ASPAP, ADDIP : la politique de la terreur

L'impunité est totale après la destruction de deux ours en Haute-Ariège. L'Ariège est devenu une zone de non droit.

Petit historique des menaces et de la politique de la terreur des extrémistes (Estrémistes?) du pastoralisme pyrénéen.

Chantal Jouanno, ministre de l'écologie déclarait en octobre 2009: « Chaque ours tué doit être remplacé, sinon on donne une prime à ceux qui tuent les ours… » et « quand un ours est tué pour des raisons anthropiques, on le remplace, parce que, je n’ai vu nulle part que les pyrénéens souhaitaient la disparition de l’ours dans les Pyrénées. »

Le 3 septembre 2010, le même Philippe Lacube affirmait sur France 3 que 2 ours avaient été abattus en Haute-Ariège en juin : « ici en Haute-Ariège, il y a des gens qui ont fait le ménage ».

Ni les deux ours braconnés en Haute-Ariège, ni l'ourse Franska, écrasée sur une route n'ont été remplacés.

Le 14 décembre 2010, un membre de la Fédération transpyrénéenne des éleveurs de montagne (FTEM) lançait, avant l'annoce officelle du non remplacement de Franska en Béarn : « Pour le moment, on est calmes, mais si le lâcher est confirmé, ce ne sera pas la même musique ! ». Le lâcher n'a pas eu lieu mais pour le calme, on peut rêver.(Le Parisien)

La haine, les menaces et la politique de la terreur continuent

6 septembre 2011 - France 3 Midi-Pyrénées met en ligne une vidéo de l'interview de Véronique Estrémé, coprésidente de l'ASPAP : "Oui, je le dis, je le dis haut et fort : c'est vrai, il va y avoir peut-être, certainement… l'ours risque d'être tué"

2 septembre 2011 - Bruno Besche-Commenge à propos des loups en Ariège : « En Ariège, on a déjà eu très ponctuellement des attaques dans la zone limite des Pyrénées-Orientales. L'année passée, on en a eu une dans la zone limite de l'Andorre. On n'a pas trop communiqué là-dessus, pour de multiples raisons » ( Dans les Pyrénées, « il » n'a pas que des copains »)

31 août - Philippe Lacube : "Ca va se passer comme en haute Ariège. C'était le lieu le plus prédaté des Pyrénées, ça ne l'est plus depuis trois ans. Pas par l'opération du Saint-Esprit mais parce que des ours ont été tués". (Les anti-ours en colère menacent les ours d'un sort funeste)

26 août - l'ASPAP communique à propos du boycott de la concertation : "Ce soir l’administration reste seule à la table du Sous Préfet. Ce n’est pas avec elle, mais avec l’État, responsable de la situation, que le problème doit être réglé. Si l’État n’en est pas capable, le terrain saura s’en charger." (La Dépêche)

19 avril 2011 - Michel Estrémé, (le mari de Véronique Estrémé), éleveur à Sentein, président de l'association "Transhumance en Biros" et membre de l’ASPAP : “... avec l’ASPAP, il faudra prendre une décision un jour de voir comment on peut… régler un peu ce problème.” (JT 19/20 Midi-Pyrénées du mardi 19 avril 2011 à 19h00 :  0 min  55 sec.)

24 mai 2011 - Des menaces ont été proférées par Bruno-Besche-Commenge lors du conseil d’administration de l'ADDIP : « De toutes les vallées nous montent des bruits qu’ils en ont tellement marre que si l’ours est lâché ils agiront » (Tarbes-Infos, Louis Dollo). Dans le même article, Louis Dollo écrit : « Voilà des menaces à peine voilées qui laissent la place à toutes possibilités « avec une approche plus clandestine » où les associations ne pourront plus tenir leurs troupes, citant Philippe Lacube.

3 mai 2011 - Nouvel appel au braconnage de prédateurs lors de l’AG de l’ASPAP : Bruno Besche-Commenge : «Si vous voulez régler le problème du loup, ne comptez pas sur Dieu ou sur ses saints. Ne comptez que sur Saint-Boumboum» (La Dépêche du 2 mai : Les estives face à la peur du loup)

5 février 2011 - PAU - Philippe Lacube, président de l'ADDIP, a prévenu : « Si l'État veut mettre le feu aux Pyrénées, on ne lâchera rien. La guerre ne nous fait pas peur ! ». « La mobilisation reprendra plus durement si la réintroduction se fait. Et cet ours risque de disparaître de la circulation. Attention à ceux qui en voudraient, on a montré à Arbas ce qu'on savait faire ». Sources : La république des Pyrénées, Sud-Ouest, La Dépêche

4 février 2011 - Le 19-20 de FR3 Midi-Pyrénées :  « D’abord, attention les communes qui voudraient un ours. Quand une commune veut un ours, elle sait très bien que ce sont les autres qui vont en profiter. Donc attention à la lourde responsabilité que vous prenez, et nous serons attentifs à ça ». 

2 février 2011 - Les anti-ours promettent une mobilisation «crescendo » Il (Philippe LACUBE) promet une mobilisation allant crescendo jusqu'au lâcher et au-delà, y compris des tentatives d'obstruction de l'opération, et ce qu'il appelle des «visites » de mairies dans les communes réputées pro-ours. Il invoque ouvertement le précédent de 2006, quand le lâcher successif de cinq ours slovènes avait mobilisé des milliers d'anti-ours et suscité des heurts. Les anti-ours avaient maculé la façade de la mairie d'Arbas de sang de brebis. «On en fait un casus belli », assure Philippe Lacube. Source : 20 minutes

19 décembre 2010 - Bruno Besche-Commenge : "On prendra des mesures sur le terrain, y compris sauvages" (La Buvette)

22 février 2007 - LOUIS Dollo à propos de l’ourse Franska : “On y apprend que «durant près de trois heures de débat, de nombreuses idées ont été proposées dont celle d'éliminer Franska», les bergers ayant proposé de «l'envoyer en Pays Basque parce que les Basques ont un savoir faire». «Selon nos informations, il semble qu'une ou des solutions aient, en définitive, été trouvées mais les participants restent discrets sur la méthode ou les méthodes qui pourraient être adoptées…”

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Je vais prendre un peu de temps pour compulser les archives et compléter cette liste. Envoyez-moi vos contributions: nom, date, citation, source, lien éventuel. Merci.

 

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