Ipéhachebé, la suite

IPHB - Suite à ma proposition d’exercices de rédaction de textes en language ipéhachebé, la Buvette a le plaisir de vous offrir ce faux communiqué de presse de l’IPHB, signé, parait-il par Jean Lassalle et Didier Hervé. (Sous réserve de confirmation éventuelle. Il faudrait demander à Tarbes-infos ou à la Dépêche du Midi, les spécialistes des conditionnels journalistiques.)

IPHB Ours, desman, vautours, même combat
L’ours a été patrimonialisé

Maintenant que les valléens ont, avec tous les acteurs du territoires, par leur durable participation à la large concertation patrimoniale, construit ensemble une vision globale dans l’instance de concertation qu’est l’IPHB et que, par leurs actions bénéfiques pour les valléens, l’instance de décision et l’équipe de facilitation sont arrivés à leur fin, à savoir, en absence de consensus, commanditer pour le moins la stagnation, voir établir un indice d'abondance (nombre d'indices recueillis sur 1,6 kilomètre d'itinéraire représentatif) à la baisse pour la population patrimonialisée mais consanguine d’ours dans nos territoires.

La large contribution de l'IPHB à la mise en oeuvre annuelle de diverses actions de suivi, menées dans le cadre du réseau ours a permis à l’Etat de s'approcher sensiblement du respect de ses engagements et représente pour les valléens un effort remarquable qui a contribué a des progrès pragmatiques très remarqués en Haut-Béarn, progrès validés conjointement par l’ensemble des acteurs du dossier pastoral.

Malgré cette réussite durable, L'IPHB a considéré que les membres du groupe participatif auto-géré ne pouvait en rester là. En effet, la noble Institution doit assumer plus que les responsabilités de sa charte. D’autres actions positives et bénéfiques devaient être menées durablement sur nos territoires abandonnés lâchement par Paris et par Bruxelles. Celà pourrait encore couper durablement l’appétit de notre président.

En schématisant, l’homme est en train de revenir dans les vallées, l’ours est peut-être en train de revenir aussi, mais pour les acteurs de territoire, le doute est permis. Il faudrait donc chiffrer le nombre d’ours pour que la population puisse faire sienne la situation actuelle et les déplorables décisions que l'Etat ne manquera pas de prendre, s'il ne désire pas payer les scandaleuses amendes européennes.

Le vautour devrait aussi  être patrimonialisé

Depuis lors, une analyse technico-scientifique partagée par quelques valléens, en fonction de leur localisation à permis de recueillir de nombreux témoignages sur les situations qui intéressent l’observatoire co-présidé par Monsieur le Sous-Préfèt d’Oloron-Sainte-Marie et par un élu à propos des oiseaux nécrophages difficilement patrimonialisables vu leur changement de comportement alimentaire.

Nous devons âgir au niveau du sexe-ratio des volatiles devenus agresseurs pour qu’il faiblisse et que le nombre de traces de leur passages diminue durablement. Pour ce faire, le recours aux acteurs cynégétiques du territoire semble durablement indispensable pour soulager la population pastorale en grande difficulté depuis que l’Etat à renoncé à participer à la grande consultation démocratique sous l’impulsion de l’injuste décision de Nelly Olin.

Ainsi, le soutien au pastoralisme de montagne en zone à nécrophage trouverait une autre valorisation économique des conditions du maintien de l'équilibre : homme/vautours et vautours/homme.

Les habitats ont été patrimonialisés

Certaines actions ont une vocation plus large qui ne relève pas uniquement du volet pastoral comme :

  1. l'élaboration d’un schéma de desserte intégrée car il concerne tous les utilisateurs de l'espace IPHB qu'il s'agisse d'éleveurs, de chasseurs, de pêcheurs ou de touristes et pas seulement les forestiers, 
  2. de la réalisation d'accès réglementés dans sa dimension mise en place d'une réglementation et suivi de son application. 

Il est maintenant indispensable de poursuivre l'effort pastoral d'aménagement des territoires, surtout là où l’enclevement est encore trop pénalisant pour les populations montagnardes défavorisées durablement.

Il y aurait lieu de conforter l'activité pastorale sur la zone de montagne béarnaise à hauteur du budget que nous pourrons extirper justement à l’Etat qui a lâchement abandonné sa position de financement en zone d’altitude et cela pour assurer le désenclavement des revenus des pôles viandes et laitiers pastoraux. Il existe des raisons patrimoniales au repli des acteurs, le viol de la montagne par des étrangers qui vivent en appartements n’en est qu’un exemple. Nous devrions retourner à un mode de gestion où l’on s’engage plus ensemble après validation collective.

