Entre faune et troupeaux : prévenir la transmission des maladies

Une thèse vétérinaire réalisée dans le Parc national des Écrins recense les principaux facteurs de risque liés à la transmission de maladies entre grands ongulés et cheptels domestiques en alpage.

Un travail remarqué, assorti de fiches d'information et de prévention.

Ongulés sauvages et domestiques en alpage. Risque de transmission de maladies et mesures de prévention (Parc national des écrins)
Ongulés sauvages et domestiques en alpage. Risque de transmission de maladies et mesures de prévention (Parc national des écrins)

C'est un travail d'enquête et de synthèse des connaissances qu'a réalisé Justine Dervaux, désormais docteur-vétérinaire.

« Cheptel domestique et grande faune sauvage de montagne : risques liés à la transmission d'agents pathogènes et proposition de mesures de prévention dans le Parc national des Écrins » : tel est l'intitulé de ce travail, réalisé dans le cadre d'un partenariat entre le Parc national des Écrins et le pôle vétérinaire de l'Ecole Vetagro-Sup de Marcy-l'Etoile (anciennement Ecole nationale Vétérinaire de Lyon).

Il s'agit d'un véritable référentiel pour la prévention des risques de transmission de maladies en alpage.

Conduit sous la responsabilité de l'unité pédagogique « santé publique vétérinaire » de Vetagro-sup (professeurs Angeli Kodjo et Mars Artois), le travail était coordonné localement par le pôle « patrimoines » du service scientifique du Parc national (notamment Gilles Farny, chargé de mission faune et Michel Bouche, technicien patrimoine et vétérinaire de formation) en lien avec Thierry Durand, directeur-adjoint du Parc national... également vétérinaire de formation.

Cette thèse a été réalisée en partenariat avec les laboratoires départementaux d'analyses vétérinaires 05 et 38, les fédérations régionales des groupements de défense sanitaire (FRGDS PACA et Rhône-Alpes) et l'Office national de la chasse et de la faune sauvage.

Elle établit une synthèse des connaissances en épidémiologie environnementale vétérinaire dans ce domaine particulier et précise les principaux facteurs de risques liés à la transmission de maladies d'élevage entre grands ongulés et cheptels domestiques.

Mené dans un souci d'objectivité, de clarté et de rigueur scientifique, ce travail a reçu les félicitations du jury, lors de la soutenance de thèse qui s'est tenue le 21 décembre 2012 à Vetagro-Sup-Lyon.

L'auteure a réalisé une synthèse bibliographique et mobilisé un collège d'experts vétérinaires pour définir les grilles d'évaluation des principales maladies. Elle traduit les grandes conclusions de ses travaux dans des fiches techniques de vulgarisation, actualisables, facilement compréhensibles et applicables sur le terrain. Ces dernières associent données scientifiques, actualité sanitaire et mesures concrètes de prévention.

Avec Anne-Lise Macle, graphiste au service communication du Parc national, elles ont organisé une mise en page claire qui aide à la compréhension de ce sujet ardu mais tout à fait essentiel pour prévenir la transmission des maladies entre les troupeaux et la faune sauvage.

Source : PN des Ecrins

 

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