Hvala se repose en paix

Le Val d’Aran renonce à la capture de l’ourse Hvala

Quatre mois après la rencontre de l’ourse Hvala avec le chasseur Luis Turmo, le "pobre Luis", le Conseil Général d’Aran a dévoilé il y a quelques jours toute une série de mesures pour diminuer l’impact de l’ours.

Après cet épisode, François Arcangeli, maire d'Arbas et président de l'ADET s'était étonné lors de la réunion du GNOP du 18 décembre (il n'est pas le seul) de "l'absence d'expertise et d'éléments objectifs permettant d'attester de la réalité de la rencontre entre le chasseur et l'ourse Hvala." On avait vu dans la presse une photo du chasseur, le bras soigneusement dissimulé dans un gros bandage entrain de déprimer après "l'agression de la bête fauve."

Evelyne Sanchis (DIREN) avait lors de cette même réunion du GNOP, précisé : "Il (NDLB: Le pobre Luis) aurait crié pour tenter d'effrayer l'ourse Hvala qui serait passée à 3 mètres de lui. L'animal l'aurait alors chargé puis mordu à la jambe et griffé au bras..."

En Espagne, on a maintenant renoncé à la capture et au transfert de l’ourse Hvala et des autres ours vivant dans le Val d'Aran. Le Syndic d’Aran, Francesc Boya, a annoncé que le Conseil Général d’Aran va rapidement signer une convention avec la Generalitat (le gouvernement régional) et le gouvernement central espagnol afin qu’il fasse partie du groupe de suivi de l’ours. La convention, encore en négociation, considérera aussi un renforcement du suivi des ours, une augmentation des indemnisations pour les dégâts dus à l’ours, ainsi que leur facilitation d’obtention, et davantage de moyens de protection.

Selon les techniciens du Conseil Génaral d’Aran, Hvala (dont on a perdu la trace mi-novembre lorsque la neige a commencé à être abondante), pourrait avoir eu des oursons cet hiver. (NDLB: Hvala est déjà la mère des oursonnes Pollen et Bambou. Elle avait été vue au printemps 2008, en compagnie d'un gros ours, sans doute un mâle.)

Cependant, le gouvernement d’Aran maintient son rejet du plan français de réintroduction de l’ours dans les Pyrénées car selon lui : "certaines vallées sont trop peuplées pour garantir la coexistence de l’ours avec les activités humaines."

Sources : El Periodico et La Manana (merci à FERUS pour sa compilation pendant mes vacances..)

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