Rick Bass Le livre de Yaak

Rick Bass Le livre de Yaak NDLB : Voilà un de mes coups de coeur !

La vallée du Yaak, dans le Montana, est l'un des derniers espaces sauvages des États-Unis, un lieu où cohabitent des ours noirs et des grizzlys, des loups et des coyotes, des aigles, des lynx, des cerfs et même une poignée d'humains. De cet endroit magique où il vit depuis une vingtaine d'années, Rick Bass dresse le tableau d'une vallée aujourd'hui menacée.

Dans ces récits inspirés, il nous décrit la grandeur de la nature sauvage du Yaak et de ses habitants. Il parvient ainsi à capturer l'âme d'un lieu qui, s'il venait à disparaître, constituerait une perte irrémédiable pour chacun d'entre nous. Avec Le Livre de Yaak, Rick Bass confirme qu'il est l'un des grands écrivains du Montana et l'une des voix les plus originales de l'Ouest.

Rick Bass

Rick Bass est né en 1958 au Texas. Il a travaillé plusieurs années comme géologue dans les gisements de pétrole et de gaz du Mississippi avant de se consacrer à l'écriture. Auteur d'une vingtaine de livres qui ont pour cadre privilégié le Sud et l'Ouest des États-Unis, il vit dans la vallée du Yaak, au nord-ouest du Montana.

Extraits choisis par la Buvette : "La magie"

« Il nous faut la vie sauvage pour nous protéger de notre propre violence. II nous faut la nature sauvage pour contrer cette culbute dans le noir, infinie et tourbillonnante, où s’est précipitée une démocratie branlante, déstabilisée par le big business. »

«A présent, c’est le mystère qu’ils pillent. »
 
« Je ne saurais dire quand les œillères (...) s’écartèrent pour la première fois, à quel instant précis je pris conscience de ce qu’on faisait subir à ce pays (...) et ressentis un malaise, un mal-être, suffisamment profond pour me faire passer à l‘action. Ni à quel moment je me laissai posséder si intimement par cette douleur que je n’eus plus d’autre choix que de réagir. »

« A mesure que l’ordre et la logique fuient nos sociétés, je suis convaincu que l’art (pour l’émotion) et la nature (pour le sauvage) peuvent seuls remédier au déséquilibre troublant, au malaise de ce monde, que nous éprouvons dans chacun de nos nerfs et de nos sens sans pouvoir le nommer. »

« De même que les arbres morts se recyclent à travers la forêt, les parcours des animaux qui la traversent créent un cycle, une pulsation – le rythme du sang, de la chlorophylle et de la magie. »

« Il est vrai que j’ai souvent l’impression qu’en m’efforçant  de protéger les derniers espaces sauvages, je laisse mon Moi intime et robuste – capable d’une grande paix et l’un grand bonheur – se perdre dans un espace tumultueux, voué à une agitation permanente. »

«C’est un honneur que de vivre dans les bois. Chaque jour, j’essaie de m’en rendre digne. »

« Un lieu est bien portant tant qu’il conserve des espaces naturels. »

« Mais lorsqu’il n’y aura plus de poissons, plus d’arbres, et que la dernière montagne sera défigurée par une route... Qu’adviendra-t-il, alors ? »

Rick Baas

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