Louis Dollo et sa webtv à Les

Louis Dollo produit beaucoup ; maintenant, il fait de la «webTV» avec Tarbes-Infos. Non seulement il est difficile d'être compétant en tant que journalisme papier, mais alors en "télévision", cela ne pardonne pas ! Analyse

Remarquez le «travail de journaliste» de Louis Dollo qui souvent, ne laisse pas son interlocuteur construire sa propre réponse : Louis Dollo pose la question, puis suggère ou donne la réponse défavorable à l'ours, ou à l’ETO, ou à l’ADET, qu’il a envie d’enregistrer et qui correspond à ce qu'il a déjà annoncé ou écrit dans les forums où sur son site, se contentant de demander à ses interlocuteurs de valider SA réponse. Quelle manipulation maladroite!

Francès Boya interviewé par Lous Dollo


envoyé par tarbes-infos

Louis Dollo se réjouit à droite et à gauche de ce que «Le manifeste du Val d'Aran» arrive aux mêmes conclusions que les textes de l'ADDIP. Les français et les espagnols arriveraient séparément aux mêmes conclusions : LA vérité sans doute.

Dans l'interview de Francès Boya du Syndic d'Aran  par Louis Dollo lui même, Francès Boya reconnait «Oui, c'est un document que nous avons fait ensemble. L'ADDIP, des associations pastorales du Val d'Aran et des gens de l'Aragon (...)» Pas étonnant donc que les textes se ressemblent! Le «scoop» se dégonfle.

D'autre part, Louis Dollo essaie de faire dire à Francès Boya que l'ours n'attire pas le tourisme.
Louis Dollo : «Vous êtes une vallée (sic) qui a plus ou moins abandonné, tout au moins le rôle du pastoralisme a fortement diminué pour vous consacrer coup plus au tourisme. Est-ce que vous pensez qu'il y aurait une possibilité, comme le pensent les associations écologistes françaises, une possibilité de voir un développement économique autour de l'ours? »
Francès Boya : «C'est à dire, cela dépend du territoire. A Somiedo par exemple, cela c'est possible. Il y a pas mal de personnes qui vont voir l'ours ». Donc ça marche ! L'ours est un véritable attrait ! Après, Francès Boya change de sujet pour parler de «l'incompatibilité proclamée» de l'ours et du pastoralisme : «Dans notre cas, on sait que l'ours est difficilement compatible avec le très peu qui nous reste de ce pastoralisme qu'on veut soigner et qu'on voudrait conserver. Maintenant c'est une question de priorité, de philosophie, de projet de pays, et nous on est absolument partant de garder absolument cette petite communauté qu'on a encore de berger et de vraie vie qui sont dans la montagne. On sait que çà, c'est pas compatible avec la présence de l'ours. On a une montagne qui est très humanisée. On a presque un million de personnes qui viennent faire du tourisme dans notre montagne et en tous cas, c'est un débat qui serait un débat du fond de la question. Nous on est vraiment fâché par la manière, comme se sont fait les choses, on n'était pas tenu en compte...»

Interview de Antonio Cambronero,
un collègue chasseur de "pobre Luis" par Louis Dollo
où on apprend que "pobre Luis" aurait mordu l'ours Hvala !


envoyé par tarbes-infos

Petit moment drôle quand Antonio Cambronero, un chasseur, raconte comment le jour où «Hvala à agressé Luis Turmo», Juan B., un autre chasseur arrivant près du «pobre Luis» parle dans le «walky-talky» pour rassurer le fils de Luis : «J'étais avec lui, il était bien, il a mordu l'ours». Ainsi donc, avant de recevoir sa raclée, Luis aurait mordu Hvala! Il en a le Luis !

Cette interview de Louis Dollo est un petit morceau d'anthologie. Un exemple avec deux suggestion de réponse par Louis Dollo : «Ce n'était qu'une petite battue entre copain, ce n'était pas une grande battue avec des territoires importants?»  ou, alors qu’Antonio Cambronero n'a pas encore parlé de randonneur : «Vous pensez donc que si un randonneur s'était trouvé avec son chien en cet endroit, le problème aurait été le même qu'avec Luis Turmo?» A la suite, emmené où il n’a pas envie d’aller, le chasseur commence à employer le conditionnel et des «peut-être». On devine où l’interviewer désire nous emmener avec ses gros sabots.

