Le Parc National des Pyrénées vise Louis Dollo en plein coeur

Règlements de comptes entre Louis Dollo et le Parc National des Pyrénées ou les conséquences de l'agressivité d'un "petit chien de salon". Voilà qui nous promet un bel avenir !

Les dégâts d’ours sont indemnisés, convenablement. Pas assez pour les éleveurs et pas assez souvent. Pourtant, les indemnités sont bien plus élevées que le prix du marché.  Les autres dégâts : chutes, dégâts ou peurs de chiens errants ne le sont pas. Et là se situe le problème. L’intérêt est fort de “charger” l’ours pour éviter les pertes et récupérer un maximum.

Louis Dollo, guide de pays et chroniqueur "Nature" chez Kairn et quelques canards locaux, communique régulièrement sur les dégâts non reconnus officiellement, sur l’incompétence des agents de l’Etat, sur “le bénéfice du doute” qui ne serait pas appliqué.

Plusieurs tentatives d’escroqueries

L’épisode rocambolesque des veaux d’Aston

En août 2006, Quatre veaux sont retrouvés morts dans le massif d'Aston, en Haute-Ariège. Philippe Lacube ne décolère pas dans AriègeNews (07/09/2006) : «Les ours s’attaquaient aux brebis, jusqu’à présent. Les éleveurs ont redescendu préalablement les troupeaux d’ovins de leur estive? L’ours s’attaque donc à ceux qui restent : les bovins. Et après, quand les bovins ne seront plus là, à qui s’attaquera t-il, aux randonneurs ? »,« Quelques observateurs proposent de « retirer » l'ours Boutxy de la circulation.» L'ours Boutxy disparaitra mystérieusement en 2009, évaporé. 

L'Equipe Technique Ours avait vu juste. Les éleveurs, soutenus par l’ASPAP, tentent de discréditer les agents de l’Etat chargés du suivi et du contrôle des dégâts (ETO) : «Ils sont incompétents» déclaraient-ensemble presse locale et éleveurs. Les techniciens avaient pourtant décelé le problème de maladie et confié la détermination du diagnostic exact aux vétérinaires.

Quelques jours plus tard, en septembre 2006,Yves Guillot, préfet de l’Ariège remonte les bretelles de l’ASPAP.  La préfecture de l’Ariège rectifie, après autopsie des veaux d'Aston : “Les veaux d’Aston ont été victimes d'une maladie «de type charbon symptomatique» et non pas d'une attaque d'ours”. Ils ne seront pas indemnisés. ce n’est pas la première tentative d’escroquerie qui échoue. Chez les éleveurs, la haine de Boutxy et l’envie de revanche s’installe. Louis Dollo, lui continuera à rependre des rumeurs en 2007.

La planche à clous

En novembre 2008, un journaliste d’une webTV raconte qu’un montagnard lui explique “comment certains essaient d'obtenir des dédomagements de pertes avec une planche de parquet équipée de 5 fausses griffes d'ours permetant de faire croire à une attaque d'ours.

Les chevaux sont des ruminants

En août 2011, des dégâts « d’ours » sur chevaux Merens sont rejetés. Bruno Besche Commenge est linguiste, pas biologiste, mais quand même..., le stratège de l’ASPAP, commet un communiqué qui fait bien rire dans les facultés vétérinaires. « Après avoir été contacté par un éleveur, un zootechnicien est allé constater les blessures d’un cheval de mérens dans la vallée d’Orle. Les propriétaires du cheval ont jugé nécessaire de faire appel à ce professionnel, venu bénévolement, dans le but de connaitre la vérité, le constat établit par les vacataires de l’ONCFS, n’était pas suffisamment élaboré pour déterminer ce qui était arrivé à ce cheval. »

L’ASPAP a donc recours à un "zootechnicien, professionnel et bénévole". qui classe le cheval parmi les "grands ruminants" ! Ce zootechnicien est un expert, visiblement bien plus compétent que ces manches de fonctionnaires. L'ASPAP publiera un communiqué rectifiant l'erreur du zootechnicien.

Les 58 brebis d’Etsaut

Le Parc National des Pyrénées vise Louis Dollo en plein coeur

Le 18 septembre 2011, 58 brebis font le "saut de l’ange" et sont retrouvées mortes à Etsaut au-dessus des estives d'Yèse. La République des Pyrénées écrit : "La Cido n'a trouvé « aucun élément susceptible d'engager la responsabilité de l'ours » dans cet accident. Et pointait, au contraire, des « manquements » dans le gardiennage du troupeau de 1300 têtes, assuré par Bertrand Domengeus."

