Arbas - Vivre avec les ours, le FAPAS veille

En ce mois d'octobre, grâce à Ferus, les habitants de diverses vallées pyrénéennes ont pu échanger avec le président du FAPAS, Roberto Hartasanchez.

En 1970, il ne restait plus qu'une cinquantaine d'ours dans les Asturies et la survie de l'espèce apparaissait menacée ; depuis elle est remontée à 150 individus. Le conférencier intervient en toute simplicité, passe de l'espagnol au français, la salle s'en amuse et fait de même, les langues s'entremêlent pour une pensée ouverte à d'autres images. Il explique que lorsque « les scientifiques » ont voulu observer les ours, ils ont placé les caméras dans des endroits d'altitude, très éloignés de la présence humaine, et ils ont obtenu deux photos en deux ans.

Quand le FAPAS à son tour a installé des appareils, il les a disposés au plus près des villages : 300 photos en deux ans. Pour les Espagnols, les ours n'ont jamais disparu de leur environnement : « c'est un voisin, un commensal ». L'ours ne vit jamais dans un espace désertique, il se complaît à proximité des lieux habités, où il peut trouver suivant les saisons des carcasses, des fruits ou des plantes…

Une cohabitation réussie dépend de l'acceptation par la population de la faune sauvage et l'expérience des Asturies confirme que c'est possible, que des habitants vivent sans inquiétude et s'accommodent de partager les fruits de leurs vergers, aux abords du village avec des ours qui sont les animaux emblématiques dont la présence atteste de la bonne santé de la nature environnante.

Source : DDM

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