Une politique saine, équilibrée et acceptée de tous les éleveurs ovins viande est possible

La FNSEA et la FNO parlent du "constat d'échec des politiques menées depuis des années sur les grands prédateurs". Un lecteur de la buvette, Bébéto94, vient de laisser un commentaire que je me permets de transformer en note, tellement il est bien torché....

Le "constat d'échec des politiques menées depuis des années sur les grands prédateurs"

Pour mieux comprendre cette assertion, il faut se placer du côté des éleveurs ovins viande et de leur plus grande hantise : que eux disparaissent! Bon ça, à la limite, ils s’y attendent, et que dans le même temps, les prédateurs, et surtout le loup, regagnent leur territoire. Ca c'est inacceptable!

De leur point de vue 10 ou 15 loups (et encore moins d’ours) qui vadrouillent sur un vaste territoire, c’est suffisant. Car ces deux espèces n’ont été créées par l’Evolution que pour une seule raison : justifier par leur (plus rare possible) présence un maximum de subventions pour une filière en net déficit de rentabilité, malgré des aides versées d’un montant souvent bien supérieur à ce qu’on observe dans les autres filières agricoles.

Aujourd’hui, le bilan de la politique menée sur les grands prédateurs est la suivante :

  • 20 ours – 2 millions d’€ de budget, dont la moitié au bénéfice de l’élevage.
  • 200 loups – 7 millions d’€, dont les ¾ au bénéfice de l’élevage.

Que serait donc une politique qui réussirait?

Et bien c’est simple : il suffirait d’inverser les chiffres et d’augmenter la part qui revient à l’élevage.
On aurait donc en France le noble bilan suivant :

  • 2 ours – 20 millions d'€ de budget, dont 90 % au bénéfice de l’élevage.
  • 7 loups – 200 millions d’€, dont 95 % au bénéfice de l’élevage.

Cette politique permettrait en sus de satisfaire les chasseurs, logiquement chargés de la mise en œuvre de cette politique de «protection de la biodiversité».

Et, cerise sur le gigot, ce ratio aurait le gros avantage de permettre de râler régulièrement pour maintenir le système, en arguant du coût démentiel des grands prédateurs :

  • 30 millions d’€ par loup et
  • 10 millions d’€ par ours !

Une politique saine, équilibrée et acceptée de tous (les éleveurs ovins-viande) est donc possible.
Il faut vraiment que le pouvoir soit noyauté par des zécolos extrémistes pour que cela ne se fasse pas…

Bébéto94.

Quel formidable instinct d'homme politique! Qu'on le nomme président de l'IPHB.

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