L’Ours un fauve à visage humain

"L’Ours un fauve à visage humain". Quand j'ai lu ce titre, mon sang n'a fait qu'un tour...

«L'ours est le dernier des grands fauves subsistant en Europe. Placide et solitaire, il est bien différent des bêtes sauvages vivant en hardes ou en meutes. Malin sous des dehors bourrus, il a dans son allure quelque chose d'humain, que lui donne son aptitude à se tenir debout et à marcher sur la plante des pieds. Il sait se servir de ses pattes comme de mains. Il a de petites oreilles, ce qui ne l'empêche pas d'avoir l'ouïe fine et même, à en croire les Sibériens, d'être au courant de tout ce que chuchotent les chasseurs ...

Il n'a presque pas de queue, et cette singularité chez un animal aussi gros est devenue proverbiale en Roumanie: (...) «Quand les ours agitaient la queue» signifie «jadis, dans les temps mythiques», et (...) «Quand le chat pêchait et que la queue de l'ours croissait» est l'équivalent de l'expression française «Quand les poules auront des dents.»

L'ours a les tétons sur la poitrine et non sur le ventre. Les chasseurs slaves et finno-ougriens affirmaient d'ailleurs que l'ours, une fois dépouillé, l'ours a les seins, les hanches, les jambes et les pieds d'une jeune fille.

Il est certain que par son aspect physique et son intelligence, l'ours est, en Europe, l'animal le plus proche de l'homme. »

Ce passage est extrait de «L’ours et les hommes dans les traditions européennes» de Michel Praneuf. Quand j’ai lu le titre de ce chapitre, je ne pouvais m'empécher de sourire en pensant à l’invention biologico-linguistique et médiatique de Bruno-Besche-Commenge qui, pour surfer sur la vague de l’intérêt pour le biodiversité, a inventé de toute pièce le concept, purement agropastoral, de «biodiversité à visage humain», c’est à dire à opposer les races domestiques, sélectionnées longuement par l’homme pour leur rentabilité ou leur adaptation à un terroir, la «bonne» biodiversité , ou la biodiversité «intelligente» (comme ils disent dans le blog du «Grand Charnier») à la biodiversité tout court, stigmatisée pour son côté «sauvage» !

Alors que pour les ultrapastoraux de l’ADDIP, l’Etat français, avec les «réintroductions» d’ours «slovènes», serait responsable de «l’ensauvagement des montagnes», voici un auteur, linguiste de surcroit, comme Bruno-Besche Commenge, qui avec «L’ours, un fauve à visage humain» pourrait nous faire dire que l’ADET est entrain «d’humaniser» l'Ariège ce pays de sauvages, de tueur d’ours !

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