Même dans une «petite battue avec seulement deux chiens», quand on dérange l’ours couché, on prend un risque de le voir réagir. Le danger est courru. Surtout si le chasseur se met à «mordre l'ours» puis à «gueuler!» Faut pas exagérer non plus, quelle histoire!

Interview de Marti Orriols par Louis Dollo


envoyé par tarbes-infos

Louis Dollo : «Marti Orriols, vous représentez la race brune' des Pyrénées (...) Quel est votre problème par rapport à l'ours?»
Marti Orriols : «Pour nous ce n'est pas un problème particulier, c'est un problème général. C'est un problème que.., les indemnisations ne sont pas suffisamment intéressantes pour les animaux qui peuvent faire du mal ours (NDLB : les chiens?), c'est la génétique qui a derrière ces animaux, souvent c'est le travail d'une vie »
Louis Dollo reformule la réponse peu claire ; iMArti Orriols ne semble pas très à l’aise en français : «Le problème ce n'est pas l'ours spécifiquement, ce sont les conséquences de la présence de l'ours et des prédations.» N'ayant pas obtenu la réponse qu'il attendait, Louis Dollo perd un peu le fil de son interview : «Et qu'est ce que vous proposez à la place de cet ours ?» Qu’attend-t-il comme réponse ? Des autruches : des bêtes qui comme eux aiment à se mettre la tête dans le sable pour ne pas voir la réalité? En voilà une question qu'elle est bonne! La réponse évidement n'apporte rien de satisfaisant pour Louis Dollo qui essaie encore autre-chose : «La race brune des Pyrénées, c'est une race en voie de disparition...? » Dites-moi oui doit-il penser!
Marti Orriols : «Non, la race brune s'est bien développée en Catalogne (…)». Et merde, doit penser Louis Dollo que Marti Orriols n’aide pas vraiment.  Il parvient quand même à conclure «C'est un problème de survie et d'avenir, parce que ce sont des races qui vont disparaître, c'est bien ça? Ces races, elles font partie de la Biodiversité et vous avez le sentiment QU'ON VA les faire disparaître !».

Interview de Francis ADER par Louis Dollo

Francis ADER (De l'Association de chambres d'Agriculture des Pyrénées) : «(...) Il n'y a de possibilités d'avoir des perspectives d'avenir agricole ou pastoral avec la présence de prédateurs, quels qu'ils soient. » Louis Dollo prend alors la parole au non des défenseurs du plantigrade, fabuleux ! « Alors, vos détracteurs disent l'ours était là, il y a quelques années, ne serait-ce qu'une cinquantaine d'années, pourquoi ça serait impossible aujourd'hui?»
Disparu l'ours des cavernes et ses descendants flingués au siècle dernier et avant! Pour Louis Dollo, l'ours serait-il apparu par génération spontanée il y a cinquante ans? Peut-être est-il issu de la "biodiversité à visage humain"? Les bergers devaient s’ennuyer : «Et si on créait des ours, histoire d'avoir des activités supplémentaires et de rigoler un coup?»
Francis ADER : «Tout simplement parce que l'ours était subi, il a procuré beaucoup de soucis au monde à l'époque où il était présent. S'il a disparu, ce n'est pas forcément parce que les éleveurs l'ont fait disparaître, ils s'en sont (il réfléchit) euh félicité entre guillemets, peut-être, surement, parce que c'était beaucoup moins compliqué pour eux, mais c'est surtout qu'il n'avait plus sa place sur le territoire». Affligeante confession d'une agriculture qui reconnait faire disparaître les espèces qui gênent pour ne garder que la biodiversité à visage/usage humain.
Louis Dollo : «Alors, on nous dit (NDLB : il retourne se situer dans le clan de son interlocuteur), que l'ours peut-être un facteur de développement économique, de développement touristique qui pourrait être à côté de l'agriculture et de l'élevage. Qu'est ce que vous avez à dire à cette euh..., ce qui est dit par ces... ces écologistes? »
Francis Ader (souriant) : «C'est idyllique, c'est quelque chose dont nous pourrions tous rêver, mais la réalité du quotidien nous prouve que c'est impossible, absolument impossible donc il faut rester pragmatique, il y a des choix à faire dans la vie et le choix aujourd'hui c'est effectivement de privilégier ce dont le territoire à BESOIN, une économie agricole forte, une économie durable, sans prédateurs
Louis DOLLO, sortant une conclusion de son chapeau : «Donc, les chambres d'agriculture préconisent la disparition du prédateurs? »
Francis ADER : «Les chambres d'agriculture préconisent effectivement de pouvoir avoir un territoire sans prédateurs

