Dans le coeur de Louis Dollo ne bat plus que la rumeur

"Trois ours lâchés dans les Pyrénées aragonaises en Espagne?" titre Louis Dollo dans sur son site pyréniais presque à l'abandon. Une phrase affirmative démentie par le point d’interrogation final et par la suite. J'appelle de mes voeux les espagnols à venir au secours de l'ours des Pyrénées !

Reprenons cet article exemplaire des méthodes de Louis Dollo pour propager des rumeurs : imprécisions, absences de sources, affirmations non vérifiées, fauses preuves, généralisations, stigmatisations etc.

Louis Dollo (Kairn) Louis Dollo : Selon nos (qui nous?) sources (lesquelles?) émanant d'élus de Catalogne Sud (lesquels?) , l'Espagne s’apprêterait (pourquoi au conditionnel ici avec un titre affirmatif deux lignes plus haut?) à lâcher dans les Pyrénées trois ours d'origine cantabrique. Ce lâcher se ferait en Aragon. (Une incertitude encore)

La Catalogne en colère se prépare (Généralisation, "toute la catalogne?", affirmation gratuite non justifiée) Selon des éleveurs catalans proches de l'Aragon (lesquels?) que nous (qui nous ?) avons pu contacter hier, une réunion aurait eu lieu (un "journaliste" qui ne vérifie pas son info?) en fin de semaine dernière afin d'envisager des solutions de protection (cela me semble assez normal et basique pour des éleveurs censés). Une démarche qui confirmerait notre information venant des élus. (En quoi le fait de protéger un troupeau confirme de futur lâchers? On voit bien à quel point protéger activement son capital est devenu une tâche superflue pour Louis Dollo, porte parole (propagande) des pastoraleurs pyrénéens).

En Val d'Aran, des mesures de regroupement des ovins ont été prises depuis l'an dernier, laissant à l'abandon et l'ensauvagement de nombreux territoires notamment en bas Aran. (La forêt, un milieu naturel, et le «sauvage  sont vraiment diaboliquement haï par «nos» rédacteurs!) Des prédations, à priori non encore reconnues officiellement (Mise en cause gratuite de l’intégrité et des capacités des responsables basée uniquement sur sur des à priori et sur l'intérêt qu'il y a à les dénigrer?), ont été constatées en ce début d'été sur 7 juments. (L’article est lui aussi au conditionnel : "a causa, presumiblement, de la presència d'un ós.", ce qui n’est pas une preuve).

Selon les éleveurs (ben tiens!) aranais, des griffures ne laissent planer aucun doute sur les origines de ces morts. (L’avis des éleveurs, on le connaît, mais ce ne sera pas obligatoirement celui des experts : on a déjà vu de nombreuses fois des différences notables entre les expertises et les affirmations préliminaires des éleveurs qui cherchent à influencer les experts : l'épisode des veaux d'Aston par exemple.) Par ailleurs, plusieurs centaines (!) de brebis, n'appartenenant (sic) à aucun troupeau espagnol, ont été vues du côté de Montgarri (sous le Pla de Béret versant Pallars pour les skieurs). Il pourrait s'agir (peut-être pas?) de brebis ariégeoises décimées (Qualificatif excessif et hypothèse non démontrée) par les ours (lesquels, tous?) du côté de Barlonguère (Couseran). (Des brebis abandonnées sans surveillance?)

Pas d'infos d'Aragon et de Navarre.

Hier, samedi, nous n'avons pas pu joindre d'élus ou d'éleveurs (sic) en Aragon et Navarre. Ces derniers « sont en estive » nous a-t-on répondu. Toute fois (sic), si ces éleveurs avaient été informés, il est assez probable (Ce n'est pas certain non plus?) qu'ils auraient prévenu leurs collègues béarnais. Ce qui n'est pas encore le cas selon plusieurs d'entre eux que nous avons pu contacter. (Toutes les caractéristiques de la rumeur sont réunies).

Il faut, par ailleurs, rappeler l'opposition du Sénat espagnol à de telles introductions. (Faux ! Ce vote vieux de 2 ans s'oppose à la réintroduction d’ours slovènes dans les Pyrénées, pas au déplacement d’ours des monts cantabriques aux Pyrénées !)

Les écologistes en première ligne.

Nous savons depuis longtemps (affirmation gratuite et imprécise) que le lobbying écologiste exerce une pression importante (Des exemples? Et alors, c'est interdit? Bruno Besche-Commenge ne fait-il pas la même chose?) en Espagne pour réaliser des lâchers alors que la France s'y est opposée. Après avoir invoqué, de manière mensongère (interprétation), la Convention de Berne, c'est maintenant Natrura (sic) 2000 (Directive européenne habitats) qui devient le leitmotiv à de nouveaux lâchers sans grand souci de démocratie et d'un point important inclus dans tous les textes nationaux ou internationaux : « l'acceptation sociale ».
(Refus des lois, refus des directives européennes, refus de ce qui vient de Paris, de Bruxelles, cela tient du sous régionalisme chronique ! Jean-Pierre Giran constate (« Des élus contre nature »)  « qu’en réalité l’élu local ne prend pas acte du fait que les lois qu’il doit appliquer n’ont pas été décidées par l’administration mais bien votées par d’autres élus ». C’est ainsi par exemple qu’il constate que des élus locaux ne se sentent pas tenus par les conclusions du Grenelle. « Lorsqu’il s’agit de politique de la nature, l’écart abyssal entre les déclarations des élus et leurs actions, entre leurs devoirs d’agents de l’État et leur ardeur à s’opposer aux lois, entre leur mission de défense de l’intérêt général et leurs soumissions aux intérêts particuliers justifient un tel discrédit que la société de défiance paraît s’imposer » ajoute-t-il.)

