Des patrouilles ours dans les Pyrénées

Ours, rapprochement entre la France et le Val d'Aran

«Casser la frontière et offrir les meilleurs services aux Espagnols, comme aux Français, c'est la volonté affichée hier à Viella. Le consul général de France à Barcelone, Pascal Brice, s'est rendu dans le Val d'Aran, accompagné du sous-préfet de Saint-Gaudens, Nicolas Honoré, à l'invitation du président du conseil général, Francisco Javier Boya. « Le Val d'Aran est pour nous un territoire particulier qui nous intéresse directement », constate le consul général de France. » (...)

« Nous souhaitions redire au syndic la volonté du gouvernement français de préserver la concertation, confie Pascal Brice. Le sous-préfet et le syndic travaillent en ce moment à un protocole qui permettra aux experts de collaborer sur la question de la faune sauvage ». Ce protocole devrait faciliter l'échange d'informations entre l'ONCFS et leurs homologues aranais. Et Francisco Boya de conclure : « Ces relations entre le Comminges et le Val d'Aran existent depuis longtemps, entre les hommes. Il nous faut un cadre légal pour les pérenniser ».

Des patrouilles ours dans les Pyrénées?

Rappelons que le 13 novembre s’est tenue à Barcelone une réunion de Groupe de Travail Technique de l’ours brun dans les Pyrénées réunissant les gouvernements français, espagnol et aragonais, la Generalitat et le Conseil Général d’Aran.

Les participants avaient proposé de créer des « patrouilles ours » dans les Pyrénées comme celles qui existent dans les Cantabriques afin de mieux connaître l’espèce (dispersion, reproduction, occupation du territoire). Ainsi, une meilleure information pourra être fournie aux citoyens comme l’a indiqué le Ministère de l’Environnement espagnol.

Tous les participants de la réunion pensaient d’ailleurs nécessaire de favoriser l’information, la formation et la connaissance de l’ours auprès des Pyrénéens.

De plus, diverses mesures avaient été proposées pour renforcer la cohabitation entre les activités humaines, notamment l’élevage et la chasse, et les ours. Les mesures de soutien à l’élevage et à l’apiculture ont également été évaluées et montrent une réduction au minimum des dégâts dus à la prédation de l’ours.

Sources : DDM, Europa Press, Terra Actualidad, WebMurcia

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