Interview de Jean-Guy Dejuan et d'un groupe de chasseur des communes frontalières du Val d'Aran par Louis Dollo


envoyé par tarbes-infos

Encore un bel exemple où Louis Dollo suggère la réponse attendue dans sa question : «Vous voulez-dire que  (...) Est-ce que je dois comprendre celà?» en introduisant des mots que son interlocuteur n’a pas prononçé. 

Louis Dollo : «(...) Est ce que ça (NDLB: la vue de traces d'ours) vous gêne pour pratiquer votre loisir qui est la chasse?»
Jean-Guy Dejuan : «C'est à dire, il faut être prudent, on ne sait pas la réaction de la bête qu'elle peut avoir envers nous». Qu'est ce qui les gêne? Le fait de devoir être prudent ou le fait de ne pas connaître le comportement de l'ours face à des chasseurs ?»
Louis Dollo : «Est-ce que vous allez vous abstenir de chasser sur ces lieux où ils (NDLB: les ours) se trouvent?»
Jean-Guy Dejuan : «Non, non, nous ce qu'on veut c'est chasser et être tranquille pour la chasse! (...)»
Louis Dollo : « En sommes, ce sont les autorités françaises qui ne disent pas la vérité, qui refusent de la dire et qui refusent de croire la réalité.»
Les chasseurs : «Tout à fait, qu'ils l'a déforment volontairement, il n'y a pas d'autres mots (...). »
Louis Dollo : «Jamais ils ne vous préviennent pour pouvoir euh...aller à la chasse? Vous n'étes jamais prévenus?»
Un chasseur : Non!
Un autre : «Mais là, il faut quand même être honnête (NDLB: Et ailleurs?), il nous est dit que si on veut, on peut les contacter (NDLB: pour savoir où sont localisés les ours), mais quand on les contacte, ils ne nous donnent pas de renseignements, donc c'est pas spécialement utile quoi, euh... mais quand on voit sur le terrain où la bête se trouve, où elle est parfaitement localisée, on nous dit que c'est impossible, alors pourquoi ce cache-cache, à quoi ça sert? On joue au chat et à la souris on va dire
(...) Les chasseurs se plaignent que les promesses n'ont pas été tenues (emplois à Melles, scierie à Fos...)
Louis Dollo : «En 1996, ceux qui avaient en charge ce développement, c'était l'ADET, l'Association de Développement Economique et Touristique, c'est eux qui avaient, qui étaient missionnés dans le cadre de LIFE pour procéder à ce genre d'évolutions. (NDLB : Et après la question, Louis Dollo fait la réponse) Vous voulez dire qu'en définitive, l'ADET n'a rien fait, est-ce que je dois comprendre cela...? »
Les chasseurs (NDLB: très faiblement) : «Rien n'a été fait. »
Louis Dollo : «Et on est, douze ans après, on est toujours dans la même situation. (...) »
Les chasseurs se plaignent après qu'ils doivent apporter la preuve des attaques pour être indemnisés.
Louis Dollo : «Le maire de Melles, qui n'est malheureusement pas là aujourd'hui, Monsieur Rigoni, était un précurseur dans la...euh, disons dans l'importation de ces ours sur sa commune. Il est toujours maire?» Les chasseurs : «Oui» (Pas de chance !) «Et aujourd'hui, comment réagit-il?»
Les chasseurs : «Il n'en parle pas beaucoup...» puis, celui qui disait «qu'il fallait quand même être honnête poursuit» :  «(...) lui même est "bouleversé" parce qui se passe actuellement, parce qu'au départ, en 1996, c'est pas les ours que lui avait choisit, pour lui les premiers ours, c'était pas si mal que ça, et bon, c'est vrai qu'à l'époque, on ne peut pas dire que cela se soit très mal passé, hein (NDLB: Il vérifie l’approbation des autres) à cette époque là. Or aujourd'hui, lui même, Monsieur Rigoni dit que cela n'a aucun rapport avec le choix qu'il avait fait lui au niveau des ours. »  (NDLB : En quoi le choix des ours intervient-il dans le débat, mystère.)
Louis Dollo : «Alors la commune de Melles avait un projet de parc animalier, pour y mettre des ours en particulier. Aujourd'hui... donc ni parc, ni emplois, ni développement économique et touristique et des ennuis ! Est-ce qu'on peut traduire cela comme cela… ? Et bien merci. »

