Cannelle au Museum de Toulouse

Cannelle, la dernière ourse de souchepyrénéenne rejoindra le Muséum de Toulouse. Francis Duranthon se réjouit !

Le cadavre de Cannelle, dernière ourse de souche pure du versant français des Pyrénées, tuée en 2004 par un chasseur dans la vallée d'Aspe (Pyrénées-Atlantiques), sera prochainement remise au Muséum d'Histoire naturelle de Toulouse, a annoncé samedi son directeur.

Tête de l'ourse Cannelle
"Nous allons récupérer Cannelle, dernière femelle de souche pure, après avoir accueilli Papillon, dernier mâle de souche pure" mort de vieillesse en 2004, s'est "réjoui" le directeur et conservateur en chef du Muséum, Francis Duranthon.

"Il est important de garder le témoignage d'une espèce disparue du côté français", a-t-il souligné.

Le cadavre de Cannelle est conservé, congelé, à l'Ecole nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT) où il avait été placé sous scellés pendant l'enquête judiciaire sur sa mort. Le chasseur qui l'avait abattue, René Marquèze, a été condamné à verser 10.000 euros de dommages et intérêts à des associations environnementalistes.

Les scellés ont été récemment levés par le procureur général de Pau.

D'autre part, Francis Duranthon a fait part de ses inquiétudes quant à l'état dans lequel se trouve la dépouille de l'animal. Il est possible que le musée, qui dispose d'un laboratoire de taxidermie réputé, ne puisse pas naturaliser le corps. Le cadavre "avait été attaqué par des vautours. Le pelage de l'animal a pu être endommagé par des bactéries. On ne pourra peut-être pas naturaliser Cannelle mais on est sûr de récupérer son squelette", a expliqué le conservateur du Muséum. Mais si l'état du cadavre permet une  naturalisation, celle-ci devrait demander au moins trois mois de travail.

Le Muséum dispose déjà de 2 squelettes et des crânes d'ours des Pyrénées (Ursus arctos pyrenaicus), ainsi que des restes de quelque 60 ours des cavernes (Ursus spelaeus).

Qu’est ce qui va rester des derniers ours des Pyrénées : des squelettes et des touffes de poils : quelle histoire merveilleuse ! J'aimerai que le Museum marque le même intérêt pour les ours vivants dans les Pyrénées, tous d'origine slovène. Mais le Museum rêve peut-être de les naturaliser...

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