Il faut dire que quand les chasseurs disent (voir le forum sangliers.net, avec Louis Dollo comme fournisseur de références), qu'il est parfaitement normal et courant de confondre un ours avec un sanglier, qu'il n'y a rien d'étonnant là dedans, puisque même les espagnols le disent (c'est vrai comme ce qui est "vu à la télé"), il n'y a plus lieu de s'étonner que les hommes tombent comme des mouches sous les coups de fusil, probablement jetté "à l'instinct". Tous aux abris !

  • 15 morts en 2007
  • 25 morts en 2006

Où est le danger ?

Louis Dollo, sur le forum sangliers.net toujours, écrivait : "L'ADDIP réclame un cantonnement et une surveillance (NDLB : des ours) accrue pour que les éleveurs et chasseurs soient informés. Rien n'est fait et le cantonnement est refusé. Dans ces conditions, il faut accepter qu'il y ait des incidents et des accidents y compris sur les humains comme c'est le cas en Slovénie, Roumanie et ailleurs. Est ce que c'est cela que nous voulons et que la société française veut ?" Il est vrai que les ours des Pyrénées attaquent les éleveurs, les chasseurs et que les victimes se comptent par dizaine chaque années...

Ne faudrait-il pas écrire : La France réclame une règlementation plus sévère de la chasse en battue et une surveillance accrue des chassaurs pour que leurs compagnons de chasse et les randonneurs soient en sécurité. Rien n'est fait et le massacre continue. Dans ces conditions, il faut accepter qu'il y ait des incidents et des accidents y compris sur les humains comme c'est le cas France depuis des années. Est ce que c'est cela que nous voulons et que la société française veut ?"

La chasse française pratiquée de cette façon est écoeurante. Dans combien d'heures, le suivant...

"La peste soit des battues"

Voici ce qu'écrit un chasseur "Vieuxcerf, naturaliste régulateur", sur le forum de FR3 à propos du tir de Balou  : "Donc pour comprendre ce qu'il s'est passé, il faut connaître ce que sont les battues. En battue, on entend le plus souvent "arriver quelque chose".  Avec l'expérience, on peut souvent dire s'il s'agit d'un cerf, d'un chevreuil, d'un sanglier, etc..., d'un promeneur. Par contre, aucun chasseur en France -si ce n'est 2 ou 3 chasseurs habitués à chasser l'ours à l'étranger- ne pourrait dire, avant de le voir, et seulement  en entendant ce qui sera effectivement un ours, que c'est un ours.

Donc ce type entend un bruit. Comme tout chasseur en battue, il pointe son arme en direction du bruit.  Et là ensuite, comme toujours en battue, les événements vont trop vite. Le type est prêt à tirer. Il voit une forme à quatre pattes, forme "ramassée'" qui exlue cerf, biche ou chevreuil. Bref, une forme qui est un peu celle du sanglier.

Ensuite, évidemment tout dépend des individus. Il y a chez certains chasseurs un tropisme incontrôlable qui leur fait prendre leur cible pour ce qu'ils veulent y voir. On connaît des cas de types ayant tiré sur un copain, parce qu'ils étaient sûr d'y voir le gibier qu'ils convoitaient. On est là à la frontière de la psy, sans pour autant que les psy considèrent que ce soit pathologique. Ce phénomène a été largement étudié par les psy, et je ne fais que rapporter ce que j'ai eu souvent l'occasion de lire, car je me suis longuement intéressé à ce problème, ayant moi-même du mal à comprendre qu'on puisse prendre une forme humaine pour le gibier désiré. Il y a même un type ou autre qui a tiré sur son fils. Et ce type qui avait une folle envie de tirer un sanglier a vu un sanglier dans la première forme vaguement ressemblante. Ca aurait peut-être pu être pire ! (NDLB: Effectivement, aujourd'hui, le pire est arrivé.)

Et c'est aussi la raison pour laquelle je milite pour la chasse à l'approche et à l'affût, et l'interdiction des battues. Les battues seront toujours dangereuses, car le tir y est toujours instinctif. On pointe son arme sur un "bruit", ca ressemble à la bête convoitée, on tire, c'est trop tard. Le cerveau a anticipé l'idée de tirer, et l'action a été commandée. A l'approche ou à l'affût, on ne pointe jamais son arme sur un "bruit". On "écarquille" les yeux. On pointe .... les jumelles. On identifie. La peste soit des battues."

La Dépêche elle, fait de l'humour : "Si vous avez sur la tête deux longues oreilles, ou bien de volumineux andouillers sur le crâne, ou encore un costume de soies et la queue en tire-bouchon, un bon conseil, ne sortez pas dimanche car 300 000 chasseurs du Grand Sud sont en train d'astiquer leurs cartouches pour ne pas manquer cette ouverture 2 008."  (NDLB : En fait, il n'est pas besoin de se déguiser.)

"Bien entendu, il y a de nombreuses espèces protégées, que les chasseurs doivent respecter, et en particulier l'ours des Pyrénées. Mais les rapaces, les cigognes, les hérons, les flamants roses , la loutre, la chauve-souris, le desman des Pyrénées, le hérisson, l'écureuil, le castor, la genette, le vison,le chat sauvage, le bouquetin, le loup, le lynx d'Europe et bien d'autres encore sont protégées.A noter que le grand tétras et le lagopède peuvent être en théorie, chassés. Mais cette année, le plan de chasse est à zéro. Donc, on ne tire pas."

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