Apprenons le réalisme économique avec l’Aspap

Introduction

BBC-Bruno Besche Commenge-ASPAP Bruno Besche Commenge a encore frappé. Le linguiste de l’ASPAP, spécialiste des « races à petits effectifs » est la tête pensante de l’ASPAP : Association de Sauvegarde du Patrimone d’Ariège Pyrénées (Les autorités départementales ont décidé de rajouter « Pyrénées » derrière le nom du département, parce que l’Ariège, personne ne savait très bien où c’était). Bruno Besche Commenge donc, BBC pour les intimes, est le grand communicateur de cette association de pastorâleurs dont le « core business » (le cœur de métier) est la disparition de l’ours dans les Pyrénées, par n’importe quel moyen.

Sentant l’opportunité d’une belle note enflammée, j’ai proposé à Marc Laffont de réagir à un communiqué de l’ASPAP où Bruno Besche Commenge dse prend pour un économiste. Jamais avare de son temps quand il s’agit de dénoncer cette pseudo sauvegarde d’un quelconque patrimoine autre que celui du portefeuille des éleveurs, Marc Laffont, l'une des plumes caustiques mais bien documentée de la Buvette des Alpages a pris le bélier par les cornes. Voici le résultat décalé de sa lecture du communiqué original (reproduit ci-dessous), signé Bruno Besche-Commenge. Communiqué qui, c’est surprenant, n’a pas été repris en cœur par AriègeNews, La Gazette ariégeoise et la Dépêche du Midi, toujours prêtes à faire plaisir à Augustin Bonrepaux. (Faut bien plaire à son maître et client et continuer à recevoir des commandes de « publi-reportages ». Mais mon propos n’est pas de fouiller dans les pratiques du Président du Conseil Général de l’Ariège, d’aucun s’en charge avec talent).

« Le potentiel de nos territoires est grand »

par Marc Laffont

Une (nouvelle) réunion de l’ASPAP s’est tenue le 28 juillet à Saint Girons dans le temple de la modernité de pensée agricole locale. Les mauvaises langues diraient certainement qu’il s’agissait juste, une nouvelle fois, de réciter le bréviaire qui tient lieu pour l’ASPAP d’unique programme de sauvegarde de l’élevage ovin dans le secteur : s’opposer frontalement à la présence de l’ours dans les Pyrénées, afin de récupérer à court terme le maximum de subsides sur son dos. Car avec un pouvoir politique national particulièrement veule, et une pensée politique locale particulièrement archaïque, être contre l'ours rapporte davantage que d'être pour. Et avec presque deux tiers des éleveurs ovins ayant plus de 50 ans (et seuls 6 % ayant moins de 35 ans), il n’est pas nécessaire de réfléchir à une politique à long terme.

Après moi le déluge, comme disait l’autre (Louis XV, dit-on, mais la citation est sans doute apocryphe). (NDLB : apocryphe, tu y vas fort, dèjà qu'avec anthropique, certains n'y ont rien compris) Quelques uns, mais alors particulièrement mauvaises langues, pourraient même rajouter qu’avec ce que le contribuable verse comme subventions pour sauver un emploi dans la filière ovine, il y aurait de quoi financer deux emplois dans les services à la personne, ou tout autre emploi de service public; ou servir d’effet de levier pour la création de plusieurs emplois dans le secteur privé.

Oui bien sûr, on pourrait avoir ce type d’approche, mais ce ne serait pas équitable; juste, mais pas équitable. D’abord parce qu’il s’agirait là d’une vision purement comptable de l’élevage ovin-viande, qui ferait fi de tous les progrès environnementaux engendrés pour bonne partie grâce à l'agropastoralisme, tel qu'il est pratiqué dans les Pyrénées : disparition de la gélinotte des bois, du bouquetin ibérique, du loup, du lynx, quasiment de l’ours, etc.

Les technocrates ne cessent de parler de valeur ajoutée au sens comptable du terme, qui est quasi-nulle en production de viande ovine. Mais ils oublient la dimension socioculturelle : est-ce qu’on ne vit pas bien mieux, quand même, sans toutes ces bêtes inutiles ?