Le sang chaud de Louis ne fait qu’un tour. Et voilà que malgré ces grosses claques passées, malgré les démentis singlants, et ses problèmes de santé, Louis Dollo remet le couvert. Dans son canard favoris “Tarbes-Infos”, le pigiste pige tout mieux que tout le monde. Il publie en décembre 2011 un article virulent contre les agents du Parc National des Pyrénées. « Exercice de girouettes à la CIDO du Parc National ».

 

Il y en a pour tous le monde. Pour la CIDO : “La Commission d'indemnisation des dégâts d'ours du Parc National des Pyrénées est constituée d'élus « girouettes »  . « Les indemnisations de dégâts d'ours se font à la tête du client. » ; pour les agents du PNP : « Le niveau de compétence des agents de l'ONCFS et du Parc National est discutable et discuté pour réaliser des pseudo-expertises qui ne sont que des constats approximatifs que n'importe quel éleveur est capable de réaliser au premier coup d’oeil». Des experts vétérinaires, on l’a vu.

Il est intéressant de noter que Louis Dollo écrit « Si l'éleveur est sage, docile et discret, il a plus de chance d'être indemnisé que celui qui invite la presse. Ou alors, il faut que la profession agricole exerce de fortes pressions. » Pour ceux qui doutaient encore des pressions exercées sans cesse par les éleveurs. Voilà qui est écrit.

Il s’en prend aux membres de la commision, n’épargne que Jean-Marc Prim, « éleveur solitaire compétent au milieu de l'incompétence professionnelle de cette commission ». Il est furieux quand René Rose, maire de Borce déclare au journaliste de la république des Pyrénées « « Pour moi, l'ours n'y est pour rien. En plus, ces brebis n'étaient pas dans leur estive. Elles n'avaient rien à faire là » Et manque de s’étouffer quand la commission conclut : « Il a été décidé qu’il n’était pas imputable à l’ours du fait de l’absence de traces de prédation sur les brebis et sur le lieu du départ du dérochement, mais également de l’absence d’indices d’ours à proximité immédiate ».

Toute la mise en scène s’écroule. « Et pourtant, un jour, je l’aurai » doit-il penser après l’échec des veaux d’Aston et des chevaux de Merens. Sans cesse, sur le métier remettre son ouvrage ! En théorie, on apprend de ses erreurs. Pour le justicier pastoral, il s’agit d’une « décision purement idéologique ». un grand complot ! Puis viennent en vrac pour expliquer celui-çi : « un mouvement néo-fasciste aragonais », Europe-Ecolgie,  « l’écologie sectaire et punitive », la non application du « bénéfice du doute » et les obligations de l’Etat à assurer la protection des troupeaux. Il en viendrait presque à nationaliser le pastoralisme comme au bon vieux temps de la collectivisation des terres agricoles sous Staline. Faut dire qu'avec les subsides que le pastoralisme reçoit, c'est tout comme. L'Etat est devenu éleveur.

L’ours émissaire

Pourtant, le 20 décembre 2011, la commission CIDO se réunit à nouveau : « …. la Commission d’Indemnisation des Dégâts d’Ours du Parc national des Pyrénées rappelle qu’elle ne traite que les cas pour lesquels il y a un doute. Elle a constaté qu’il n’y avait pas de faits nouveaux pour ce dossier. Cependant, considérant les incidences économiques désastreuses pour certains éleveurs et compte tenu de l’absence de certitude de la non responsabilité de l’ours, la commission a décidé d’indemniser ce dégât ».

Victoire, les 58 brebis seront indemnisées ! Et bien non. Louis n’est pas content. La haine des fonctionnaires reprend le dessus. Ce n’est pas le bénéfice du doute qu’il veut, même en absence de doute ! Il veut l’ours émissaire, sur la place publique, sur un char, comme au temps des montreurs d'ours.

Les membres compréhensifs de la CIDO deviennent donc des « girouettes », « inconscientes ». Ce qui ne passe pas, c’est que les tentatives d’escroqueries grosses comme des camions de transhumance soient révélées au grand jour.

Le : « Au cours de l'examen approfondi de ce dossier, la commission s'est rendu compte qu'il va falloir sérieusement se pencher sur le gardiennage en présence ou en dehors de la présence de l'ours et ceci pour améliorer le suivi des troupeaux en estive » lui reste en travers de la gorge.

Et le communiqué de presse enfonce le clou : « Au cours de l’examen approfondi de ce dossier, la commission s’est rendu compte qu’il va falloir sérieusement se pencher sur le gardiennage en présence ou en dehors de la présence de l’ours et ceci pour améliorer le suivi des troupeaux en estive ». Injure suprême que de contester la probité pastorale ! « Moi mentir ? Mais je vous jure Madame ! » aurait-on dit dans « La vie est un long fleuve tranquille ».

