Gestion du loup : le tir de défense

Tir de défense

L’objectif du tir de défense est d’empêcher l’attaque immédiate du troupeau par le loup. Il est limité aux pâturage mis en valeur par l’éleveur ou le groupement pastoral. Il est réalisé à proximité du troupeau concerné.

Un éleveur détenteur d’un permis de chasse validé peut être autorisé en dernier recours à réaliser un tir de défense, lorsque la protection du troupeau et l’effarouchement n’ont pas suffit à empêcher les attaques de loup. Seule l’arme à canon lisse peut-être utilisée. Toutefois, lorsque les conditions de sécurité sont favorables, le préfet peut autoriser l’utilisation de toute arme de 5ème catégorie. Le tir peut être létal (mortel).

La tendance actuelle est à la simplification des conditions de déclenchement du tir de défense en raison de l’état de conservation favorable de la population de loups, de la faible probabilité de réussite de ces tirs et de l’intérêt de favoriser un comportement craintif du loup à l’égard des troupeaux domestiques et de l’homme.

En 2011 et 2012, les conditions de déclenchement du tir de défense sont les suivantes : 
 

  • protection effective du troupeau (si techniquement possible) ; 

  • effarouchement réalisé pendant 7 jours ; 

  • au moins deux attaques de loup ont été constatées sur le troupeau depuis le 1er mai 2009,
  • ou au moins une attaque a été constatée depuis le 1er mai 2011.

Ce tir est autorisé pendant toute la durée de la présence du troupeau attaqué dans les territoires soumis à la prédation du loup, en dehors des réserves naturelles nationales et du cœur des parcs nationaux.

Il est suspendu automatiquement pendant 24 H si il y a eu destruction d’un loup, afin de s’assurer du respect du plafond de destruction fixé à 6 loups en 2011/2012. Sa mise en œuvre reste conforme aux conditions générales de sécurités précisées par l’ONCFS. L’effarouchement demeure possible en complément du tir de défense.

Les opérations de destruction (tirs de prélèvement) ne peuvent intervenir que si les mesures de protection des troupeaux, le recours à l’effarouchement puis la mise en place de tirs de défense ne constituent pas une solution satisfaisante pour prévenir ces dommages.

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