La politique pastorale des associations dans les Pyrénées occidentales

Stephan_carbonnauxpar Stéphan Carbonnaux,
Extrait du "Rapport historique et prospectif sur la protection de l'ours dans les Pyrénées"  commandé par FERUS.

 

De la révolution à la désillusion

Dominique Boyer nous raconte que le berger ou le paysan de Lescun des années 1970 qui avait rencontré l’ours de près redescendait de la montagne les «cheveux hérissés, et s’enfermait muet chez lui». Cependant, il n’y avait nulle trace de haine comme on le constate aujourd’hui auprès d’éleveurs et de bergers. François Merlet, en septembre 2005, lui qui avait connu les mêmes bergers et paysans lescunois à partir des années 1960, nous disait la même chose.

On l’a vu, c’est en 1975 que Joël Tanguy-Le-Gac, Claude Dendaletche et quelques autres créent le Fonds d’intervention éco-pastoral (FIEP), première association de protection de l’ours qui entend assurer la coexistence du pastoralisme et de l’ours, et montrer aux bergers qu’ils peuvent avoir intérêt à ce que l’ours fréquente leurs estives, alors qu’il est le gêneur voire l’ennemi héréditaire. On pense d’ailleurs que le berger peut devenir le meilleur défenseur de l’ours par intérêt bien compris. La plupart des bergers vivent alors pendant la saison d’estive au sein de cabanes assez voire très rustiques, sans liaison radio et le plus souvent sans accès routier. Il subsiste 25 ours dans les Pyrénées, la démarche est présentée comme révolutionnaire et elle est justifiée par l’inaction presque totale du Parc national en matière de protection de l’ours.

Cette politique est soutenue alors par l’ensemble des associations nationales, au premier plan le WWF France, Artus puis Ferus, et les grandes fédérations régionales telles que la SEPANSO ou Nature Midi-Pyrénées. Le FIEP part du principe qu’on ne peut isoler un animal de son milieu de vie, des paysages végétaux où il évolue, pas plus que du cadre humain dans lequel il s’insère. Elle se veut une nouvelle approche que celle du simple paiement des dégâts organisé dès les années 50 par l’Association des chasseurs de montagne, qui n’a malheureusement pas empêché la chute des effectifs d’ours. Certains citent la création du Parc en 1967 comme source de crispation et de nouvelles destructions.

Pourtant, dès l’origine, des voix discordantes se font entendre. Ainsi, en 1976, à Pau, lors d’un colloque international sur la grande faune des Pyrénées, le biologiste allemand Peter Röben estime que les Français se trompent à encourager le pastoralisme. «Le pacage ne devrait pas être encouragé. Il faudrait même favoriser l'abandon des fermes et exploitations agricoles dans toute la zone fréquentée par l'ours. [...] Rabâcher que le pâturage est absolument nécessaire au maintien du milieu et du paysage montagnard est une erreur et une contrevérité fondamentale. [...] En conclusion, permettez-moi une remarque quelque peu amère : il serait bon que le Parc National ne s'occupe pas exclusivement de développer le tourisme et d'assurer le bien-être des bergers, mais - il me semble que c'est même sa vocation prioritaire - qu’il s'occupe également de la protection des espèces animales et végétales et de leur milieu de vie.»

C’est aussi la position de Robert Hainard notamment exprimée lors d’un colloque analogue au mois de novembre 1981, qui entraîna une discussion franche avec Claude Dendaletche et Louis Espinassous, ce dernier alors agent du Parc. Voilà ce que pouvait écrire Robert Hainard à Michel Terrasse deux ans auparavant, au sujet des fiers montagnards qui refusent la réserve d’Indiens mais poussent au grand programme immobilier du Soussouéou en vallée d’Ossau : «Ces sont des sous-développés et ils le restent en se précipitant (comme le Tiers-Monde) sur ce "Progrès", ce "développement" auquel nous ne croyons plus.» Ou encore, alors que la tentation pastorale est forte chez les naturalistes : «Vas-tu abandonner la photo pour élever des moutons, seule communion vraie avec la nature ?»

