Réquisitoire contre la Dépêche

Couflens. L’ours aurait attaqué des vaches !

Dans cet article de la Dépêche du Midi on lit : "on pense que l'agresseur devait être l'ours ! Il a souvent été aperçu dans les parages depuis quelques mois. Les responsables habilités devront confirmer ce qui reste pour l'instant une hypothèse."

Ce nouvel article anti-ours de la Dépêche du Midi m'a donné envie de me replonger dans "Les réquisitoires du Tribunal des flagrants délires, tome II à la page 126, pour le réquisitoire contre le rédacteur en chef du journal Le Meilleur, journal auxquelle la Dépêche n'a rien à envier aujourd'hui. Qu'aurait pu dire Pierre Desproches?

Cet article insensé "repousse les limites de la tartufferie journalistique vers d'inabordables sommets". Pyrénéens bien sur.

"La voilà, la vieille technique des hebdos accroche cons, lèche-malades et branle-minus. On vous titre sur huit colonnes, en lettres grasses et graisseuses, quelque chose de bien cradingue, qui vous accroche la bête au plus bas de son cortex ou de son caleçon, on lui développe l'affaire sur cinquante lignes, avec force détails salaces ou crapuleux, et on lui dit : lecteur chéri, regarde, on voit les poils, renifle, ça pue la merde, et à la fin on s'indigne, avec élégance et bon goût, s'il vous plaît."

Avec un conditionnel ou avec un point d'interrogation

Vous avez tout compris : sans conditionnel, le titre "L'ours aurait attaqué des vaches" relevait du mensonge pur et simple. Avec un conditionnel, c'est comme avec un point d'interrogation. Pierre Desproges, à propos du point d'interrogation écrivait : "On peut tout dire sans risquer la diffamation, et c'est très intéressant sur le plan de l'accroche-connard car le susdit connard, pour peu qu'il soit myope, inculte, dyslexique ou simplement pressé, ne relèvera même pas le point d'interrogation."

A partir de quoi, moi, si je veux, je peux très bien dire ou écrire sur dix colonnes:  « Augustin Bonrepaux aurait été sodomisé par un ours slovène alors qu'il était aux champignons" Tout le bon goût, l'élégance et le professionnalisme qui font défaut à cette pauvre Dépêche sont dans ce conditionnel.

Et de toute façon, l'ours ne déposera pas plainte pour diffamation !

Cette technique aurait d'ailleurs abondement utilisée par un autre accroche cons "lourds d'infos? Si vous voyez ce que je veux dire...

Mathieu Erny faitune petite fixation sur la Buvette et juge cette note grossière...

Les propos que vous jugezgrossiers” sont une citation de Pierre Desproges que vous n’avez pas l’air d’apprécier. C'est votre droit. Pierre Desproges était en colère contre un journaliste qui utilisait le point d’interrogation dans un titre, comme la Dépêche utilise le conditionnel dans ses titres pour les mêmes raisons.

Pour le reste, je vous laisse avec votre fixette sur la buvette. Si vous avez envie d’une alternative à la buvette, vous pouvez toujours la créer ou bien écrire pour “La cabane de l'ASPAP" (anciennement La cabane des estives) qui a été créée dans ce but alternatif à mon blog. Ils cherchent des "plumes". Moi je rentre dans les plumes de ceux qui refusent de partager l’espace et qui rêvent d’anéantir les derniers prédateurs sauvages, par tous les moyens, légaux ou illégaux.

A propos du pastoralisme, il est en crise partout en France, même où il n’y a pas de prédateur sauvages, puisque les prédateurs domestiques sont à l’oeuvre partout, comme les chasseurs. C’est toutes les semaines dans les canards.

 

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