Je répête, la patrimonialisation des vautours doit être durable

Pour en revenir à nos oiseaux de malheurs, au terme de la charte de l’observatoire, on ne dispose plus d'un état patrimonialisé des méfaits de la population volatile du point de vue quantitatif (nombre d'individus) comme qualitatif (nombre de mâles et de femelles). Il faudrait chiffrer le nombre de vautours pour que la population puisse faire sienne la non satisfaction de la situation actuelle et pour mettre en branle, à l’initiative de l’ensemble des acteurs du territoire, l’action cynégétique adéquate et idoine nécessaire pour diminuer l’influence néfaste et durable sur les activités pastorales patrimonialisées avec tant de difficultés par l’ensemble des valléens dans leurs actions démocratiques et néanmoins pertinentes.

Car vos témoignages nombreux (merci Louis pour ton travail pastoralement nécrophagique et journalistiquement sectaire) sur les dommages ont permis d’évaluer l’importance des dégâts occasionnés pour les éleveurs et leur évolution financière. Les bilans réguliers et détaillés ont permis aux membres de l’observatoire de mener une réflexion objective et argumentée qui a permis aux acteurs d’amener à proposer la solution adéquate la plus apropriée, à savoir diminuer la ratio oiseaux mâles et oiseaux femelles par les deux côtés à la fois; c'est plus simple.

Il est donc maintenant patrimonialisé que l’Association des Eleveurs Transhumants des Trois Vallées ainsi que le Centre Départemental de l’Elevage Ovin, ainsi que la Chambre d’Agriculture, avec l’Union Départementale des Transhumants auront recours aux associations de protection de la nature pour résoudre durablement ces conflits qui n’ont que trop perduré.

Afin de ne pas nuire au travail des autres associations, il a été démocratiquement convenu, au terme de longs débâts au sein de l’instance de décision et l’équipe de facilitation que cette mission importante serait confiée exclusivement à la Fédération Départementale des Chasseurs des Pyrénées-Atlantiques; fédération qui a, par le passé déjà, montré son application à patrimonialiser radicalement la population des ours autochtone.

L’IPHB a entière confiance dans leur capacité à patrimonialiser maintenant les trois taxons qui pèsent lourdement sur l’avenir pastoral des populations de montagne des Pyrénées atlantiques, en attendant que la même mission ne leur soit confiée dans l’ensemble des montagnes violées, l'IPHB le souhaite.

C’est l’action envisagée par l’IPHB a la suite de la mise en forme des connaissances sur l’état de la population emplumée. La réussite éblouissante de l’observatoire a contribué à la patrimonialisation de la problématique "vautours” après plusieurs années de tension entre acteurs. Elle va permettre enfin la mise en place d’un nouveau contrat pastoralo-cynégétique pour une patrimonisation large et durable de Gyps fulvus et des autres becs crochus d’ailleurs.

Il reste à patrimonialiser le Desman des Pyrénées

Le 22 novembre, le président Lassalle a organisé une concertation patrimoniale à propos des micro-centrales électriques qui serait judicieux de placer dans nos territoires aquifères. Les acteurs locaux ont construit ensemble une vision plus durable des besoins béarnais en énergie.

Au niveau national, il y a une meilleure perception des interactions du Desman avec les hommes, avec les différentes activités du territoire et leur besoin considérable en énergie verte. L’instance de concertation, l’instance de décision ont décidé de donner le feu vert à une équipe de facilitation pluridisciplinaire afin de commanditer un audit patrimonial interne sur l'influence néfaste de la protection de cette espèce de rat mouillé.

Le développement durable des vallées béarnaises est incompatible avec une population viable de Desman des Pyrénées” ont déclarés ensembles, les spécialistes biodiversitaires de la Shem (Société hydro électrique du Midi, filiale de GDF-Suez, qui porte le projet de microcentrale d’Urdos sur Le Larry) et de la Serhy (Société d’études et de réalisations hydroélectriques qui porte le projet de Lescun sur l’Ansabère et le Lauga), le député et conseiller général Modem Jean Lassalle, les maires d’Urdos et de Lescun, leurs adjoints, la représentante des hydroélectriciens ainsi que de nombreux observateurs valléens des territoires montagnards, indépendants et objectifs.

L’instalation de micro-centrales hydro-électriques sur les cours d’eau à Desman des Pyrénées est pour l’ensemble des acteurs un symbole de la lutte contre «la secte intégriste» des écologistes par les valléens outragés et violés de toute part.

Cette résistance démocratique est un renouveau particulièrement ressenti par les valléesns, soudés derrière les acteurs du territoire en colère. Les acteurs locaux ont construit ensemble une vision plus globale du Desman. Il y a lieu de commanditer un audit patrimonial interne et de réaliser une autre analyse technico-scientifique partagée par quelques valléens, par les représentants de l’Etat localement et unanimement partagée au niveau national : la population actuelle de Desman  s'est au mieux maintenue, elle s'est vraisemblablement dégradée et devrait donc disparaître naturellement avec le réchauffement climatique que nous déplorons vivement. Il faudrait chiffrer le nombre de Desman pour que la population puisse faire sienne la situation actuelle et prévoir sa patrimonialisation définitive.