Alors Louis Dollo crache sur le Parc National. Il en veut au président Berdou qui dénonce les manœuvres ultrapastorales : « Il ne faut pas faire endosser à l'ours l'assurance tout risque de ce qui se passe là-haut, de l'incurie et de l'irresponsabilité de certains. Après tout, il existe des assurances. » Déconfit, Louis Dollo lâche un : « On croit rêver ». C’est une expression qu’il utilise souvent. C’est vrai qu’il aime prendre ses rêves de remboursement pour des réalités.

Enfin, il conclut en reprenant une des critiques de Jean Lassalle, avec qui il partage la haine du Parc National qui « a tous les pouvoirs. »

On aurait du en rester là. Mais c'était sans compter sur le droit de réponse que le Parc National à envoyé à Kairn, qui avait repris, comme toujours, les écrits, même les plus ridicules, les plus manipulateurs et les plus anti-environnementaux de son responsable de rubrique Nature. Je connais des sites d'Alpinisme qui ont arrêté de reprendre les actualités du flux RSS de Kairn pour cet extrémisme anti prédateurs et anti vautours.

Le Parc National des Pyrénées publie un droit de réponse

Texte intégral - Le président du Parc national des Pyrénées, le président de la commission d’indemnisation des dégâts d’ours du Parc national des Pyrénées et le directeur du Parc national des Pyrénées tiennent à réagir avec vigueur aux propos fallacieux et infamants tenus par Louis Dollo dans son article du 23 décembre paru sur Kairn.com. Cet article met en cause les gardes du Parc national, le fonctionnement de la commission d’indemnisation des dégâts d’ours et, personnellement, certains membres de cette commission. Les propos tenus sont inacceptables, les faits approximatifs, les interprétations orientées et les analyses entachées d’un manque d’objectivité flagrant.

La réalité des faits

Le lundi 18 septembre au soir, Bertrand Domengeus contacte les gardes du secteur d’Aspe car il soupçonne un incident important sur son troupeau qui est éparpillé avec des bêtes blessées. Ces derniers montent sur l’estive le mardi matin et passe la journée avec le berger à chercher les brebis concernées. Huit constats sur bêtes blessées ou mortes seront réalisés. Le sol est partiellement couvert de neige, ce qui facilite la recherche d’empreintes.

A la descente de l’estive, les gardes reçoivent un appel du berger de l’estive voisine. Il a trouvé une trentaine de bêtes de M. Domengeus au pied d’une barre rocheuse, mortes pour la plupart, sur son estive. Le mercredi, les gardes remontent donc constater les faits sur place, en compagnie des bergers. Ils remonteront à nouveau le jeudi compléter les observations avec les dernières bêtes retrouvées disséminées entre la falaise et la cabane de M. Domengeus.

Au final, il s’agit bien de 58 brebis mortes et 51 blessées pour les évènements du Moundaut. L’ensemble de ces brebis ont été examinées ou autopsiées, une à une, en présence du berger. La chronologie est néanmoins un peu plus complexe que voudrait le faire croire Louis Dollo et l’implication des agents du parc national est forte quand à la recherche des victimes.

Situées à près de 5 kilomètres à vol d’oiseau des dernières empreintes d’ours, les carcasses ne semblent pas présenter de traces de prédation. Quelques éléments interpellent tout de même les agents, qui sollicitent de ce fait les conseils de vétérinaires. Il ressort qu’une trace de morsure provient d’un petit chien, et que les marques observées sur la peau sont dues au substrat rocheux, particulièrement coupant sur le secteur. En l’absence complète d’éléments plaidant pour une prédation, les gardes concluent le rapport par une cause de la mort indéterminée. Le dossier est de ce fait transmis à la Commission d’indemnisation des dégâts d’ours.

Il s’agit de la procédure normale des dossiers indéterminés puisque la commission d’indemnisation des dégâts d’ours est seule compétente pour les traiter.
 
Les gardes mis en cause par Louis Dollo
 
Le Parc national des Pyrénées a compétence pour indemniser les dégâts d’ours sur son territoire et, pour ce faire, ses agents réalisent des constats et non des expertises comme le laisse entendre Louis Dollo.

