Ariège: Comment effaroucher les vautours ?

Article de la Fédération des chasseurs de l'Ariège FDC09

Vautours-décollageA la première détonation assez discrète succède une seconde beaucoup plus forte. La montagne renvoie l’écho du premier tir effectué avec une cartouche non létale à double détonation dans le cadre de la formation aux tirs d’effarouchement des vautours.

Le bruit sera-t-il suffisant pour effrayer les vautours qui se seraient massés non loin d’un troupeau ? « L’objectif de ces tirs est de voir ce que l’on peut faire en anticipation… Si c’est pour intervenir pour ramasser quelques os… » souligne Jean Guichou, le directeur de la fédération des chasseurs qui a apporté son soutien à l’opération. Pour lui, « au fond c’est le problème de la gestion des espèces protégées en France qui se pose. »

Les 25 éleveurs et lieutenants de louveterie participant à cette première session de formation soupèsent la fameuse cartouche à effarouchement. « Pour que cela soit efficace il faut tirer en l’air » précise l’agent de l’ONCFS qui met en garde les éleveurs, « le remède ne doit pas être pire que le mal. Attention de ne pas effrayer les troupeaux ou les animaux proches. » Et l’agent de l’ONCFS de rappeler la réglementation : fusil démonté ou en étui, chargement au dernier moment, obtenir le feu vert de la DDT avant le tir… Des consignes que tous les stagiaires titulaires du permis de chasse connaissent par cœur.

« Ces tirs d’effarouchement sont une étape incontournable pour traiter le problème de ces oiseaux protégés » explique Régis, l’un des participants. Les vautours, il connaît. Un veau du troupeau familial a été attaqué par les vautours en 2011. « À 7 h 30, le veau tétait sa mère. A 8 h 30, les vautours étaient dessus… Difficile de croire qu’il était mort avant. On verra si ces tirs sont efficaces. Si ça ne marche pas, cela permettra peut-être d’aller plus loin. »

Cette première session de formation au cours de laquelle, on a rappelé aux éleveurs le cadre réglementaire et appris à faire la différence entre les différentes espèces de rapaces devrait être suivie d’une ou deux autres. L’objectif est de constituer un maillage serré du piémont et du Plantaurel pour pouvoir réagir le plus vite en cas de retour des vautours.

Source : FDC09

 

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