La restauration de la progressivité des étages de végétation en montagne, donc du cortège d'espèces qui va avec, pourrait résulter d'une rationalisation du pastoralisme, notamment avec un meilleur gardiennage et une baisse localement de la charge en brebis. Mais franchement, quel intérêt? Un écosystème n'a pas à évoluer progressivement en fonction des caractéristiques géographiques ou climatiques. Un écosystème se doit d'être productif! Et un écosystème montagnard productif est un écosystème qui accueille beaucoup de brebis en divagation. Il n'y a que les bobo-écolo-citadins à ne pas l'avoir compris.

Mais d’autre part et surtout, ce serait omettre de relever les éléments parfaitement exacts, voire carrément visionnaires (si si!) qui émaillent le compte rendu de cette réunion.

Réalisme

Commençons par ce tardif mais louable premier éclair de lucidité : « L’élevage est un secteur déjà en crise, c’est l’enfoncer davantage dans la faillite que de réintroduire des carnivores... ».

Les mots choisis sont importants et surtout pas anodins : « l’enfoncer davantage dans la faillite », c’est admettre qu’on se trouve déjà en situation de faillite, et qu'on pourrait très bien ne plus être là pour le dire. Avec ou sans ours. Mais pire encore sans, car quand il n’y est pas, on ne peut pas s’en plaindre. D’où l’invention du vautour prédateur : pour tenir ce rôle là où il n’y a plus d’ours, et pas encore de loups.

Et ce deuxième, certes moins fulgurant, mais néanmoins éclair : « Même s’il n’est pas le premier problème de la profession il rend invivable le pâturage en estives. »

« Il », évidemment, c’est l’ours, pas le chien divaguant. Et ce n’est pas leur principal problème. Progrès! Mais si la filière est, ils le disent eux mêmes plus haut, « enfoncée dans la faillite », le pâturage en estive est déjà invivable, économiquement parlant. Seule l’intervention d’un deus ex machina, qui prend la forme d’un montant de subvention par brebis supérieur à la valeur économique de la dite brebis, permet (encore) à l’éleveur aspapien d’envoyer divaguer des animaux plusieurs mois en estives. Et de vociférer contre le fait que quelques brebis puissent croiser la route de l’ours.

Fort peu de brebis au demeurant : chaque année seule la perte de 0,10 à 0,15 % du cheptel ariégeois est attribuée à l’ours. C’est l’avantage des commissions d’indemnisation, on dispose de chiffres très précis.

Moins célèbre, le taux de mortalité globalement observé en Ariège, généreusement, mais discrètement, mis en ligne sur le site Internet de la chambre d’agriculture locale : 9,6 % des 75.000 brebis du département. 60 à 100 fois la mortalité attribuée à l’ours, doute compris !

Force est de constater que, si selon l’ASPAP, « le travail d’un berger ne consiste pas à courir la montagne à la recherche de cadavres… », il n’en demeure pas moins qu’avec une bête sur 12 qui ne redescend pas de l’estive (une fois retranchée la mortalité hivernale), la panoplie du métier intègre aussi cette fonction; et l'écrasante majorité du temps, pas à cause de l’ours! Enfin, si véritable berger il y a : c'est fort différent si on utilise ce terme pour désigner le visiteur péniblement hebdomadaire du troupeau, pratique courante chez certaines milices…

L’ours n’est donc pas le « premier problème de la profession », mais il est de loin, son premier porte-parole question médiatisation.

Et visionnarisme

(NB : ceux qui ont lu ma réflexion sur la lupotechnie, ce mot « scientifique » issu du cerveau de Marc Vincent (INRA) sensé rendre l’éradication du loup plus « Développement Durablement correcte » savent combien j’apprécie les néologismes crétins.)