Considérer que les agents du Parc national des Pyrénées n’ont pas les compétences pour assurer les constats de dégâts d’ours est tout simplement mensonger. Les gardes ont tous suivi des formations rigoureuses leur permettant de mener à bien ces constats : techniques d’autopsie, description des blessures, en particulier celles dues à l’ours, recherche et identification des indices d’ours…

Il est par conséquent faux d’affirmer que tout un chacun est capable de réaliser ces constats. Par ailleurs le secteur d’Aspe est un secteur régulièrement concerné par les attaques d’ours et, loin d’être théorique, la formation est mise en application chaque année sur le terrain, certains des gardes ayant plus de dix années de pratique. Il faut ajouter que sur le constat incriminé, compte tenu du nombre de brebis concernées par le dérochement, cinq gardes étaient présents, trois jours durant. Des analyses complémentaires ont été sollicitées, des visites sur l’ensemble des estives voisines organisées, afin de disposer du maximum d’éléments permettant la résolution du dossier. Contrairement à ce qu’affirme Louis Dollo, le constat a été remis au berger, comme l’ensemble des constats réalisés en 2011. Au final, ni le berger, présent lors du constat, ni les éleveurs n’ont contesté la qualité du travail. Bien au contraire, ce dernier a été unanimement salué, y compris par la profession agricole, sauf par Louis Dollo, qui n’était pas là ces jours là pour juger.
 
La Commission d’indemnisation des dégâts d’ours mise en cause…
 
Les personnes incriminées par Louis Dollo sont issues et désignées par le conseil d’administration du Parc national des Pyrénées de façon tout à fait démocratique. Chacune de ces personnes est reconnue et respectée, chacune dispose de compétences variées, et c’est cette diversité qui fait la richesse des analyses, des échanges et la pertinence des positions. Mettre en avant, comme le fait Louis Dollo, que ces personnes ne seraient pas compétentes parce qu’elles ne sont pas éleveurs (sauf un des membres) est stupéfiant ! Il faut peut-être, pour mieux comprendre, expliquer comment fonctionne une commission d’indemnisation des dégâts d’ours.

Remettre en cause la probité des personnes qui constituent la commission d’indemnisation des dégâts d’ours du Parc national des Pyrénées est outrageant !
 
Les réunions de la commission d’indemnisation des dégâts d’ours se déroulent en deux phases. La première comprend les cinq membres de la CIDO et diverses personnes invitées. Ces invités sont présents pour nourrir la commission de leurs analyses des cas examinés. Ainsi, ils représentent :

  • le monde agricole et pastoral (Chambres d’agriculture, Centre départemental de l’élevage ovin d’Ordiarp, Association des éleveurs transhumants des 3 vallées…),
  • le territoire (Institution patrimoniale du Haut-Béarn)
  • et l’administration (Préfectures, Directions départementales des territoires, Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement, Office national de la chasse et de la faune sauvage…).

Les dossiers incertains sont alors présentés à l’ensemble des personnes présentes par l’agent constatateur, qui répond aux questions de l’assistance.

Une fois l’ensemble des dossiers présentés, les personnes invitées se retirent, et seuls les membres stricto sensu de la commission délibèrent alors sur chaque dossier, L’objet de la commission n’est pas de définir ce qui s’est passé mais bien de décider, ou non, de l’indemnisation des pertes au titre de l’ours.

La collégialité est un élément important de la CIDO. Chacun de ses membres est issu du territoire, connaît la montagne et s’est investi, à sa manière, dans la vie publique des vallées. Il ne leur est pas demandé d’être éleveur ou berger, mais d’écouter l’ensemble des éléments et des avis, puis, en leur âme et conscience, de statuer collectivement sur les dossiers. Leur légitimité provient de leur rôle de maire, de conseiller général ou de représentant de la société civile ; elle est le fruit de la démocratie. La mise en cause par Louis Dollo de cette légitimité est pour le moins surprenante…
 
… ou bien ses membres
 
Louis Dollo fait tenir des propos à Mr Aubry qui sont inexacts. Voilà ce que dit Mr Aubry en réaction :

«  J’ai bien rencontré Louis Dollo il y a deux hivers à Cauterets. Nous avons effectivement échangé sur l'ours (celui du Lisey , et les dégâts subis par un éleveur Cauterésien l'été précédent... (dégâts indemnisés par la CIDO à l'époque! ). Je lui ai dit que les éleveurs n'étaient plus légion à Cauterets, que l'enjeu y était moins marqué que dans certaines autres vallées. Sortie de son contexte, cette prétendue citation semble indiquer que "je me fiche" de ce qui se passe à la CIDO... Ce point me semble bien diffamatoire, tout comme le fait que je suis coutumier de la contestation ... alors que je n'ai jamais eu affaire à Louis Dollo ! »
 
Une lecture des textes de loi toute personnelle
 
Louis Dollo fait référence au code rural (article L113-1). Cependant il a une interprétation très personnelle de ce texte qui ne correspond nullement à la réalité.