En février dernier, les populations pyrénéennes françaises (Ce petit groupe d’éleveurs, toujours les mêmes, n'est pas représentatif et n'est pas mandatés pour représenter « les populations pyrénéennes !) ont montré leur détermination et leur opposition à un lâcher en Béarn. De leur côté, les écologistes n'ont pas baissé la garde en maintenant la pression de part et d'autre des Pyrénées. Des échanges, parfois douteux, ont régulièrement lieu avec les provinces espagnoles. (« parfois », « régulièrement » : c’est contradictoire non? Et avec Louis Dollo je ne sais plus si les « escrolos » sont d’extrême droite ou d’extrême gauche, des fascistes ou des communistes? On lit tout et son contraire. Ce sont des critiques non fondées, imprécises lancées dans le seul but de discréditer : il devrait en rester toujours quelque chose!)

De mensonges en mensonges.

Parler d'obligation de « Natura 2000 » en Espagne est pour le moins surprenant (aucune source n’est citée : qui parle de quoi et où ?). Il existe des ours en grand nombre dans les Cantabriques. Rien n'oblige à en mettre dans les Pyrénées. Par ailleurs, contrairement à des affirmations écologistes et officielles (sources ?), il n'y a jamais eu deux ours mâles en Béarn mais un seul entre les vallées d'Aspe et d'Ossau. (Faux : tous les rapports annuels de l’Equipe Technique ours, année après année, détaille la présence de Néré et du dernier ourson mâle de Cannelle. Voir la description du noyau occidental dans les anciennes notes de la Buvette, rubrique Combien d'ours dans les Pyrénées?)

Le second, baptisé, probablement à tort, Canellito (Pourquoi probablement à tort? Cet ourson baptisé au début Mohican (le dernier des pyrénéen) par les « écolos » sur les forums a été baptisé Cannellito par l’ETO), est particulièrement bien encré en Bigorre dans les Hautes-Pyrénées entre le Pays Toy (canton de Luz) et le val d'Azun. Il est probable qu'il fasse quelques incursions dans le département voisin, mais cela reste très marginal.  (Un ours mâle ne s'ancre pas, il cherche des femelles et change de territoire s'il n'en trouve pas, comme Balou ! Cet ourson accompagnait sa mère Cannelle quand celle-ci a été tuée par René Marquèze à Urdos en septembre 2004. A l’époque, l’AFP écrivait : « En Béarn et Navarre, la zone à ours qui couvre environ 100 000 ha, à cheval sur France (Aspe, Ossau) et Espagne, compte une demi-douzaine d'ours.) Papillon, le vieux mâle emblématique de la nature sauvage dans les Pyrénées, et père de tous les oursons de Cannelle jusqu'à l'année dernière, s'est éteint en juillet. »

Nous pouvons noter qu'à la suite de prédations en début d'été, quatre éleveurs Toy auraient (oui ou non?) déposé une plainte auprès du Procureur de la République. Sans doute (sans doute pas) une manière de rappeler à l’État et ses services, leurs obligations de protection des biens et des personnes et l'article L. 113-1 du Code Rural alinéa 8 . Il est donc clair que prétendre qu'il y a 2 ours mâles en Béarn relève du mensonge et de la manipulation. (Un comble ! Des éleveurs du Pays Toy (où les moutons divaguent en liberté ) qui « rappelent à l’Etat ses obligations de protection des biens et des personnes ». On savait déjà que l’Etat, par l’importance des subventions accordées aux éleveurs est "de fait" l’employeur des éleveurs, mais là, Louis Dollo demande à l’Etat de venir garder les troupeaux à leur place ! Les Pyrénées commencent à ressembler à la Corse ma foi ! Même silence, même utilisation des fonds publics.)
 
Si certain (sic) pensaient que les histoires d'ours s’apaisaient à la suite de la décision du gouvernement français de ne pas introduire une femelle en Béarn au printemps, nous ne pouvons que constater que le calme est très relatif. (Effectivement : une bande d’excités minoritaire essaie toujours de « mettre le feu » à la montagne, et Louis Dollo est un des premiers de ceux là.) Il faudrait peu de chose pour que la colère resurgisse à quelques mois des élections présidentielles et législatives et en pleine campagne des sénatoriales. (Une menace pour faire pression sur les politiciens locaux ? Du lobbying pastoral à la Nihous-CPNT ?) Les opposants français aux introductions d'ours ne souhaitaient pas s'exprimer hier et aujourd'hui sur ce sujet. (Alors pourquoi Dollo en parles ?) Mais nous (Dollo se prend pour Alain Delon!) pouvons affirmer que plusieurs de leurs représentants sont, ce week-end, en Espagne ou à la frontière pour participer à plusieurs rencontres qui prennent parfois un air de fête. ("Plusieurs représentant" vont faire la fête en Espagne (sans doute les multiples "vice-présidents" des associations), et alors? Tout le monde s'en fout des demi-informations que tu laisses filer comme un mauvais scoup à la Choc!) Méfions-nous des fêtes de villages où on discute à la buvette. (Surtout quand elle est remplie d’éleveurs, la place d’Arbas s’en souvient ! méfions nous des rumeurs lancées par Louis Dollo. Ici à la buvette, je me garde le droit d'entrée.)

Louis Dollo (en noir)
le 7 août 2011
Et Baudouin de Menten (en gris)

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