Un deuxième loup abattu dans les Alpes-Maritimes

Suite à l’arrêté autorisant une opération de tir de prélèvement de 2 loups pris 5 août dernier, un loup a été tiré lundi 19 août dans la soirée sur le commune de Belvédère, dans les Alpes-Maritimes. Il a été blessé mais néanmoins considéré comme mort même si sa dépouille n’a pas encore été retrouvée.

L'association FERUS a demandé des explications à la DDTM des Alpes-Maritimes concernant le contexte de ce tir.

FERUS: Quelles ont été les circonstances de ce tir (heure, distance de tir)?
Lundi 19 août à la tombée de la nuit, un des participants observe un loup alors qu’un 2ème en voit trois. L’un d’eux tire d’environ de 80m de distance. Les trois loups prennent alors la fuite, le loup blessé fuyant sensiblement plus lentement que ces deux congénères après avoir marqué l’impact. Il est alors constaté, après contrôle, des traces de sang à l’endroit où se trouvait le loup au moment du tir.

FERUS:Qui a effectué le tir (agent ONCFS, chasseur, lieutenant de louveterie)?
Le tir a été effectué dans le cadre d’un tir de prélèvement sur la commune de Belvédère au lieu-dit Férisson. L’encadrement technique de la mission de ce jour a été assuré par l’ONCFS, assisté sur le volet opérationnel par un lieutenant de louveterie et une équipe de deux chasseurs. Le tir a été réalisé par un des deux chasseurs, agréé par le préfet pour participer à de telles opérations.

FERUS:Est-ce que ce loup a été tué dans le cadre d’une battue ou d’un affût?
Affût à proximité d’un troupeau subissant régulièrement de la prédation.
Quels sont les moyens qui ont été mis en oeuvre pour le retrouver après le tir (chien de sang)?
Les conditions de visibilités étant mauvaises du fait de la tombée de la nuit, le dispositif a donc été levé. Dès le lever du jour une recherche a été entreprise avec un chien « de sang» mais est restée sans résultats en raison des précipitations nocturnes qui ont lessivé les sols et effacé les traces.

Selon la préfecture, si l’on ajoute la louve tuée en juin à Duranus, cela porterait à 2 le nombre de loups devant être déduits du plafond national. Pour FERUS : « c’est bien évidemment sans compter la louve retrouvée empoisonnée en janvier 2013 (déjà sur la commune de Belvédère) et les 5 louveteaux morts de faim suite au tir de leur mère, ce qui pourrait réévaluer ce chiffre à 8 loups, un record pour un seul département… »

D’autres opérations de tir vont être menées car l’arrêté en cours stipule qu’un 2ème loup peut être abattu avant le 5 septembre, date à laquelle l’arrêté prendra fin.

Source : FERUS

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