Ces voix très singulières furent écoutées mais pas comprises, tant elles sont en opposition avec la culture pastorale des Pyrénées. Il est vrai aussi qu’un pastoralisme bien conduit et plus limité dans l’espace est compatible avec la présence de l’ours et même du loup. Une telle réalité s’observe dans de nombreux pays dits modernes.

L’idée généreuse de venir en aide aux bergers, fut celle de Joël Tanguy-Le-Gac, naturaliste pyrénéen très doué et créateur par ailleurs en 1979 avec Jean-François Terrasse d’Organbidexka Col Libre. Figure incontournable de la protection de la nature dans les Pyrénées occidentales, décédé en 2006, Joël Tanguy-Le-Gac fut aussi un des piliers de la première Société d’Etudes, de Protection et d’Aménagement de la Nature en Sud-Ouest, section du Béarn (SEPANSO Béarn), à l’occasion notamment du grand conflit autour des lourds projets immobiliers dans le Soussouéou (vallée d’Ossau). Claude Dendaletche, qui fut président du FIEP de sa création en 1975 jusqu’au 31 décembre 1985, constate aujourd’hui que «l’argent n’a pas suffit» et que ce concept était au fond très «urbain».

En 1979, le FIEP verse les premières indemnités de dérangement aux bergers. L’argent provient du Fonds mondial pour la nature (WWF) puis viendra de l’État. Le témoignage de Dominique Boyer, naturaliste et photographe alors membre du FIEP, qui signa les premiers chèques aux bergers, illustre toute l’ambiguïté des actions de ces naturalistes sincères. Son grand-père, berger basque, à qui il explique leur démarche répond : «Ils vont se moquer mais ils te prendront l’argent.» Pour l’essentiel, c’est bien ce qui est arrivé.

Une autre politique aurait pu voir le jour mais elle fut sans lendemain. À la charnière des années 70 et 80, D. Boyer avait proposé à l’association d’acheter une coupe de bois dans un secteur de Lescun très favorable à l’ours qui y séjournait la journée (couches diurnes). Une majorité des membres ayant refusé cette idée pour se consacrer à sa politique pastorale, il quitta le FIEP Un des rares projets de conservation directe de l’espace ursin fut mené en 1985. Un projet d’allongement d’une piste dans un secteur très favorable de la commune d’Etsaut mobilise alors les associations. Une solution audacieuse est même imaginée et mise en pratique par la Fédération SEPANSO qui, avec l’aide d’associations nationales et régionales, achète une propriété qui permettrait de bloquer le projet de piste. La piste ne vit pas le jour.

Très tôt, les élus, et le tout jeune conseiller général de la vallée d’Aspe, Jean Lassalle, comprirent l’intérêt de récupérer ces actions, comme ils récupérèrent par exemple la station de ski de fond du Somport, d’abord de taille modeste et de fonctionnement associatif, pour en faire ce que nous savons en parfaite violation des lois.

Un héliportage du matériel des bergers réalisé par le FIEP en début de saison d’estive le 2 juillet 1983 sur les communes d’Etsaut et de Cette-Eygun avait fait grand bruit dans la vallée. Immédiatement, Jean Lassalle écrit au FIEP, évoque un flot d’appels pressants venant de bergers demandant à en bénéficier aussi, souhaite des renseignements et remercie l’association de cette initiative tout en regrettant de ne pas avoir été informé avant [Archives de Claude Dendaletche].

Quid aujourd’hui ? Le quotidien Sud Ouest a fait paraître un article ce 5 juin 2008 : «L’hélico, le bâton des bergers». Les bergers qui répondent aux critères d’isolement et de avec son frère à l’estive de Lapassa (Aspe), déclare : «"Pour nous, c’est super ! On ne pourrait plus s’en passer. C’est bien et… c’est grâce à l’IPHB" dit-elle presqu’en s’excusant.»