Mais les territoires sont exsangues et il convient d’accélérer le processus. De nouveaux aménagement sont donc indispensables ainsi que de nouvelles prises d’eau sur ces ruisseaux vierges de toute perturbation anthropique. Pour l'IPHB, il s’agit donc ici de luter contre l’ensauvagement des cours d’eau et de faciliter la patrimonialisation d’une montagne vivante et pleine d’énergie durable, souhait tant désiré par le Grenelle de l’Environnement de notre Cher Président.

En plus du desman, d’autres espèces ont été identifiées comme la grenouille rousse, l’euprocte. Ces espèces nuissent au développement pastoral et économique de nos territoires enclavés. Nous pourrions donc faire d'une pierre plusieurs patrimonialisations tout en faisant des économies d'échelles non négligeables en ces temps de budgets réduits, et l'IPHB est bien placée pour le savoir.

"La Shem et la Serhy ont répondu point par point au projet d’arrêté. La commune de Lescun, par l’intermédiaire de son avocat, bataille sur le terme de non-compatibilité avec le Sdage." Vous n’ignorez pas que la compatibilité se distingue de la conformité », explique clairement Me Larrouy-Castera du barreau de Toulouse. La situation est donc claire comme de l'eau de roche : le Desman des Pyrénées est non pastoralement compatible avec le biodiversité à visage humain que l’instance de concertation qu’est l’IPHB, que l’instance de décision et l’équipe de facilitation s’efforcent de promouvoir par une large concertation patrimoniale. Et cela, quelle gageure, en absence de consensus au niveau de l’Etat!

Les élus ont trouvé dans le Desman un outil pour se concerter à propos de leur territoire et pour prendre sur son devenir une plus grande responsabilité qu'ils estiment en accord avec leur fonction. Pour ce faire, il est donc maintenant patrimonialisé que l’Association des Eleveurs Transhumants des trois vallées ainsi que le Centre Départemental de l’Elevage Ovin, ainsi que la Chambre d’Agriculture, avec l’Union Départementale des Transhumants auront recours aux associations de protection de la nature pour résoudre durablement ces conflits qui n’ont que trop perduré.

Afin de ne pas nuire au travail des autres associations, il a été démocratiquement convenu, au terme de longs débâts au sein de l’instance de décision et l’équipe de facilitation que cette mission importante serait confiée exclusivement aux responsables de la Shem et de la Serhy en qui l’IPHB a entière confiance dans leur capacité à patrimonialiser maintenant ces ruisseaux d'eau (car ce n'est que de l'eau, même pas traitée pour la rendre potable) où baise cette espèce de rat mouillé qui pèse lourdement sur l’avenir pastoral des populations de montagnes des Pyrénées atlantiques. En attendant que la même mission ne leur soit confiée dans l’ensemble des montagnes violées. L'IPHB y travaille d'une manière ferme et démocratique.

Ainsi, le soutien au pastoralisme de montagne en zone à Desman des Pyrénées trouverait une autre valorisation économique des conditions du maintien de l'équilibre : Homme/Desman et Desman/Homme. Le caractère évidemment transverse des actions liées au déplacement des Desman permet d'expérimenter un mode de gestion ouvert unitaire sur le territoire. L’IPHB ne se substitue pas aux acteurs dans une démarche collective de représentation mais oeuvre pour gérer le territoire et le Desman, démarche qui suppose une superposition des échelles territoriales. Domaine où l'IPHB possède une très longue expertise reconnue dans les plus grandes universités où l'on traite de la participation territoriale.

Une structure de gestion en commun comme l’IPHB doit vivre et travailler de façon complémentaire avec des structures de gestion collective. Les modalités de travail ensemble sont à définir pour deux structures complémentaires, sans lien hiérarchique entre elles : l’une faisant de la gestion en commun, l’autre de la gestion collective (le pays en voie de constitution), la première travaillant sur un territoire inclus dans le territoire de travail de la seconde. Pour cela, d'important budgets sont nécessaires et l'IPHB fait appel à touters les administrations territoriales et nationales qui désireraient participer à cey objectif profondément inscrit dans le cadre du Développement Durable.

C’est pourquoi, l’IPHB souligne l’incohérence de l’État qui, d’un côté veut favoriser les énergies renouvelables et, de l’autre, dématérialise les actions de ses services sur le terrain en vue de la patrimonialisation définitive de ces espèces nuisibles dont l’utilité pastorale reste à prouver.

Jean Lassalle et Didier Hervé

pour l’Instance de Concertation,
pour l’Instance de Décision,
pour l'Equipe de Facilitation
de L'IPHB (Institution Pas Très morale du Haut-Béarn).

Merci à "Ours Ariège" à qui j'ai emprunté son dessin, sans même lui demander. C'est sur FessedeBouc qu'il faut le chercher. Ecrit sur base de textes issus des sites de l'IPHB et de Jean Lassalle.

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