La Tuberculose bovine en Ariège

Tuberculose bovine: le préfet de l'Ariège veut rassurer les éleveurs

Ce matin, Jacques Billant, préfet de l’Ariège, entouré des responsables de la DDCSPP, d’Emmanuel Lecomte, directeur de la Chambre d’agriculture, et de Raymond Berdou, maire du Mas d’Azil, a rendu visite aux éleveurs concernés par l’abattage du troupeau atteint par la tuberculose bovine.

Rappelons qu'un cas de tuberculose bovine a été suspecté fin avril lors de l'inspection sanitaire des carcasses en abattoir.

L'animal d'origine était issu d'un cheptel ariégeois et n'avait pas de symptôme clinique.

La mise en culture des lésions suspectes, de même que des contrôles complémentaires effectués sur le reste du cheptel, ont permis de confirmer l'atteinte du troupeau.

Un troupeau de 83 bêtes seront abattues dès lundi.
L'enquête épidémiologique a été élargie aux autres exploitations voisines.

L'inventaire des mouvements entrants et sortants d'animaux au sein de l'exploitation infectée a été dressé par les services de la DDCSPP sur une période de trois ans.

12 élevages ont ainsi été identifiés en premier niveau et placés sous surveillance sanitaire par arrêtés préfectoraux pour être soumis à un dépistage tuberculinique de l'ensemble des animaux en sus des mesures d'interdiction de mouvement... 8 élevages ont déjà été testés, dont 7 négatifs et 1 fortement douteux.

Les diagnostics d’abattage réalisés hier soir sur un second troupeau ont mis au jour des prélèvements suspects qui doivent encore subir une batterie d’analyses pour confirmer un second cas de cette maladie.

Face à cette nouvelle crise dans le milieu de l’élevage, le préfet a souhaité ensuite rencontrer les agriculteurs lors d’une réunion élargie au Mas d’Azil.

Cette réunion avait pour but de mettre un terme à l’inquiétude de l’ensemble de la filière et d’informer les éleveurs sur le dispositif de surveillance mis en place.
Ils étaient une centaine à avoir répondu à cette invitation.

Pierre Jabert, en charge du dossier sanitaire à la DDCSPP, a rappelé ce qu’était cette maladie, le calendrier des procédures et les éléments de prise en charge par les services de l’Etat (mesures prises en matière d’abattage et de prévention).

Le préfet a souhaité rassurer la profession en donnant aux éleveurs des réponses aux nombreuses questions qu’ils se posent: indemnisations, questions relatives aux types de diagnostics, aux possibilités de vaccination (il n’y a pas de vaccin préventif), le délai du vide sanitaire (il faut de 2 à 6 mois pour désinfecter les locaux).

Le préfet, ainsi que Rolande Sassano représentant le syndicat départemental des bouchers, ont rappelé qu’il n’y avait pas de suspicion à avoir avec la viande, elle est saine et tous les contrôles sanitaires réalisés sur les carcasses à l’abattoir représentent autant de remparts contre les maladies.

Jean-Luc Fernandez, président de la fédération des chasseurs de l’Ariège, ainsi que Jean-Pierre Alzieu, directeur du laboratoire sanitaire départemental, ont indiqué que des analyses avaient été réalisées depuis le début de la semaine sur des blaireaux qui, à l’instar des ragondins, des cerfs ou des sangliers, sont porteurs de la tuberculose.

Ce travail d’investigation sur la faune sauvage devrait se poursuivre  avec l’ONCFS.

Enfin, le préfet a réitéré son soutien aux éleveurs: «tous les services de l’Etat (DDCSPP, services des finances) sont mobilisés à vos côtés, tout comme ceux de la chambre d’agriculture pour vous aider à gérer ce dossier difficile»

Un discours qui s’est voulu ...rassurant. 
Par précaution, le concours bovin et caprin de la foire du Mas d’Azil qui se tient ce week-end a été annulé.

Laurence Cabrol

Remarquez la promptitude de l'éradiqueur Jean-Luc Fernandez à sauter sur l'occasion. Profitons-en pour se débarasser des blaireaux. Sales bêtes! Pour en finir avec la chasse...

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