A la question du journaliste : «Les héliportages étaient au départ une compensation par rapport à la présence de l’ours… », Didier Hervé, directeur de l’IPHB répond : «Au départ, oui. Puis, il y a eu un basculement parce que l’économie pastorale s’est développée. Les contraintes par rapport aux ours existent toujours, mais c’est surtout la nécessité du berger qui est là et à laquelle il faut répondre. Les bergers ont besoin de matériel pour fabriquer le fromage

Voilà une bonne illustration de la récupération par l’IPHB qui réalise des missions autrefois créées par le FIEP, et qui les détournent complètement de leur raison première. Rappelons qu’il ne reste que trois ou quatre ours dans toutes les Pyrénées occidentales.

Le vrai problème n’a jamais été l’ours

«Il serait bon de rappeler que le kilo de viande de mouton produit en France est acheté 22 francs au producteur. Le même kilo de mouton néo- zélandais arrive en France à 13 francs. Huit ours en plus ou en moins ne changeront pas le fait que la production française ne couvre plus que 50% de la consommation nationale contre 75% il y a 20 ans» Ainsi s’exprime François Moutou dans une lettre de janvier 1994 adressée au cabinet du ministère de l’Environnement, au moment de la signature de la "Charte du développement durable des vallées béarnaises et de protection de l’ours". Cette question est toujours aussi brûlante.

Une autre question tabou est celle des maladies du bétail. Le 8 avril dernier, nous apprenions que le Premier Ministre annonçait un déblocage de 6 millions d’euros d’aide aux éleveurs pour faire face à la gravité de l’épizootie de fièvre catarrhale ovine. Le 20 mars, Michel Barnier, ministre de l’Agriculture annonçait que le plan de vaccination en cours était le plus important jamais mis en place en France. Dans les seules Pyrénées-Atlantiques, sont concernés 330 000 bovins et 600 000 ovins! [Source Sud-Ouest Béarn et Soule.]

Pour occulter ce problème de fond, les responsables politiques et syndicaux ont toujours attisé la haine de l’ours, avec la complicité de nombreux médias qui raffolent de titres vendeurs. Ainsi, les attaques d’ours ont toujours été surestimées. En nombre d’une part. De 1968 à 1991, le prélèvement de l’ours représente en moyenne 0,1% du cheptel présent dans la zone à ours des Pyrénées occidentales (1039 attaques pour 1681 bêtes tuées en 24 ans) [FIEP, L. Nédelec, op.cit., 1994.] Il est très inférieur à la mortalité par accident, maladie et attaques des chiens. En intensité d’autre part. Comme pour tous les prédateurs, l’homme exagère ce qui est reproché au sauvage pour pardonner ce qui revient au domestique, son chien par exemple. Combien d’histoires qui nous sont rapportées de bonnes sources, toujours orales, où l’ours a le bon dos et le chien est oublié ou puni discrètement.

La peur fantasmatique de l’ours d’origine slovène est également nourrie par les adversaires de l’ours. Les plus acharnés sont même devenus des défenseurs des ours des Pyrénées qu’ils contribuèrent à faire éliminer ! Ainsi, l’ancien maire de Bielle, ex-conseiller général du canton du Haut-Ossau et ex-président du puissant Syndicat du Haut Ossau, Baylaucq écrivait :

«L'ours brun des Pyrénées est fin, très élégant, la robe claire et la tête fine. L'ours slovène est énormément massif et grand, la tête ronde et le pelage presque noir. L'ours brun des Pyrénées est presque totalement herbivore ; il tue pour son équilibre hormonal. Son organisme lui réclame de la viande à la pousse de l'herbe excessivement azotée, en juin en montagne ; et fin septembre, gavé de fruits d'une flore riche d'été il éprouve un besoin de consommation de viande. Les pertes occasionnées par les 7 ours des Pyrénées peuvent s'évaluer à une moyenne de 44 brebis par an. L'ours slovène tue en permanence ; c'est ainsi que 4 ours ont tué en un an 269 brebis en en ont fait disparaître 1066, soit un total de 1335 / 4 = 333 brebis par ours. L'ours brun des Pyrénées est peu chasseur. L'ours slovène est un carnassier. De par sa puissance il est à même d'éliminer les mâles pyrénéens et donc de détruire l'ours des pyrénées.» Fichtre ! Le Béarn : les vallées d'Aspe, d'Ossau et Barétous où des hommes et des femmes s'aventurent dans la danse des Ours», mars 2001.]