Grandiose manipulation où Louis Dollo essaie de sortir les vers du nez à ses interlocuteurs et de les guider vers les arguments qu’ils suggère! Malgré que, comme taupe, Louis Dollo soit «tombé», il continue son travail aproximatif de journaliste orienté.

Que penserait un profession de telles interviews? Je m'en vais de ce pas demander l'avis d'un professeur d'université en "communication et médias".

Le comble, c'est que ce matin, sur le forum sangliers.net, Louis Dollo ose écrire, je cite : «Voyez ici la vidéo des chasseurs. Ils disent ouvertement, sans les nommer, ce qu'ils pensent de l'ONCFS (Equipe Technique Ours) en charge de l'ours

Sources : Tarbes-Infos où l'on apprend sous la plume de Louis Dollo toujours qu'ils n'étaient pas 400 à la manifestation de Les comme l'a dit l'AFP mais 700 (selon la "Guardia Civil"), ce qui laisse encore la voie libre pour un nombre plus élevé selon les manifestants : combien 1500, 2000?

Quelques perles

  • Une vision différente de celle que veut imposer «quelques écologistes citadins qui décident loin de nos montagnes.»
    Francès Boya : "On est là pour dire à nos administrations qu'on ne veut pas qu'elles prennent de décisions sans nous écouter, loin de nous. On veut être écoutés, on veut participer à la gestion de nos territoires". Celà tombe, rien le GNO se réunit le 18 décembre.
  • Bruno-Besche Commenge : «...respecter les hommes et les femmes des Pyrénées… qui ont fait  des paysages humains.» Les autres paysages étant sauvages j'imagine. "Ce sont eux qui assurent « des productions de qualité respectueuses du milieu, préservent des races d’élevage adaptées, porteurs d’un savoir faire local…. Il y a contradiction entre le fait de nous imposer des ours et des loups et de vouloir préserver ce lieu. » et "«le milieu naturel est devenu humain par le travail de l’homme.» Nouveau concept : le milieu humain!
  • Le manifeste du Val d'Aran : Il ne faut pas "transformer les Pyrénées en un sanctuaire de quelques espèces animales en éradiquant des montagnes bergers et activités humaines est une agression contre toute une culture vieille de milliers d'années qui a contribué à ce qu'un équilibre s'établisse, assurant la biodiversité de la flore".
  • Robert Zonch, maire de Castillon-en-Couserans :
    • "Ceux qui proposent l’ours sont « des traitres à la montagne.» 
    • "Si la montagne n’est plus occupée par l’homme, c’est le tourisme qui disparaît."» (Comme dans le Yellowstone?")
    • "Nous avons fait tout ce qui fait la beauté de nos paysages. Comment accepter un prédateur dans nos montagnes? "
    • «Certains comptent sur notre essoufflement. Si on continue, c’est pour préserver des valeurs qui sont des valeurs humaines.»
Commentaires