Le Parc Naturel Régional Pyrénées ariégeoises et l'ours

Un article d' "Ours Ariège" sur le Parc Naturel régional Pyrénées ariégeoises

Le Comité français de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), en partenariat avec la Fédération des Parcs naturels régionaux de France, publie une étude montrant que la biodiversité est peu valorisée dans les signes de reconnaissance agricoles. Pourtant plusieurs mesures favorables à la biodiversité ont été identifiées dans les cahiers des charges, mais elles demandent aujourd’hui à être encouragées.

"L’intégration de la biodiversité dans les pratiques agricoles est un enjeu majeur, et les signes de reconnaissance agricoles pourraient devenir les fers de lance d’une évolution de ce secteur."

faux logo du Parc Naturel Régional Pyrénées ariégeoises Hé bien voilà, un rapport que les membres du bureau du Parc Naturel régional Pyrénées Ariégeoises devraient lire, ils pourraient suivre un des conseils de ce rapport : Communiquer sur une «espèce-emblème».

La démarche de valorisation d’une espèce-emblème a pour avantage d’être facilement identifiée. Pourtant Monsieur Julien VIAUD (Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariégoises) est cité dans le rapport de l'UICN, comme contributeur !
 
Quand on voit la composition du bureau on comprend mieux pourquoi il est assez peu probable que le PNR soit favorable à de nouvelles introductions d’ours. Le Bureau du Syndicat mixte du PNR est composé de :

  • André Rouch (président),
  • Ginette BUSCA, Maire de Montjoie en Couserans (vice-présidente),
  • Robert ZONCH, Maire de Castillon en Couserans (vice-président),
  • Richard DANIS, Maire de St Pierre de Rivière (vice-président),
  • Gérard PIQUEMAL Maire adjoint de Soulan (vice-président),
  • Marc CARBALLIDO, Vice-président du Conseil régional Midi-Pyrénées (vice-président aussi)

La plupart se sont positionnés depuis longtemps contre l'ours !

Vous pouvez voir sur le site, la page "Biodiversité" du PNR Pyrénées Ariégeoises : ici en Ariège il n'y a pas d'ours, du moins sur leur site.

"Les Pyrénées Ariégeoises recèlent de nombreux milieux "naturels" rares ou originaux : zones humides et tourbières, pelouses calcaires, milieux d’altitude. Elles abritent une faune (Gypaète barbu, Grand tétras, Desman des Pyrénées, Euprocte des Pyrénées, Lézard du Val d’Aran..) et une flore remarquables. Une richesse de territoire également reconnue en matière d’invertébrés, de mycologie et de valeur biologique des cous d’eau et lacs d’altitude.

La conservation et la gestion voire la reconquête de la biodiversité sont un objectif et une responsabilité majeurs du Parc. L’action s’inscrit dans le cadre des programmes portés par divers opérateurs. Elle porte sur les trois entrées « espaces », « espèces », « corridors » et sur leurs interdépendances. Des priorités sont apportées sur les habitats naturels et les espèces listés dans la Charte ou spatialisés sur le Plan de Parc dont la nature, la sensibilité et la situation impliquent la primeur de l’action."
 
Je suis ravi d'apprendre que "la conservation et la gestion voire la reconquête de la biodiversité sont un objectif et une responsabilité majeurs du Parc". Mais il n'est toujours pas question de l'ours ? Un oubli sûrement... »

Source : Une article de la page FB d'Ours Ariège. La buvette  enchaine...

Un parc naturel régional ?

Extrait de la présentation des Parcs Naturels Régionanux : "Les Parcs naturels régionaux sont créés pour protéger et mettre en valeur de grands espaces ruraux habités. Peut être classé “Parc naturel régional” un territoire à dominante rurale dont les paysages, les milieux naturels et le patrimoine culturel sont de grande qualité, mais dont l’équilibre est fragile. 
Un Parc naturel régional s’organise autour d’un projet concerté de développement durable, fondé sur la protection et la valorisation de son patrimoine naturel et culturel."

Voyant comment le président et les vice-présidents du PNR Pyrénées ariégeoises valorisent leur patrimoine naturel qu'est l'ours. Pour ce faire, la buvette a cherché quelques déclarations des membres du bureau du PNR Pyrénées ariégeoises.

