Randonner à cheval : Au loup ! A l'ours !

Dans le n°44 de "Randonner à cheval", Pierre Miriski reprend dans son éditorial le courrier d'un lecteur apeuré à propos d'une éventuelle rencontre entre randonneurs et prédateurs et celui de Monsieur Savignol, éleveur de chevaux merens en Ariège, au Haras Picard du Sart. Une enquête s'impose !

Extrait de l'éditorial de Randonner à cheval :

Randonner à cheval n° 44 : Au loup ! A l'ours ! L'enquête après la rédaction
Randonner à cheval n° 44 : Au loup ! A l'ours ! L'enquête après la rédaction

 "Deux courriers reçus récemment viennent de nous interpeller sur un sujet inattendu :

  • Un lecteur nous interroge sur la problématique du loup : “J’aimerais avoir des informations sur le loup en montagne : risques lors de bivouacs. Le loup attaque-t-il les chevaux ? Comment remédier à ces risques ? ”
  • Puis un éleveur de Mérens (le haras Picard du Sant) communique sur la mort d’un de ses chevaux et les graves blessures de deux autres. L’ours a été reconnu comme le prédateur responsable de ces attaques. Et certains s’interrogent sur la poursuite des transhumances.

Peut-on se poser des questions, voire s’inquiéter du développement des populations d’animaux sauvages, potentiellement, voire réellement, dangereux pour nos équidés et la circulation des randonneurs ?

Nous ne manquerons pas de mener l’enquête mais, dès maintenant, que ceux qui auraient une expérience sur ce sujet n’hésitent pas à nous en faire part….

La communication de l'éleveur et la réalité

La Buvette des Alpages a fait sa petite enquête auprès de la DDT 09 : « Concernant les chevaux Mérens du haras Picard du Sant, les conclusions du constat étaient effectivement que l’origine des blessures et/ou de la mort des animaux était indéterminée. L’animal mort n’avait pas été prédaté .

LBDA : La Dépêche écrit : "Cet animal présentait des plaies multiples sur l'ensemble du corps. Cependant, aucune de ces plaies n'est caractéristique d'une attaque par un grand prédateur. Par ailleurs, la recherche d'indices de présence d'ours à proximité du dommage est restée vaine." Quelle est la cause de la mort du cheval merens ?
« Les techniciens de l'ONCFS n'e sont pas là pour identifier la cause de la mort mais pour étudier la possibilité d’une prédation. Les blessures des chevaux pouvaient être causées par l’environnement naturel. Mais l'ONCFS n'a pas pu l’étayer à partir d’éléments matériels. D’où la conclusion d'une cause de mortalité indéterminée. »

LBDA : Ce dossier a été étudiée en Préfecture, lors de la commission annuelle ?
« Oui, comme la plupart (voire tous) des dossiers indéterminés en zone à ours en Ariège, il a été payé au bénéfice du doute. Le doute bénéficie toujours à l’éleveur. »

La Buvette des Alpages s’est procuré le compte-rendu de la commission qui a décidé d’indemniser ce cheval. Il apparaît clairement qu’il n’y avait aucune trace d’attaque ni de consommation, et que l’indemnisation est intervenue en application « large » du principe du bénéfice du doute.

Il est donc faut d'écrire que "L’ours a été reconnu comme le prédateur responsable de ces attaques". Les seuls à dire ça sont les dirigeants de l'ASPAP.  De plus, on peut rassurer le lecteur du magazine : il n'y a pas lieu d’évoquer un quelconque risque pour les chevaux, a fortiori pour les randos équestres dans les Pyrénées.

Ours_merens_chavignol

Dans son éditorial, Pierre Miriski déclare : "Nous ne manquerons pas de mener l’enquête". C'est dommage qu'il avance des "vérités" et qu'il envisage seulement de les vérifier ensuite !

Ainsi, dans un communiqué de l'époque, l'ASPAP titrait "Les ours s'en prennent aussi aux grands ruminants". Bruno Besche-Commenge, le fin stratège et linguiste de l’ASPAP, sachant qu'il n'a pas de compétence pour faire une expertise écrit : « Après avoir été contacté par un éleveur, un zootechnicien est allé constater les blessures d’un cheval de mérens dans la vallée d’Orle. Les propriétaires du cheval ont jugé nécessaire de faire appel à ce professionnel, venu bénévolement, dans le but de connaitre la vérité. Le constat établit par les vacataires de l’ONCFS, n’était pas suffisamment élaboré pour déterminer ce qui était arrivé à ce cheval. »

Un zootechnicien, professionnel et bénévole qui classe le cheval parmi les grands ruminants...

Lire à la Buvette

Voilà de quoi faciliter l'enquête de Monsieur Miriski de "Randonner à cheval".

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