Les points de lucidité précités sur la situation économique de la filière pastorale et l’impact réel de l’ours sont intéressants, car ils sont paroles d'experts. Mais, comme je l’ai écrit plus haut, il y a un aspect carrément visionnaire dans le dogme aspapien..., il tient en deux phrases :

« Aujourd’hui en France la viande ovine que nous produisons représente à peine 40% de la consommation totale. Le potentiel de nos territoires est grand, nous pouvons augmenter ce pourcentage, ainsi faire des économies, créer des emplois, défricher, entretenir des espaces devenus fragiles exposés aux feux. »

Évacuons la fin de la deuxième phrase, qui n’est pas visionnaire, mais à la chronologie très révélatrice :

« …défricher, entretenir des espaces devenus fragiles exposés aux feux. »

Je défriche, l’espace devient fragile, est exposé au feu. Donc il faut l’entretenir avec des troupeaux non surveillés..., mais bien subventionnés ! Et je défriche un peu plus loin pour ré-alimenter le système, etc. Bref, le mouvement perpétuel réinventé. Le bonheur n'est pas dans le pré, le bonheur est dans le défrichement « sauvage ».

L’aspect visionnaire est avant, et vous l’avez tous relevé? Non? Pfft!, vous ne faites aucun effort…

Pourtant c’est flagrant : pour « faire des économies », « créer des emplois », et bien c’est simple : il suffit de rechercher systématiquement l’autosuffisance par la production hexagonale ! La création d'emploi, ça passe par le développement des filières non compétitives. De préférence à tout prix. A l’instar de la viande ovine qui « représente à peine 40% de la consommation totale ». Et dont l'accroissement le plus fort permettrait de « faire des économies, créer des emplois, défricher… ».

Surtout défricher, en pratique. Car lutter contre un fantasmé « ensauvagement » qu'incarnent l'ours et la forêt, voilà leur véritable obsession. Là est le bœuf, le reste n'est que la sauce.

On pourrait donc réduire drastiquement le chômage, et il n'y a pas un seul de ces crétins d’économistes à y avoir pensé plus tôt. On comprend mieux pourquoi ils ne voient jamais venir les crises.

Heu-reu-se-ment il y a l’ASPAP ! L'AAAAS-PAP !

Le principe marche seulement pour tous les biens de consommation difficilement rentables mais susceptibles d’être produits en France métropolitaine. Exit donc les bananes, les mangues ou les ananas. C’est qu’à l’ASPAP, on raisonne sérieux ; on fait pas dans la bouffonnerie genre écolos des villes.

Or donc voilà le génial concept

La France ne produit que 40 % de ce qu’elle consomme comme agneau ?

Yaka multiplier la production par 2,5 ! C’est pas compliqué : Yaka multiplier les subventions versées par 2,5 aussi. Ou plus probablement par 4 ou 5.

Car il faudra tenir compte (parmi d'autres...) de deux paramètres :

  • L'installation d'élevages sur des secteurs plus difficiles, donc encore moins rentables que les autres, qui ne le sont déjà pas, de très loin s'en faut.
  • Et surtout, subventionner suffisamment pour que la tranche de gigot d'agneau déboule à 12 € le kg au rayon boucherie (et non à 20-25 €). C'est la condition sine qua non pour bouter hors du royaume de France l'agneau à fort accent anglo-néo-zélandais.

(Note de la Buvette : 12 € le kilo; l'agneau de Nouvelle-Zélande? 6,49€ en 2007, si vous avez le prix de la promotion pascale en 2010, je suis preneur ! (du prix))


Prix_agneau_nouvelle_zelande
Car il ne suffit pas de produire plus à grands frais masqués, encore faut-il arriver sur le marché à un prix de vente adapté au budget du toujours plus rare acheteur ! Soit donc au final passer de 500/600 millions d'euros de subventions, à deux voire trois milliards d'euros par an. Une paille : c'est à peu près le coût annuel du très fructifère passage à la TVA à 5,5 % dans la restauration. Et ça créera de l’emploi… de fonctionnaire pour distribuer les subventions.