André Rouch

Un des "durs" de l’ASPAP, Vice Président du Conseil Général de l’Ariège

Après une viste en Italie : "oui, nous avons rencontré des maires se disant favorables à l’arrivée des ours, reconnaît André Rouch. Mais d’autres élus locaux s’inquiètent quant à la sécurité de leurs administrés : les ours ne vivent pas au coeur du parc naturel mais en périphérie, non loin des zones urbaines. Et ils n’hésitent pas à venir se servir sur les ruches, les volailles, les arbres fruitiers et la vigne…" (Ici)

Un grand oral au cours duquel, ajoute André Rouch, « nous nous sommes attachés à démontrer la cohérence environnementale de notre projet et donc la taille jugée a priori très importante du futur PNR, avons insisté sur l'importance du pastoralisme, abordé également les questions de la qualité des productions (OGM zéro sur le territoire du PNR) et des produits agricoles, de la diversification touristique, de la gestion de la forêt, du grand gibier, de la préservation du patrimoine naturel et architectural… » Et l'ours dans tout ça ? « Notre réponse est claire, en tout état de cause l'introduction de l'ours slovène dans les Pyrénées relève de la seule responsabilité de l'État. En tant que PNR, nous n'avons aucun pouvoir en la matière.» (La Dépêche, dans l'article "André Rouch terminera le travail". S'agit-il de faire disparaître les derniers ours?)

«De plus, avec la mise sur pied du Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariégeoises, le bouquetin dispose désormais d’un allié institutionnel solide. André Rouch, président du parc, a d’ailleurs confirmé lors de la signature de convention vendredi dernier: «cela fait partie d’une des actions dont le parc sera porteur» (AriègeNews, dans "La réintroduction du bouquetin en Ariège, pourquoi pas?")

Remarquez que pour la réintroduction de l'ours, c'est la responsabilité de l'Etat, ils n'ont pas de pouvoir mais pour la réintroduction du bouquetin, ils porteront le projet...

Ginette BUSCA

Les élus demandent l’enlèvement de l’ourse (20 octobre 2006) Ginette Busca est une des signataires : "Ils se sont rendus à la sous-préfecture pour remettre un courrier au sous-préfet. Réunis mercredi 18 octobre 2006 autour du président de la Communauté de Communes du Bas-Couserans et conseiller général, Raymond Coumes, les élus du canton de Saint-Lizier ont rédigé une lettre adressée au préfet demandant que le Ministère de l’environnement procède rapidement à l’enlèvement de l’Ourse Sarousse qui se trouve sur le territoire, et plus précisément sur la commune de Gajan, depuis une quinzaine de jours déjà."

Robert ZONCH

Dans un document du Parc :"Robert ZONCH attire l’attention de l’Assemblée sur l’épineux problème de la réintroduction de l’ours et ses conséquences sur le pastoralisme. Il ajoute que cette situation génère un trouble localement, et peut avoir des incidences sur la perception du PNR. Il souhaite qu’une clarification soit apportée rapidement au niveau du projet de PNR. Des échanges s’instaurent sur le sujet aux cours desquels interviennent plusieurs délégués. Il est notamment précisé que le sujet a bien été pris en compte par les instances du Syndicat et que le projet de Charte actuel - même s’il est peu disert sur la question - ne l’élude pas. De même la délégation présente lors de la réunion du CNPN s’est attachée à exprimer un propos clair devant les membres de la commission. Elle insiste en particulier sur les difficultés posées localement par la réintroduction et la ferme opposition manifestée par de nombreux acteurs, au delà des éleveurs directement touchés.

D'autres perles de Robert Zonch déjà compilées à la buvette :

  • "Ceux qui proposent l’ours sont « des traitres à la montagne.»" 
  • "Si la montagne n’est plus occupée par l’homme, c’est le tourisme qui disparaît."»
  • "Nous avons fait tout ce qui fait la beauté de nos paysages. Comment accepter un prédateur dans nos montagnes? "
  • «Certains comptent sur notre essoufflement. Si on continue, c’est pour préserver des valeurs qui sont des valeurs humaines

"Des opposants au plan ours sont venus encourager les 10 d'entre eux (NDLB: les éleveurs et membres de l'ASPAP) poursuivis en appel par la mairie d'Arbas pour avoir manifesté dans leur commune en avril 2006. (De nombreux élus ariégeois sont venus apporter leur soutien,  et rappeler comment depuis le niveau local jusqu'à l'association nationale des élus de montagne, ils le mettent activement en oeuvre. Citons Augustin Bonrepaux, président du conseil général, Frédérique Massat et Henri Nayrou, députés, et Robert Zonch notamment, confronté à l'arrivée de l'ourse Hvala et ses 2 oursons surle Castillonnais."
(Ici)

« L'HOMME, PAS L'OURS » 
Robert Zonch, conseiller général, a abondé dans le même sens : « Avec Augustin Bonrepaux, cela fait quinze ans que nous avons fait notre choix ; entre l'ours et l'homme, c'est l'homme que nous avons choisi ». Robert, en totale symbiose avec les éleveurs et la montagne, a entonné avec Augustin la chanson « Je sais dans la montagne un refuge perdu », le refrain repris par tout le monde. Quel moment émouvant, cela prenait aux tripes. (C'est du Dollo)

"250 opposants à l'ours manifestent à Saint Girons : Ils étaient entre deux cents et deux cent cinquante, éleveurs, chasseurs, bergers, et sympathisants, à avoir répondu à l’appel de l’ASPAP – Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d’Ariège-Pyrénées -, en fait la principale association Anti-Ours du département, pour la remise solennelle et officielle d’une motion au Sous-préfet de Saint Girons. De nombreux maires (Aleu, Alos, Saint lary …), et élus avaient également tenus à être là, tels les conseillers généraux Julien Souquet, Robert Zonch, et Raymond Coumes."

