Pastoralosalafisme

Jusqu’auboutisme ariégeois

Bonrepaux excédéAugustin Bonrepaux est "excédé". Le président du Conseil général de l'Ariège en appelle au Président de la République. Dans une lettre rendue publique lundi, il demande à François Hollande le retrait des ours des montagnes d'Ariège "pour être reconduits en Slovénie ou cantonnés sur les communes d'Arbas et de Melles (Haute-Garonne) qui en ont fait la demande".


Monsieur le Président, Augustin Bonrepaux vous a fait une lettre, reprise telle qu'elle et sans commentaire ni critique de la part de la presse ariégeoise, papier comme Web. Il ne faudrait pas perdre subventions et commandes publicitaires de la part du CG.

Foix, le lundi 2 septembre 2013

« Monsieur le Président,

J’ai l’honneur d’attirer votre attention sur les graves difficultés que rencontrent les éleveurs transhumants du Couserans en raison de la concentration, sur ce territoire, des ours slovènes introduits par l’Etat. Je tiens à vous rappeler que le Conseil général de l’Ariège a toujours été opposé (NDLB: Augustin par contre a voté en faveur des réintroductions, je recherche la date, si vous pouvez m'aider...) à ces introductions car il était conscient qu’elles allaient compromettre toute l’économie de nos montagnes. Elles ont toujours été réalisées de façon détournée dans des communes de la Haute-Garonne où les ours ne séjournent pas, avec le soutien d’associations créées artificiellement grâce à l’aide financière excessive du Ministère de l’Ecologie.

Des avions entiers de touristes fuyent l'Ariège-Pyrénées
Des avions entiers
de touristes fuyent l'Ariège-Pyrénées sans y avoir dépensé leurs hauts salaires de parisiens (gros sâle air de parisien).

Cette année, plusieurs éleveurs ont redescendu leurs troupeaux découragés par la virulence des prédations après un hiver plus long et une montée en estive retardée d’un mois. (NDLB: L'hiver long, le printemps pourri, les innondations ? ce sont les ours!) Si cette situation perdure, c’est toute la vie économique de nos montagnes qui disparaîtra! Les équipements coûteux financés par le Département pour soutenir le pastoralisme seront totalement abandonnés et le tourisme disparaîtra aussi complètement car les randonneurs refusent déjà de s’aventurer dans les zones où ils craignent de rencontrer des ours. (NDLB : On est loin de la joie d'Henri Nayrou qui disait : « Je me réjouis, enfin, que les touristes puissent venir, cet été, dans une Ariège qui n'a pas rejeté les ours.) Ainsi, ces introductions, qui sont déjà un fiasco financier par les crédits excessifs engloutis par l’Etat, conduiront aussi à un fiasco économique en raison de l’abandon de tous les équipements et de l’ensauvagement de la montagne. (NDLB: On le voit venir: le bilan désatreux de son éternelle présidence s'expliquera à cause de... l'ours.)

Les associations qui vous écrivent pour défendre la présence des ours slovènes utilisent des termes scandaleusement mensongers pour masquer la réalité. Leurs membres, souvent peu nombreux et étrangers aux territoires de montagne, seraient bien incapables d’y vivre de leur travail. (NDLB: des étrangers qui n'en foutent pas une, des assistés qui ne sont pas des "territoires") Leurs attitudes constituent un véritable déni de démocratie car elles veulent imposer leur diktat aux habitants de la montagne, et contraindre les éleveurs et bergers à des conditions de vie et des pertes de revenus que ne tolèrerait aucune autre profession. (NDLB: Des revenus? Quels revenus?)

Aujourd’hui, le déficit de l’Etat justifie des économies qui devraient se traduire par la suppression de toute subvention à de telles associations. L’effectif de l’équipe de suivi, qui a fait la preuve de son incapacité à prévenir les prédations, pourrait aussi être considérablement réduit et limité à ce qui est nécessaire pour capturer les animaux du territoire ariégeois.

Pour que l’activité économique puisse se dérouler sereinement dans les montagnes d’Ariège, il est indispensable que les ours en soient retirés pour être reconduits en Slovénie ou cantonnés sur les communes d’Arbas et de Melles (Haute-Garonne) qui en ont fait la demande.

Je vous remercie pour toute l’attention que vous porterez à ce grave problème ».

Des copies de ce courrier ont également été destinées au Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault, et au Ministre de l’Ecologie et du développement durable et de l’Energie, Philippe Martin.

Cela les fera bien rire...

Augustin Bonrepaux « excédé » à déclaré à la Buvette qu’il continuait à réfléchir à d’autres solutions, j'y reviendrai...

Jusqu’auboutisme alpin

Pourquoi des cerveaux habitués au simplisme généralisé devraient-ils tenir compte de la complexité?

Des éleveurs des Alpes-Maritimes ont demandé dans une lettre ouverte - c’est la grande mode - le 2 septembre 2013 à François  Hollande « 24 prélèvements de loups avant vendredi ».  Ils veulent que soient prélevés avant vendredi les 24 loups autorisés pour la période 2013-2014 par le "Plan loup". Rien de moins. Les « faucons Iaka » ont encore de beaux jours devant eux. 

Pastoralosalafisme
Pastoralosalafiste

De qui s’agit-il? De la Fédération ovine des Alpes-Maritimes, de la Fédération des « acteurs ruraux », ex « Grand charnier », de « l'Association des éleveurs et bergers du Vercors Drome Isère » et de « Solidarité pastorale ». Ils ont indiqué attendre du président qu'il fasse -d’un claquement de doigt-  prélever « au minimum » la totalité des loups prévus par le plan.  S’il peuvent faire mieux en 96 heures, ils sont preneurs. Et aussi, temps qu’à faire, « accorder aux chasseurs... » qui trépignent d’impatience, « le droit de tirer des loups dans le cadre de leurs activités ».

« Excédés », eux aussi, mais prudents, ils espèrent des moyens à la hauteur de leur absurdité : « Si vous manquez de moyens pour parvenir au quota minimum de 24 loups, faites appel à l'armée pour porter assistance aux éleveurs en danger ». Leur connerie est sans bornes, ils « exigent des avancées significatives avant samedi », date à laquelle Flamby doit se rendre à Nice pour la cérémonie d'ouverture des Jeux de la Francophonie. Quel rapport ? Aucun, une simple allusion à ce qui va arriver au chef de l’Etat s’il n’obéit pas à ces éleveurs dont les fusibles fondent.

Rappelons que le loup et l'ours font bien partie, en France, des espèces dites « protégées ». Y at-il un psychiatre dans Lasalle pour apaiser ses éleveurs atteints de pastarosalafisme xénophobique?

Sources des articles dont question : France 3 Midi-Pyrénées et Le Parisien.

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