Engager des authentiques bergers par contre, ce n’est pas prévu. Mais il y aura tellement d’autres emplois induits que cela n’est pas bien grave. Et puis berger, c’est daté comme métier, limite has-been. Éleveur pluri-actif, visiteur occasionnel des troupeaux, armé de son 4x4 et de sa paire de jumelles, ça c’est moderne.

Quant à l’espace requis pour cette production intensivement extensive, no problemo : « le potentiel de nos territoires est grand », yaka « défricher, entretenir des espaces devenus fragiles ».

C’est vrai ça, maintenant que l’année de la forêt touche à sa fin, on peut en raser une bonne partie. Il suffit de garder le volume de bois suffisant pour le chauffage. Ça sert qu’à ça, la forêt, de toutes façons. Nicolas Sarkosy disait : « Produire plus de bois tout en préservant mieux la biodiversité ». La surface restante, et donc surnuméraire, serait bien mieux rentabilisée en accueillant des troupeaux de moutons en divagation, plutôt qu’en servant de refuge à des animaux nuisibles. Et en plus, elle risque de prendre feu. Sur l'île de Pâques, il y a longtemps que le problème est résolu.

Visionnarisme2

Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Vu que « le potentiel de nos territoires est grand » et que l’on peut « ainsi faire des économies, créer des emplois », il serait économiquement suicidaire de limiter le concept à la seule production de viande ovine. Il y a en France des tas de filières plus ou moins rentables qui ne demandent qu’à satisfaire 100 % des besoins des français pour résorber le chômage !

La clémentine

Savez vous que la production de clémentine made in France (enfin, Corsica…) s’élève à 25.000 tonnes, et ne couvre même pas 10 % des 270.000 tonnes de clémentines consommées annuellement par les français ? Et pourquoi ? Parce que le verger de clémentines n'occupe qu’une petite proportion du territoire corse. Couvrons la Corse de clémentiniers et on créera pleins d’emplois ! « le potentiel de nos territoires est grand », ne perdez jamais ça de vue.

Le riz

Principal concurrent de l'agneau pour le titre de champion de France du taux de subvention au kg, le riz présente à peu près le même ratio que la clémentine : production 60.000 t, consommation 500.000 tonnes. Là aussi, il suffit de peu de choses pour massivement créer des emplois : détruisons toutes les inutiles réserves, notamment ornithologiques, de Camargue !

Et si ça suffit pas, yaka créer d’immenses réserves d’eau (au frais du contribuable, comme toute réserve d’eau à usage agricole) pour inonder de nouvelles rizières ailleurs. Comme ça, en plus, on créera des emplois pour la gestion des réserves et l’entretien des digues.

L’huile d’olive

Et oui, l’huile d’olive, bande d’inciviques : quand vous assaisonnez vos salades avec de l’huile d’olive, elle est d’importation 95 % du temps (4.000 tonnes produites pour 90.000 tonnes consommées). Alors qu’il n’existe pas moins de sept AOC françaises! Pourtant, la solution est enfantine. Comme on dit à l’ASPAP, « le potentiel de nos territoires est grand » : Yaka défricher !

Et dans ce cas, olive sur la pizza, on tape carrément dans l’ultra-visionnarisme (D'où le « au carré » dans l'intertitre plus haut) car on intègre un paramètre d’avenir : le réchauffement climatique, qui va accroître la surface de sol français capable d’accueillir des oliviers productifs. Donc il faut subventionner à fond, c’est pour l’avenir.

Oui, parce que voyez vous, le réchauffement climatique, c’est un fantasme de bobo-écolos lorsqu’il s’agit de changer ses habitudes. Mais ça devient un concept des plus sérieux dès qu’il devient prétexte à récupération de subventions…

Le cheval ? Non pas le cheval !

J’avais bien l’exemple de la viande de cheval, dont pratiquement plus personne ne veut manger, et dont les faibles volumes consommés proviennent à 85 % de l’import. Mais en fait, c’est pas une bonne idée : et s’il venait à terme concurrencer le mouton ?