Ce fantasme n’atteint pas simplement les pires adversaires de Lou Moussu, mais certains bergers plutôt favorables. Ainsi, sur le marché biologique de Pau, nous avions en 2003 ou 2004 eu cette conversation assez sidérante avec une productrice de fromage sympathique et sincère originaire de la vallée d’Ossau :

- Que pensez-vous de l’ours dans nos montagnes ?
- Celui des Pyrénées ne nous pose pas de problèmes, mais celui de Slovénie c’est pas pareil…
- Avez-vous subi des dégâts ?
- Non, mais des amis ariégeois nous ont envoyé des photos, et ce n’est pas joli.
- Je veux bien vous croire car un cadavre d’animal n’est pas joli à regarder, mais ici en Béarn, l’ours Néré qui est d’origine slovène, après avoir commis pas mal de dégâts là où les troupeaux ne sont pas gardés, eh bien il est très calme. Alors que l’ours "Papillon" qui était bien béarnais, lui il a tué pas mal de moutons à la fin de sa vie quand il était très diminué physiquement.
- silence…
- Oui, mais l’ours slovène il est pas pareil…

Même constat sous la plume du journaliste Txomin Laxalt en 2005 :

«La réintroduction de l’ours, qui alimente les conversations sur la place et dans les cafés de Laruns, nourrissant des peurs ancestrales, inquiète plus que les perspectives économiques. "L’ours pyrénéen, à la limite, on le connaît, et il connaît son environnement, on pourrait faire avec. Mais pas avec l’ours slovène, sa réintroduction serait une catastrophe", affirme-t-il catégorique. L’heure sonne du changement de pâture dans ce pré, au pied des premiers lacets du Pourtalet. Il endosse son blouson et se saisit du bâton. Baptiste trotte-menu, fait de même. Dans cette famille, on est berger de père en filsLe berger, l’âme des estives», Pyrénées Magazine, juillet-août 2005.]

On ajoutera que les perspectives économiques, elles, inquiètent sérieusement la population non pastorale qui est très majoritaire dans les vallées, et dont certains disent officieusement toute leur colère face aux attitudes du monde pastoral choyé par les autorités quand les autres souffrent en silence. On remarquera cette volonté, «à la limite», de faire avec les ours des Pyrénées alors qu’il ne reste plus que trois ou quatre mâles depuis la mort de l’ourse "Cannelle".

La dernière doctrine à la mode : le «risque zéro» !

On sait tous que la vie suppose le risque et la mort, mais aux ours on ne veut plus rien pardonner. C’est ainsi qu’est née une doctrine du fameux et impossible «risque zéro».

Dominique Boyer, lui, nous dit que la première des choses serait d’accepter que l’ours mange de temps à autre des brebis, à l’opposé du «risque zéro». Cette réflexion n’est pas neuve mais elle passe très mal auprès des autorités. Il est donc temps de s’emparer de cette évidence qu’on lisait en 1964 dans Le Courrier de la nature : «En admettant que de temps à autre, une ourse suitée ou un ours âgé tue des bêtes domestiques, la contre-valeur argent de quelques moutons ne représentent rien à côté de la valeur scientifique, esthétique, culturelle et touristique que représente la survivance des ours dans notre pays.» [«Il faut sauver nos derniers ours», n°12, 1964.]

Revenant d’une sortie sur une estive de la haute vallée d’Aspe, autrefois très réputée pour les observations d’ours qu’on pouvait y faire, le même Dominique Boyer nous dit : «aujourd’hui, on dirait Alcatraz !» Les clôtures et autres systèmes de protection fleurissent comme jamais. Un berger qui fut longtemps sur cette estive nous confiait un jour, dans une discussion à bâtons rompus en pleine montagne, que l’ours n’avait jamais commis de dégâts sur son troupeau, car il prenait les précautions qui s’imposaient. Il est arrivé à ce berger de voir l’ours à l’orée du bois alors qu’il trayait ses brebis. Peut-être ce berger répond-il à cette réflexion du sénateur Bailly, grand défenseur de l’élevage, notant que l’élevage se caractérise par des conditions de travail difficiles, qui supposent une grande disponibilité, notamment pour assurer le gardiennage, et des compétences techniques qui ne s’improvisent pas [Rapport précité, page 93]. En termes moins diplomatiques, nous dirons que l’élevage est un métier. Entre le véritable élevage et une quasi divagation, il existe un gouffre.

