Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît

Audit : L’IPHB contre-attaque

Iphb-contre-attaque
Bras de fer - Conseillers généraux et régionaux ont boudé la réunion de l’Institution patrimoniale du Haut Béarn hier soir.

Mr Bayé
Mr Bayé

Aucun élu du département des Pyrénées-Atlantiques ou de la région Midi-Pyrénées n’a siégé le mardi 3 décembre 2013 au conseil de gestion de l’IPHB. Le président par intérim, François Bayé (l’autre, usé jusqu’au genou s’apprète à faire son entrée pédestre et triomphale à Paaaaris) proposait au conseil (juste une proposition) de débattre du “cahier des charges” de l’évaluation de l’IPHB… conduite par l’institution.

Nous n’irons pas à une réunion pour définir le cahier des charges d’une étude parallèle”, avait averti le conseil général Jean-Claude Coste, le bras de fer continue entre l’IPHB et l’un de ses principaux fournisseurs, le Département, sur qui la légitimité de conduire une étude d’évaluation sur les actions menées par l’IPHB entre 2007 et 2013.

“Pas un centime”

Pour l’heure, c’est le conseil général qui a la maîtrise d’oeuvre de cet audit, confié au cabinet Planète publique. Du côté de l’IPHB, on martèle qu’il est inscrit dans la charte que seule l’institution (via son conseil de gestion) peut assurer cette maîtrise d’oeuvre. Il est donc proposé hier de bâtir un cahier des charges pour un audit placé sous la responsabilité de l’IPHB, “comme le prévoit la charte”. Et que conseil général et Région devraient financer.

Ils pourront dire ce qu’ils veulent, rétorque Jean-Claude Coste. Ni le Conseil général ni la Région ne mettront un centime sur cette étude-là. Une étude a démarré. Ils refusent d’y participer. C’est dommage.” Un conseil syndical (l’instance exécutive de l’IPHB) devra voter à la mi-décembre sur l’opportunité de financer une “autre étude”. Par la seule manne des communes.

Source : La République des Pyrénées (papier).

Oloron, c’est Dallas !

Le feuilleton IPHB continue. Le scénariste fou de l’Institut Pas très moral du Haut-Béarn est un homme de talent qui ne manque pas d’audace.

  1. Ils respectent leur charte à la lettre, sans en ommettre un iota, sauf bien sûr quand il s’agit de l’ours (Lire Impossible de déroger à nos statuts, nos règles, nos fondements...)
  2. Pas question de permettre à quelqu’un “insensible aux charmes, aux finesses et aux subtilités de fonctionnement de la structure” de jeter un oeil sur la gestion et l’efficacité de la vénérable institution. Le linge sâle doit se laver (plus blanc que blanc) en famille: les différentes instances du grand machin.
  3. Un audit est en route. Tant pis pour les commenditaires régionaux et départementaux, tant pis pour ce maudit bureau de consultance, L'IPHB ne joue pas le jeu et ne coopère pas. Ils vont créer leur cahier des charges pour mettre en valeur leur bilan et ils osent demander à la région et au département, ces ingrats, de le financer.

"Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît." (Michel Audiard, Les tontons flingueurs)

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