"Saint-Lary. L'avenir du pastoralisme en questions : La visite cantonale du président du conseil général a permis de débattre de l'avenir du pastoralisme avec ceux qui vivent de la montagne dans le fief de Gérard Dubuc, à Saint-Lary. Un pastoralisme de plus en plus menacé par l'aveuglement des administrations parisiennes ou bruxelloises. Avec Augustin Bonrepaux, étaient invités à ce débat Frédérique Massat, députée de l'Ariège, et Robert Zonch, président de la communauté de communes."

Marc CARBALLIDO
Vice-président du Conseil régional Midi-Pyrénées

"Enfin, sur l’Ours, Marc Carballido, tête de liste PS pour l’Ariège pose deux questions et y répond dans la foulée:

- «L’ours a-t-il besoin des Pyrénées? La réponse est NON
- Les Pyrénées ont-elles besoin de l’Ours? La réponse est également NON» (AriègeNews)

"Les électrices et les électeurs vont-ils donner dimanche prochain la majorité à la liste PS menée par Marc CARBALLIDO avec en composante n°3, François CALVET le pro ours, anti-chasse, anti-tourisme, anti-routes, anti-développement, anti-tout ? Quelle cohérence après la manifestation anti-ours de TARBES, samedi 13 mars ou Augustin BONREPAUX, Président du Conseil Général, Marc CARBALLIDO, tête de liste PS de l’ARIEGE et d’autres élus ariégeois menaient le cortége, quelle cohérence avec l’intégration de François CALVET à la place n°3 qui souhaite la réintroduction de 150 ours dans le massif pyrénéen." !

"Marc Carballido, Vice-président du Conseil Régional Midi-Pyrénées, représentant le Comité de Massif des Pyrénées, a rappelé « que le comité s’est exprimé à l’unanimité contre le plan ours 2006-2009, et n’a pas été écouté. Les élus défendent au quotidien une montagne dynamique, les efforts doivent se concentrer sur des mesures réelles et concrètes pour assurer la survie de secteurs d'activité qui sont, eux, les véritables menacés de disparition dans les Pyrénées".(Lourd'Infos)

"Les membres du Comité de massif pyrénéen sont dubitatifs. Parmi eux, Marc Carballido, vice-président du conseil régional Midi-Pyrénées : « Les Pyrénées ont des difficultés économiques : l'agriculture de montagne souffre, le tissu industriel se délite, on assiste à la casse des services publics. On pense que le massif pyrénéen doit être vivant, et que l'on doit conduire en priorité des actions en direction des hommes ». (La Dépêche)

Tous ces gens sont à la tête d'un PARC NATUREL ! Par qui est-il financé ? Cette opposition à l'ours est-elle compatible avec les statuts des Parcs naturels régionanux? J'y reviendrai...

Remarquez que du côté de la Fédération des parcs naturels régionaux de France, ce n'est guère mieux ! Sur la page "Des territoires remarquables", on peut lire : "Sur les 46 Parcs, on peut trouver des espèces emblématiques (l’Ibis rouge, la Loutre d’Europe, le Grand Tétras, le Phoque-veau marin, le Faucon pèlerin, le Mouflon de Corse, la Chouette chevêche, la Grue cendrée, le Loup, le Butor étoilé, la Tortue luth, le Vautour fauve, le Lynx, le Flamant rose… des Orchidées, des papillons remarquables, ..."

L'ours, bien que présent sur la liste rouge de l'UICN des animaux en danger d'extinction en France, se cache, malgré sa taille et le bruit qu'il fait, dans les trois petits points finaux. De la diplomatie pour ne pas froisser les pontes ariégeois ? Il parait que la diplomatie française est à côté de la plaque en ce moment.  Dans La Civilisation anti-nature, François Terrasson écrivait : "Peut-on tolérer quelque part des animaux sauvages qui font ce qu'ils veulent, qui vont où ils veulent? Au lieu d'être soumis à notre volonté. La réponse est NON. Sans équivoque. Partout ! "On ne va quand même pas laisser ça comme ça!"

Vous pouvez ne pas laisser ça comme ça! Donnez votre avis! Ecrivez à la Fédération des Parcs naturels régionaux  et au Parc Naturel régional des Pyrénées ariégeoises, avec vos mots.

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