Des tirs de prélèvement autorisés dans les Hautes-Alpes

Après les mesures prises dans le Var, Jacques Quastana, préfet des Hautes-Alpes a ordonné, par arrêté du 24 août, la mise en oeuvre d’une nouvelle opération de tir de prélèvement d’un loup sur trois communes des Hautes-Alpes : Agnières-en-Dévoluy, Saint-Etienne-en-Dévoluy et Saint Disdier-en-Dévoluy.

Le Pic de Bure de Superdévoluy
Le Pic de Bure de Superdévoluy (photo Philippe Cottet)

Ce tir pourra avoir se dérouler « de jour comme de nuit, entre le 27 août et le 26 septembre 2012, dans la mesure où les troupeaux demeurent dans des conditions où ils sont exposés à la prédation du loup ».

Pourtant, d’après une note du ministère faisant le point sur les constats de dommages aux troupeaux au premier semestre 2012, la prédation semblait pourtant être en forte baisse sur le département fin juillet: 14 constats contre 67, 52 victimes contre 318, à la même date en 2011.

La préfecture des Hautes-Alpes évoque 18 attaques qui seraient survenues depuis le 1er juillet où la responsabilité du loup « n’a pas pu être écartée» et « ayant entraîné la mort ou blessure de 130 ovins malgré la mise en place de mesures de protection de troupeaux, d’effarouchement du loup et de tirs de défense ». (Le préfet des Hautes-Alpes avait déjà autorisé dans un premier temps une mesure de tirs de défense sur 3 communes du Dévoluy.)

Pas favorables au patou

Et dans la presse ? "L'alpage de Lèche qui a été le théâtre de cette 1ère agression de l'année 2012 — alors que deux ont été menées en 2011 sur le même secteur — est à deux heures de marche environ du village. Si Patrick Michel dispose de patous, des chiens de défense, à proximité de sa bergerie où il garde 160 brebis, il n'y en a pas sur l'alpage de Lèche. "Là-haut, il n'y a que le parc de nuit ; les autres éleveurs du groupement ne sont pas favorables au patou" précise-t-il."

 

 

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