Mort suspecte d'une louve dans les Alpes-maritimes

Mystérieux décès d'une louve à La Brigue

Mort suspecte d'une louve dans les Alpes-maritimesSamedi 11 janvier 2014, le cadavre d'une jeune louve a été découvert sous un pont, non loin de La Brigue (Alpes-maritimes). Pesant à peine 10 kg, l'animal était vraisemblablement né au printemps dernier. Au vu de son état de décomposition, il était mort depuis plusieurs jours.

De quoi ? L'incertitude actuelle provoque l'inquiétude de la préfecture qui a demandé aux différents intervenants de garder le silence sur cette affaire. Jointe hier, la sous-préfète Sylvie Cendre nie toutes consignes mais finit par admettre qu'il « n'était pas opportun de communiquer tant que les causes de la mort n'étaient pas connues ».  Et celles-ci ne le seront pas de sitôt. Il faudra attendre l'autopsie du cadavre placé en chambre froide au laboratoire vétérinaire départemental de Sophia Antipolis, puis le résultat des analyses de sang et de tissus. Le tout prendra plusieurs semaines.

Mort naturelle ou…

Dans l'immédiat, on peut écarter une collision avec un véhicule, faute de fractures osseuses. En l'absence d'impact de balle ou de projectile - comme le confirme Louis Bernard, patron départemental des gardes chasse - le tir d'un chasseur est exclu. Restent deux hypothèses, un décès naturel ou un empoisonnement. La première piste est a priori la plus vraisemblable, la mortalité des louveteaux de l'année étant importante en hiver. Les autorités espèrent la voir confirmée, tant ils redoutent la seconde possibilité. L'usage de poison met, en effet, en péril bien d'autres espèces animales et dans une moindre mesure l'homme.

... empoisonnement ?

Des bergers excédés ont publiquement menacé l'été dernier d'y recourir. Et il existe des précédents en Roya, Tinée ou Vésubie. En 2002, un jeune loup fut empoisonné aux environs de St-Martin-Vésubie.

En 2005, un éleveur de La Brigue fut condamné à deux mois de prison avec sursis pour avoir tué de la sorte un louveteau.

Dans cette commune, toujours en 2005, le chien d'une scientifique italienne était décédé après avoir avalé un appât toxique. Un aigle royal avait également trépassé. D'Isola à St-Sauveur, des renards et lérots avaient succombé. À l'évocation de cette liste non exhaustive, on comprend mieux les craintes de la préfecture.

Source : Nice matin

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