Mercantour : La louve équipée d’un collier GPS retrouvée morte

Communiqué de presse du Parc national du Mercantour

La louve retrouvée morte avait été capturée dans le Parc national du Mercantour en mars dernier dans le cadre d’un programme scientifique.

Mercantour : La louve équipée d’un collier GPS retrouvée morte
La louve équipée en mars 2010 d’un collier GPS et suivie depuis dans le Parc national du Mercantour a été retrouvée morte le 22 Septembre 1010. Cette louve de la meute de Haute Tinée avait été capturée dans le cadre du programme scientifique sur les relations entre le loup et ses proies sauvages, piloté par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) en partenariat avec le Parc national du Mercantour (PNM), le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et la Fédération des chasseurs des Alpes maritimes (FDC06).

Le collier renseignait les scientifiques du Parc sur ses déplacements par des localisations GPS et surtout permettait aux chercheurs de localiser a posteriori l'ensemble des prédations occasionnées par la meute pour mesurer l'impact de la prédation sur les différentes espèces d’ongulés sauvages : chamois, chevreuil, mouflons et cerfs.

Depuis le 15 Septembre, le collier ne transmettait plus de données, ce qui était courant lorsque l'animal se trouvait dans un secteur non couvert par le réseau GSM, source de la transmission des données. Cette fois, c’est grâce à une recherche de terrain intensive que le double système VHF associé au collier a permis de localiser l’animal mort. Il a alors été pris en charge par les agents assermentés du PNM et de l'ONCFS.

Résultat de l’autopsie

Une autopsie a été pratiquée par le Dr Dominique Gauthier du laboratoire vétérinaire départemental des Hautes-Alpes. L'animal était dans un état de faiblesse corporelle avancée, consécutive à une blessure à l'épaule. L'analyse de la blessure montre que celle ci remonte à 6 jours avant la mort effective de l'animal, établie dans la nuit du 21 au 22 septembre 2010.

L'animal est mort de septicémie consécutive à un violent traumatisme sur l’épaule, ayant écrasé les tissus et fracturé l’omoplate gauche. Ce traumatisme pourrait être dû au choc d’une pierre tombée sur la base du cou, au niveau antérieur de l’épaule. Une origine par arme à feu est exclue. Des examens complémentaires standards (examens sanitaires de contrôle) sont en cours de réalisation.


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