Ce fumeux «risque zéro», qui part d’un bon sentiment (mais on ne fait rien de bon avec de bons sentiments…) sert en réalité la vraie doctrine, dangereuse, développée chez les grands élus du Haut Béarn, gauche et droite confondus. Pour ces élus proches du lobby agropastoral, pas le berger qui fabrique du fromage sur l’estive, non celui des grandes usines à lait, le pastoralisme s’étant développé ces dernières décennies (faut-il rappeler et marteler que c’est en partie grâce à l’ours et sur son dos), il ne faut plus aujourd’hui ajouter de contraintes, comme l’apport de nouveaux ours d’origine slovène.

Nous combattons farouchement une telle manière de voir les choses, d’ailleurs à l’opposé des volontés de bergers fromagers qui souhaitent cohabiter avec l’ours mais qui doivent se taire aujourd’hui. Ils représentaient un tiers de la profession au début de la décennie 80, cinq ans après les débuts du FIEP [Jean-Pierre Farthouat, Rapport de synthèse sur le problème de ma sauvegarde de la population d’ours bruns (Ursus arctos) des Pyrénées occidentales, janvier 1981, page 11 (enquête de M. Dalla Rosa).] Ils sont bien plus nombreux qu’on ne l’imagine mais, excepté deux d’entre eux en Béarn, les autres se taisent sous la pression sociale et sous celle des maires et responsables des commissions syndicales qui détiennent le pouvoir de louer les estives. Combien nous disent qu’ils ne peuvent s’exprimer librement. Un visiteur trop pressé ne s’en rendra pas compte : cette société est clanique avec tout ce qu’elle suppose de solidarité et de… persécution. Un berger emblématique comme Joseph Paroix, qui a travaillé avec le FIEP, a écrit de superbes pages sur son métier et sur l’ours, est même devenu un opposant aux réintroductions et a d’ailleurs réclamé le retrait du Béarn de l’ours "Néré". C’est le retour au clan pour bien des raisons d’angoisse devant l’avenir ou de manipulations diverses et variées [On lira notamment Vivre avec l’ours de Farid Benhammou, Editions Hesse, 2005.]

L’ultime hypocrisie

De la révolution de 1975, il reste de très bonnes mesures mais aussi d’amères désillusions. L’ultime hypocrisie des responsables politiques et syndicaux agricoles est de maintenir la fiction d’une population d’ours, en réalité un dernier carré peut-être bien constitué d’un seul mâle d’origine pyrénéenne, désigné sous le nom d’"Aspe Ouest", du mâle "Néré", d’origine slovène et de "Cannelito" ou "Mohican", fruit de "Cannelle" et de "Néré".

Une empreinte d’ours comme logo de l’office de tourisme de la vallée d’Aspe et un zoo abritant désormais six ours à Borce [Dans un espace ridicule (lire sur le site de Ferus et dans La Gazette des grands prédateurs, n°17, automne 2005 : S. Carbonnaux «En Béarn, même morts, les ours rapportent !»] suffiront-elles longtemps à faire croire aux touristes et donc à une partie de la France que l’ours est sauvegardé en Béarn et dans les Pyrénées occidentales ?

Osons cette dernière remarque subversive en pays pastoral : On ne dit jamais assez que ce sont les moutons qui envahissent en fin de printemps le domaine de l’ours, et non l’inverse.

Griffures d'ours Il est devenu très urgent de renforcer l’ultime tribu de Mohicans du Béarn ! Toute inaction aurait les conséquences les plus graves pour la survie des derniers ours et la préservation de la richesse naturelles des montagnes béarnaises.

Griffades d’ours en haute vallée d’Aspe. Sans apport de sang neuf, ce sera bientôt une découverte impossible, septembre 2007. (S. Carbonnaux).

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