Groupe National Ours des Pyrénées : Dominique Bur explique la suite

Depuis hier, dans le Groupe National Ours des Pyrénées, trois groupes de travail ont été constitués :

  • «Le problème de l’habitat de l’ours et la gestion de la forêt »
  • «L’ensemble des activités humaines - le pastoralisme et le tourisme - et la présence de l’ours»
  • «La gestion de la population ursine dans les Pyrénées»

Le préfet de région, Dominique Bur a précisé qu'il s'agissait bien de «groupes de travail» et que «la question de possibles réintroductions n’était pas de la compétence du GNO». «Nous allons uniquement transmettre nos conclusions demandées pour le mois de juin prochain», a-t-il indiqué, ajoutant que le ministère de l’écologie «prendra ensuite les décisions qui lui incombent». Dominique Bur a par ailleurs regretté que les anti-ours n’aient pas participé «à un dialogue très ouvert, où chacun a exprimé ses positions».

Philippe Lacube, tout en boycottant la réunion, s'y est introduit pour se faire entendre (avant la sortie des journalistes et des caméras). Le bouillant leader ultrapastoral a essayé de remettre au préfet les deux documents rédigés par Bruno-Besche-Commenge (alors qu’il aurait pû le faire en participant à la réunion du GNOP :

  • «Mensonge organisé lors des premières importations d'ours slovènes (1996,1997) par personnes ayant mission d'Etat» (Ici)  et
  • «Dossier Ours : le discours de l'Equipe Technique Ours (ETO/ONCFS) et les faits.» (Ici)

France 3, dans son journal du 18 décembre a filmé le moment (08:30 -> 10:14) ou le préfet refuse de recevoir ce document.

Le boycott du GNOP, une méthode efficace ?

L'ADDIP est ainsi payé en retour pour son boycott. Il me semble évident qu'on ne peut à la fois faire le "fanfaron" devant les caméras, boycotter le dialogue et essayer d'en retirer les fruits. C'est l'histoire du beurre, de l'argent du beurre et de la crémière ! A force de prendre les français pour des débiles, l'ADDIP y a inclus l'Etat et le préfet qui gère le Groupe National Ours. Ce n'est surement pas la meilleure façon pour se faire entendre, mais la diplomatie, le sens de la négociation et du compromis ne semblent pas faire partie de l'arsenal des opposants qui se limitent au boycott de toutes les instances de dialogue. Dommage, il y a avait dans ce «brûlot» des choses intéressantes qui auraient pû être démontées par l'Etat. Nous pouvons compter sur eux pour qu'ils insistent...

La suite du GNOP

Les discussions vont maintenant se poursuivre dans les «groupes de travail» avant que le ministère décide, ce qui est son rôle puisque : «La conservation de la biodiversité est un engagement fort du gouvernement français, acté par la signature de la Convention de la Diversité Biologique lors du sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992. Dans ce cadre, la France a élaboré une stratégie afin de stopper la perte de la biodiversité d’ici 2010, avec notamment la mise en place de plans de restauration nationaux pour les espèces menacées, dont l’Ours brun.» (Dominique Bur, préfet de la région Midi-Pyrénées, préfet coordonnateur du massif des Pyrénées)

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