En effet, Louis Dollo indique que ce texte de loi « impose » à l’Etat « d’assurer la pérennité des exploitations agricoles et le maintien du pastoralisme, en particulier en protégeant les troupeaux des attaques du loup et de l’ours dans les territoires exposés à ce risque ». Or, cet article stipule en fait que « le Gouvernement (…) s’attache à assurer la pérennité des exploitations agricoles et le maintien du pastoralisme, en particulier en protégeant les troupeaux des attaques du loup et de l’ours dans les territoires exposés à ce risque ». Cela s’est traduit, depuis des décennies, par le soutien au pastoralisme (héliportages, liaisons radio, etc…), par le financement jusqu’à 100% des moyens de protection contre les prédations (gardiennage, chiens, clôtures…) ou encore par l’indemnisation des dégâts de grands prédateurs. Louis Dollo songerait-il à nier cet état de fait tout en exigeant, dans le même temps, l’indemnisation ? Drôle de contradiction…
 
Le réexamen du dossier en CIDO, et les conclusions qu’en tire Louis Dollo…
 
Tout constat de dégât d’ours peut faire l’objet d’un recours du propriétaire ou du berger, si ceux-ci ne sont pas d’accord avec la conclusion apportée par les gardes ou la CIDO. Depuis la création du Parc national des Pyrénées, tous les recours déposés par les éleveurs devant la CIDO ont été examinés. Le cas du Moundaut ne fait pas exception à la règle. C’est donc de façon tout à fait normale que le dossier a été examiné à nouveau, à la demande des bergers et propriétaires, lors de la CIDO du 20 décembre.

Les éléments du constat ont été à nouveau exposés aux cinq membres de la CIDO et aux invités présents. Les soutiens aux éleveurs ont été versés au dossier, le tout dans une ambiance beaucoup moins dogmatique que ne le note Louis Dollo. Fort de tous ces éléments, la commission a délibéré, comme indiqué dans le communiqué de presse qui l’a suivie.
 
De cette délibération, Louis Dollo tire des conclusions pour le moins surprenantes : glorification de la pression en tant que « lobbying (…) salutaire dans un système démocratique », éléments incomplets apportés par des gardes « dogmatiques », disparition de « l’inconscience de la commission d’octobre »… Autant d’assertions sans argument mais à l’indélicatesse consommée.
 
L’amalgame avec la charte du parc national
 
Faire l’amalgame entre la commission d’indemnisation des dégâts d’ours et les éventuelles commissions qui pourraient être constituées en application de la charte du Parc national est tout aussi tendancieux. Cela manque d’objectivité et ne correspond à aucune réalité.

Plutôt que de plaider à charge un journaliste (NDLB : Louis Dollo n'est pas plus journaliste que moi) n’est-il pas censé relater des faits avérés et vérifiés ? Contrairement à ce qu’affirme l’article, un fonctionnaire n’est pas un militant. C’est un fonctionnaire avant tout qui agit en fonction des directives qui lui sont données. Chacun appréciera où est le militantisme.

Pour conclure son propos, Louis Dollo en appelle à la vigilance du territoire, et en particulier à celle des éleveurs, dans le parc national et à plus forte raison dans son cœur. Pourtant, le Parc national des Pyrénées soutient depuis sa création le pastoralisme. Il n’a cessé de renforcer sa politique en la matière. Pour exemple, depuis 2006, plus de 800.000 € d’aides aux projets agricoles et pastoraux (cabanes, aménagements pastoraux, mécanisation…), montant auquel il convient d’ajouter 1.000.000 € en mesures agri-environnementales territorialisées, apportés grâce à l’investissement important du parc national. Est-ce de ce bilan du soutien du parc national au secteur agropastoral dont Louis Dollo se plaint ?
 
Il est facile, par la manipulation des mots et des idées, de modifier les faits et les dires et comme le conclut Louis Dollo dans son article « voila qui nous promet un bel avenir … ».
 
Louis Dollo répond. Je vous passe les détails. sauf ceux-çi qui vallent une poignée de “croquettes Grognokiki, l’aliment du quadrupède ravi” :

  • Nous n’avons jamais mis en cause la compétence des gardes mais, connaissant les lieux et la localisation observée de l’ours avec très probablement les mêmes informations que les gardes,  nous avons émis des doutes sur l’appréciation de la responsabilité ou non du plantigrade”. Mauvaise foi ou manque de c…
  • Je peux même préciser que pour certains gardes, leurs notions d’anatomie des caprins et des ovins sont tout à fait originales”. peut-être ont-ils été formé par le zootechnicien bénévole de l'ASPAP, allez savoir ?

 

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