Et s'il venait l'idée à quelques écolos de promouvoir le retour du cheval sauvage ou autre bison (NDLB : J’en connais!) pour « entretenir des espaces devenus fragiles », ce serait autant de place en moins pour nos moutons. « Le potentiel de nos territoires est grand », mais c'est quand même pas une raison pour le partager. Avec personne, d'ailleurs. Exit donc le cheval, qui doit continuer à venir d’Amérique (du Sud surtout).

La framboise ? Non pas la framboise !

Dernier exemple proposé, mais il y en aurait plein d’autres : la framboise. L’approvisionnement local n’assure que la moitié des 11.000 tonnes achetées par les français. Donc voilà encore un gisement d’emplois trop sous-estimé.

Mais un doute m’assaille... les ours, ça aime les framboises ? Donc développer la culture de framboises, c’est aider l’ours à se nourrir. Si l’ours se nourrit mieux, il va se reproduire, il ne va pas disparaître. Et s’il ne disparaît pas, il faudra surveiller les champs de framboise avec des patous et éviter les attaques des ours supplémentaires en surveillant les troupeaux ! Mais à l’ASPAP, on ne veut pas surveiller les troupeaux, même si pour 99 % des pertes, ce n'est pas l'ours ! Donc il faut que la France arrête la production de framboises et importe la totalité de sa consommation de Pologne.

Merci l'ASPAP

Des économies gigantesques et la création de centaines de milliers d’emplois en dépendent. Car il serait regrettable de passer à côté du si grand potentiel de nos territoires.

Bruno Besche-Commenge doit devenir notre prochain ministre de l’Agriculture !

Marc Laffont

Communiqué de presse original : "Les Couserannais réunis pour leurs estives. "

Le 28 juillet 2011, l’ASPAP  à organisé une réunion publique à la chambre d’agriculture de Saint-Girons suite à de nombreux dommages d’ours dans les estives dans le Couserans.

90 personnes, dont beaucoup d’éleveurs, ont débattu des problèmes que causent les ours dans les montagnes et des actions à mener devenues urgentes et nécessaires. Au 20 juillet, 77 bêtes ont été expertisées dans ce secteur et ce n’est que la partie visible, avec une météo très difficile les cadavres ne sont pas tous retrouvés, beaucoup de bêtes manquent. Ces estives sont gardées par des pâtres, avec pour la plupart de chiens de protections, pourtant tous les jours des bêtes disparaissent, tous les jours des bêtes meurent. Mais il est scientifiquement reconnu « qu’aucun type de gardiennage n’est dissuasif quand l’ours a décidé d’attaquer » (1). La colère des uns, le découragement des autres, tous se retrouvent pour dire : ça suffit ! Ils souhaitent accomplir leur travail dans de bonnes conditions. Le travail d’un berger ne consiste pas à courir la montagne à la recherche de cadavres mais à permettre que les bêtes pâturent tranquillement pour fournir aux consommateurs des produits de qualité.

L’élevage est un secteur déjà en crise, c’est l’enfoncer davantage dans la faillite que de réintroduire des carnivores qui plus est pas du tout en voie de disparition : l’ours brun est une espèce qui se porte très bien au niveau européen. Même s’il n’est pas le premier problème de la profession il rend invivable le pâturage en estives. Aujourd’hui en France la viande ovine que nous produisons représente à peine 40% de la consommation totale. Le potentiel de nos territoires est grand, nous pouvons augmenter ce pourcentage, ainsi faire des économies, créer des emplois, défricher, entretenir des espaces devenus fragiles exposé aux feux. Si la situation reste en l’état, les estives du Couserans, et plus largement des Pyrénées, se videront petit à petit de leurs jardiniers, et demain ?

Contact Couserans 
Bruno : Besche Commenge 06 77 22 85 54,  
Véronique Estrémé 06 76 88 29 67, 
Amilhat Elodie [email protected]

(1) Laurent Nédélec, L’ours brun (Ursus arctos, L.) dans les Pyrénées Occidentales : prédation sur le bétail, évolution de la population, approche chronogéographique des dégâts - Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Rennes – 27 septembre 1989

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